Yuesheng Wang, accusé d’espionnage chez Hydro-Québec, reviendra en cour mercredi

LONGUEUIL, Qc — L’ancien employé d’Hydro-Québec accusé d’espionnage industriel au profit de la Chine comparaîtra pour son enquête sur cautionnement la semaine prochaine.

Yuesheng Wang, âgé de 35 ans, avait été arrêté lundi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). 

Il a comparu pour la première fois mardi, en Cour du Québec à Longueuil, par visioconférence depuis le quartier général de la GRC à Montréal, avec l’aide d’un traducteur. La Couronne s’est alors objectée, avec succès, à sa libération sous caution, craignant que l’accusé ne quitte le pays.

Lors d’une audience virtuelle, vendredi, les avocats ont convenu que l’enquête sur le cautionnement aura lieu mercredi et jeudi, en présence d’un traducteur en mandarin.

Le résident de Candiac, en Montérégie, est la première personne à être accusée d’espionnage économique en vertu de la Loi sur la protection de l’information. Il fait également face à trois chefs d’accusation en vertu du Code criminel: abus de confiance, utilisation frauduleuse et sans autorisation d’un ordinateur, et obtention d’un secret commercial par la tromperie, le mensonge ou d’autres moyens frauduleux.

La GRC allègue que M. Wang a mené au Québec des recherches pour des centres chinois et une université chinoise, et qu’il a publié des articles scientifiques et déposé des brevets auprès de ces institutions plutôt qu’auprès de son employeur, Hydro-Québec.

La police allègue également que l’accusé a utilisé des informations sans le consentement de son employeur, portant ainsi atteinte à la propriété intellectuelle d’Hydro-Québec.

Selon Hydro, M. Wang menait des recherches sur les matériaux de batterie, un secteur en plein essor, au Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie, à Varennes.

Les gestes à l’origine des accusations auraient été commis entre le 1er janvier 2018 et le 22 août 2022. Trois des quatre chefs d’accusation sont passibles d’une peine maximale de 10 ans de prison. L’accusation d’abus de confiance est passible d’une peine maximale de cinq ans.

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