10 destinations écoresponsables à visiter l’esprit tranquille

En cette ère où le simple fait de prendre l’avion est devenu gênant pour certains, le choix d’une destination qui cultive son esprit vert est d’autant plus approprié. En voici dix qui se distinguent par leur écoresponsabilité.

1. Bhoutan

Le dzong de Trongsa, au Bhoutan. Photo : Gary Lawrence.

Avec l’obligation, inscrite dans sa constitution, de protéger 60 % du territoire au bénéfice des générations futures, une faible densité de population et une économie industrielle peu développée, le Bhoutan est non seulement le seul pays carboneutre du monde, il est également le seul à être carbonégatif — c’est-à-dire qu’il absorbe plus de carbone qu’il n’en émet. En outre, cette petite monarchie himalayenne bouddhiste entretient des liens très forts avec l’environnement, limite le nombre de touristes annuels par l’imposition de tarifs uniques élevés et mise fort sur l’agriculture bio, qu’elle voudrait voir répandue à l’ensemble de ses récoltes en supprimant l’épandage de pesticides à la grandeur du pays, en 2020.

2. Costa Rica

Photo : Gary Lawrence

Précurseur mondial de l’écotourisme, le Costa Rica dispose de l’une des plus vastes proportions d’aires protégées au monde. Pas moins de 5 % de la biodiversité mondiale se retrouve dans ses 29 parcs nationaux et réserves — dont certains longeant ses 1200 km de côtes —, lesquels couvrent plus du quart de la superficie du pays. En outre, 98 % de l’électricité consommée sur son territoire provient de sources renouvelables, ce qui permet au Costa Rica d’espérer devenir carboneutre dès 2021.

3. Suisse

Photo : Pixabay

Au dernier classement bisannuel de l’Indice de performance environnementale de l’Université Yale, qui passe en revue les efforts de 180 pays en ce qui a trait à la mise en place (et à la mise en œuvre) de politiques visant à protéger l’environnement, la Suisse est arrivée bonne première. Pour arriver à départager les pays, les chercheurs tiennent notamment compte de la qualité de l’air et de l’eau, de la biodiversité et de la superficie des étendues vertes ainsi que du type d’agriculture pratiquée. Tout juste derrière la Suisse, le classement place la France, le Danemark, Malte et la Suède au sommet du palmarès, alors que le Canada arrive bon 25e, juste après la Grèce, Taiwan et Chypre. Lors du précédent classement, en 2016, la Finlande dominait ce palmarès, flanquée de près par ses voisins scandinaves.

4. Aruba

Photo : Freddie Boy sous licence CC BY-SA 2.0

Avec ses vents constants et un taux d’ensoleillement annuel très élevé (il ne pleut pratiquement jamais sur cet État néerlandais semi-autonome), la minuscule île d’Aruba, dans les Antilles, veut devenir le premier pays au monde à n’utiliser que des énergies renouvelables (éolienne et solaire en tête), en 2020. Au surplus, cette destination qui vit surtout du tourisme a complètement banni les sacs de plastique et les crèmes solaires (qui nuisent aux coraux) de son territoire.

5. Îles Galapagos, Équateur

Photo : iStockPhoto

Bien sûr, le simple fait de s’y rendre en avion grève pour plusieurs années la réserve de crédits carbone de quiconque. Mais en soi, cet archipel isolé de 19 îles figure à 90 % sur le territoire d’un parc national, et ce depuis 1959. Premier site naturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, les Galapagos sont également entourées d’une réserve marine qui s’étend à 40 milles nautiques au large. Après avoir été menacées par l’affluence de touristes, elles imposent désormais des quotas de visiteurs annuels (245 000) tout en multipliant les initiatives écoresponsables, comme l’aménagement d’hébergements verts et durables : à titre d’exemple, le Pikaia Lodge, un hôtel carboneutre, récupère les eaux de pluie et dispose de son propre programme de reboisement.

Malheureusement, tous les hôteliers n’ont pas ces préoccupations et ces dernières années, le développement des hébergements bon marché a explosé, ce qui inquiète plusieurs acteurs du tourisme local. Cela dit, les Galapagos font partie de l’Équateur, premier pays au monde à avoir reconnu les droits de la nature dans sa constitution (en 2008), avant d’être désignée la meilleure destination verte six années de suite aux World Travel Awards.

