Voyageurs internationaux: Ottawa précise les exigences bientôt en vigueur

OTTAWA — À compter du 22 février, les voyageurs entrant au Canada par avion ou par la frontière terrestre devront passer un test de dépistage à leur arrivée et un autre vers la fin de leur quarantaine. Seuls les voyageurs venus par avion devront séjourner dans un hôtel, à leurs frais, en attendant les résultats du premier test.

Le gouvernement fédéral a partagé vendredi quelques détails supplémentaires sur ces mesures visant à dissuader les Canadiens de voyager à l’étranger. 

Retour par avion

Depuis quelques jours, tous les vols internationaux sont redirigés vers quatre aéroports au pays – à Montréal, à Toronto, à Calgary et à Vancouver. Les hôtels pouvant accueillir les voyageurs devront être situés à moins de 10 kilomètres de ceux-ci.

La liste des hôtels participant à l’initiative du gouvernement fédéral n’a pas encore été dévoilée, mais des fonctionnaires fédéraux ont déclaré dans une séance de breffage technique que 6000 chambres devraient être disponibles à proximité de ces quatre aéroports à terme. 

Les voyageurs pourront réserver leur court séjour dans un de ces hôtels à compter du 18 février, au coût approximatif de 2000 $. 

Avant de monter à bord de l’avion, ils sont tenus – comme c’est le cas depuis le 7 janvier – de présenter le résultat d’un test de dépistage moléculaire datant d’il y a moins de 72 heures. Ils devront également inscrire leurs renseignements dans l’application ArriveCAN.

Une fois arrivés au Canada, les voyageurs devront passer un test de dépistage avant de quitter l’aéroport. Puis, ils séjourneront dans l’hôtel qu’ils auront réservé en attendant le résultat du test, ce qui pourrait prendre environ trois jours. 

Si le test est négatif, les voyageurs seront tenus de se rendre à leur résidence pour poursuivre leur période de quarantaine de 14 jours. Ils devront s’y rendre par leurs propres moyens, et cela pourrait nécessiter de prendre un vol intérieur pour se rendre à leur destination finale. 

Ceux qui auront un test positif seront relocalisés dans un centre choisi par lAgence de la santé publique, situé dans la même ville, pour le reste de la durée de la quarantaine, où leurs symptômes seront surveillés. Les coûts de ce séjour seront pris en charge par le gouvernement fédéral. 

Vers la fin de la quarantaine, soit au dixième jour, les voyageurs seront tenus de passer un troisième test de dépistage. Il n’est cependant pas clair comment le suivi se fera. 

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a soutenu que ce sera aux voyageurs de contacter les autorités sanitaires locales pour recevoir ce test. Or, un document d’information fourni aux médias indique le contraire. Les fonctionnaires du gouvernement ont dit qu’ils continuaient à travailler sur les détails.

Retour par la frontière terrestre

Les voyageurs qui entrent au Canada par voie terrestre seront eux aussi soumis à de nouvelles restrictions. Ils ne seront cependant pas tenus de séjourner à l’hôtel à leur arrivée. 

À compter du 15 février, tous les voyageurs, à quelques exceptions près, devront fournir la preuve d’un test de dépistage négatif réalisé dans les 72 dernières heures. Les contrevenants s’exposent à des amendes allant jusqu’à 3000 $, voire des poursuites au criminel.

Ils devront également partager leurs renseignements sur l’application ArriveCAN. 

Dès le 22 février, ils seront eux aussi tenus de passer un test de dépistage à leur arrivée à un poste frontalier terrestre. Cinq points d’entrée seront dotés de centres de dépistage sur place à partir de cette date et 11 autres s’ajouteront à partir du 4 mars.

Entre le 22 février et le 3 mars, les voyageurs arrivant à des points d’entrée sans centres de dépistage recevront deux tests à apporter à la maison et des arrangements auront lieu pour recueillir ces échantillons, ont déclaré les fonctionnaires fédéraux. 

Le troisième test de dépistage devra être fait également après 10 jours de quarantaine. 

Exceptions

Il y a des exceptions à ces mesures qui entrent en vigueur dans les prochains jours. 

Les travailleurs essentiels, comme les camionneurs et le personnel de la santé, ainsi que les populations transfrontalières seront exemptés des tests de dépistage exigés pour les voyages à la frontière terrestre. 

Il en va de même pour tous ceux qui auront la preuve d’un résultat positif de COVID-19 dans les 14 à 90 jours avant leur arrivée. Cette exemption ne s’appliquerait pas au-delà de 90 jours, l’immunité développée à ce virus étant incertaine après ce délai.

Des exemptions sont également à prévoir pour les voyageurs arrivant par avion. 

Le gouvernement fédéral a jusqu’ici refusé de dire clairement qui n’aura pas à payer 2000 $ pour un séjour à l’hôtel. Le premier ministre a dit que des exceptions pourraient être faites au cas par cas. Le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, a dit que ce pourrait être fait à la discrétion des agents frontaliers. 

Les fonctionnaires ont déclaré que la réponse viendra dans un décret, la semaine prochaine.

Laisser un commentaire