WestJet commande une enquête sur le harcèlement et les agressions au travail

CALGARY – WestJet a embauché la firme Ernst & Young pour qu’elle enquête relativement aux allégations de harcèlement et d’agressions en milieu de travail soulevées par plusieurs employés.

Le transporteur aérien de Calgary fait face à une poursuite d’une ancienne hôtesse de l’air, qui l’accuse de ne pas avoir enquêté adéquatement après qu’elle eut affirmé qu’un pilote l’avait agressée sexuellement.

Le chef de la direction Gregg Saretsky a indiqué par voie de communiqué que l’entreprise avait demandé à ses employés de rendre compte de toutes les présumées situations de harcèlement et d’agressions au travail. Certains d’entre eux ont répondu à l’appel et, à la lumière de ces informations nouvelles, WestJet a confié l’enquête à Ernst & Young.

M. Saretsky a mentionné que WestJet avait l’intention de se défendre devant les tribunaux, mais que l’entreprise «prenait au sérieux» les nouvelles allégations révélées par ses employés.

Ernst & Young examinera les procédures d’enquête et de rédaction de rapports du transporteur ainsi que ses pratiques pour assurer un milieu de travail sécuritaire et sans harcèlement à ses employés.

Une fois l’évaluation complétée, les recommandations seront rendues publiques, a assuré la porte-parole de WestJet, Lauren Stewart.

«Cependant, par respect pour la vie privée des individus identifiés ou décrits dans le rapport, nous ne publierons pas les sections du rapport impliquant nos employés et leurs informations personnelles», a-t-elle expliqué dans un courriel.

Selon Mme Stewart, lorsque l’entreprise a été informée de la poursuite, elle a immédiatement réexaminé les allégations et encouragé les employés à dénoncer tout comportement qui violerait ses politiques.

Aucune allégation n’a été prouvée en cour, mais l’ex-hôtesse de l’air Mandalena Lewis affirme dans une déclaration déposée à la Cour suprême de la Colombie-Britannique que WestJet n’a pas répondu adéquatement à un cas qui serait survenu lors d’une escale à Hawaï, en 2010.

Mme Lewis soutient qu’un pilote l’avait invitée à prendre un verre à sa chambre d’hôtel et c’est là que l’agression présumée serait survenue. WestJet, qui disait ne rien pouvoir faire, lui aurait recommandé de se taire pour respecter la vie privée du pilote.