6. Isle of Eigg, Écosse

Photo : Thriddle sous licence CC BY-NC-SA 2.0

Propriété d’un regroupement de résidants locaux, d’un conseil régional et du Scottish Wildlife Trust, cette île des Hébrides écossaises dispose du premier réseau électrique entièrement alimenté en sources renouvelables au monde. Implanté en 2008, celui-ci utilise une combinaison d’énergies solaire, éolienne et hydroélectrique, et tout le réseau de fils et câblages est enfoui dans le sol pour ne pas créer de pollution visuelle. L’industrie touristique locale a été développée en s’assurant que l’île demeurerait un havre de protection pour la faune, à commencer par les baleines, les aigles et les macareux, très présents sur ce territoire peuplé d’une centaine d’habitants à peine.

7. Singapour

Les Gardens by the Bay. Photo : National Parks Board de Singapour

Dès son indépendance en 1965, Singapour s’est dotée de politiques vertes pour créer un cadre de vie agréable de nature à attirer investisseurs et immigrants. Aujourd’hui, cette cité-État, grande comme la moitié du Grand Londres, est couverte à 50 % de verdure (avec notamment 3 millions d’arbres), dont 10 % font partie de parcs et d’aires protégées. La réserve Bukit Timah forme ainsi l’une des deux seules forêts tropicales primaires en milieu urbain au monde (avec celle de Rio de Janeiro). Enfin, un réseau de corridors verts en pleine expansion permet aux piétons et aux cyclistes de relier entre eux les parcs urbains : à terme, on prévoit que celui-ci s’étendra sur 650 km, permettant du coup à la biodiversité de s’étendre toujours plus dans cette ville, surnommée à juste titre Garden City.

8. Copenhague, Danemark

Photo : Morten Jerichau / Wonderful Copenhagen

Depuis plusieurs années, la capitale danoise trône au sommet des palmarès des villes les plus écoresponsables du globe. Forte de sa volonté de devenir carboneutre d’ici 2025, Copenhague multiplie les initiatives pour y arriver, notamment en implantant toujours plus de pistes cyclables. Son parc automobile se réduit d’année en année : désormais, seuls 29 % des ménages copenhagois possèdent une voiture. En outre, le quart de la nourriture consommée en ville est bio, tout comme c’est le cas de 88 % de celle qui est servie dans l’administration publique, et tout nouvel immeuble qui se dote d’un toit plat doit obligatoirement le rendre vert. Récemment, la ville a inauguré une piste de ski sur la centrale de Copenhill, une usine d’incinération de déchets qui aspire à devenir la plus propre au monde.

9. Vancouver, Canada

Photo : iStockPhoto

La ville où Greenpeace a vu le jour en 1971 continue de voir grand : en 2020, elle espère devenir la ville la plus verte du monde en parachevant son Bright Green Future, un ambitieux plan qui vise à combattre les changements climatiques. Elle compte notamment réduire ses gaz à effet de serre (des deux tiers par rapport au niveau de 2007), sa consommation d’eau (des deux tiers par rapport au niveau de 2006) et développer les énergies renouvelables. Le plan s’accompagne également d’une volonté de réduire la quantité de déchets incinérés ou enfouis (de moitié par rapport au niveau de 2008), mais aussi de favoriser le compostage, les constructions écoénergétiques et les emplois dans les technologies propres.

10. Portland, Oregon

Photo : Chris Yunger sous licence CC BY 2.0

Ce n’est pas d’hier que la capitale nord-américaine des hipsters se soucie d’environnement et de développement durable. Au début des années 1990, Portland a adopté des lignes directrices à cet égard, qu’elle a ensuite améliorées en 2015. D’ici 2030, elle veut recycler 90 % de ses déchets municipaux (elle en est déjà à 50 %), diminuer de 2 % annuellement sa consommation d’énergie et réduire les émissions de carbone de ses opérations de 53 % par rapport aux niveaux de 2007. Un quart des travailleurs de cette ville transitent déjà en vélo (grâce à un formidable réseau cyclable), en covoiturage ou en transport en commun, alors que 33 % de l’énergie que la ville consomme provient de sources renouvelables, contre 13 % en moyenne aux États-Unis. À cheval entre montagnes côtières et océan Pacifique, Portland a également banni les sacs de plastique, à l’instar de San Francisco — une autre ville particulièrement écoresponsable.

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