10 suggestions de bulles pour célébrer la fin de 2020

Amateurs de prosecco, vin mousseux ou champagne, voici quoi sabrer dans votre salon pour fêter la fin de cette année à oublier.

Photo : skynesher / Getty Images

Heretat Mestres, Cava Brut Nature 2013, Gran Reserva, Coquet
13944529   26,90 $

La famille Mestres cultive de la vigne depuis le XIVe siècle à Sant Sadurní d’Anoia, noyau historique de la production de cava dans le Penedès. On comprend dès le premier nez qu’on a affaire ici à un vin sérieux ; l’impression se confirme par sa bouche ample et riche. Les 40 mois d’élevage sur lies ont permis à la bulle de s’affiner et au vin de développer des arômes complexes. Longue finale minérale et excellente qualité.


Sumarroca, Gran Reserva Cava 2016, Brut Nature
13408929   17,60 $

Toujours bon, mais particulièrement délicieux en 2016, ce cava composé de parellada, de xarel-lo, de maccabeu et de chardonnay est un brut nature, ce qui signifie qu’aucune liqueur de dosage n’y a été ajoutée et qu’il est donc parfaitement sec. Son nez présente des arômes de noix et de scones frais sortis du four, et ses bulles, affinées par un long élevage de 36 mois sur lies, portent des saveurs fruitées et salines qui persistent en finale. À ce prix, on croit rêver !


Juvé y Camps, Brut Rosé 2016, Cava
12276848   23,40 $

Dans les vins élaborés selon la méthode traditionnelle (deuxième fermentation en bouteille), les parfums caractéristiques de brioche, propres à l’élevage sur lies, l’emportent souvent sur les arômes du cépage. Cela dit, ce cava rosé embaume le pinot noir dès le premier nez, avec ses odeurs de cerise et de fraise des bois. La bouche est ample, vineuse, et les saveurs de fruits rouges et de pomme sont soutenues par une mousse persistante. 


Domaine Fouet, Pétillant Naturel, Pour Ma Gueule
13497802   23,95 $

Le gaz carbonique des vins effervescents est un sous-produit de la transformation des sucres en alcool, sous l’action des levures. Les vins dits de « méthode traditionnelle » sont soumis à une seconde fermentation en bouteille, tandis que les « pet’ nat’ », comme celui de Julien Fouet, ne font qu’une seule fermentation, qui se termine en bouteille. En somme, ce vin est le fruit de raisins de chenin blanc, dont le fructose naturel fermente sous l’action de levures indigènes. La formule est simple. Le vin aussi, mais on lui pardonne, et on apprécie sa légèreté doublée d’une allure guillerette et festive.


Genagricola, Prosecco Brut 2019, V8+ Vineyards, Sior Carlo
13734177   18,05 $

Présenté dans une jolie bouteille en verre taillé, le Sior Carlo est bien plus complet que la moyenne des simples proseccos DOC — à ne pas confondre avec les proseccos de la zone Conegliano Valdobbiadene, comme celui commenté ci-dessous. Des bulles fines, du fruit blanc et une pointe de menthe, soulignés par une amertume noble. Un très bon mousseux d’apéro.


Ca’ dei Zago, Prosecco Conegliano Valdobbiadene 2019, Col Fondo
14422896   28,75 $

Cette nouveauté à la SAQ dépaysera les habitués des proseccos classiques. D’abord par son nez plus sobre, moins floral et fruité, mais surtout par son attaque tranchante, dépourvue de toute sucrosité, et par sa tenue en bouche digne de mention. Plutôt que d’être élaboré en cuve close, comme la grande majorité des vins de l’appellation, celui-ci termine sa fermentation en bouteille et il est mis en marché sans dégorgement. La présence de lies au fond de la bouteille est donc tout à fait normale. Une originalité vénitienne à découvrir.


Domaine Bergeville, Canonique 2018, Brut Nature Rosé
En épicerie fine    34 $

Ève Rainville et Marc Théberge aiment respecter l’intégrité des cépages hybrides (frontenac gris, sabrevois, radisson et marquette), avec ce que ça implique de vivacité et de parfums singuliers. Ceux de leur Canonique, un rosé de méthode traditionnelle, rappellent un peu les raisins concord, sans sacrifier l’élégance. J’aime penser qu’avec ces vins à nul autre comparables, comme ceux de Bergeville, le Québec pourra s’illustrer sur la scène internationale.


Domaine St-Jacques Brut 2017
14473301   34,85 $

La gamme de la famille Du Temple-Quirion s’est enrichie d’un très bon mousseux de couleur rose pâle, composé à parts égales de chardonnay et de pinot noir et issu d’une méthode traditionnelle. Un élevage sur lies de 20 mois permet de nourrir la texture et d’affiner les bulles, en plus de conférer au vin de délicates notes de pain brioché, qui se mêlent à la pomme blette et aux airelles, le tout couronné de jolis amers en finale. Une belle bouteille !


Fleury, Brut Blanc de Noirs
13090631   56,50 $

Cette cuvée de la famille Fleury devrait être connue de tout amateur de blanc de noirs. Sous son apparente légèreté et son attaque vibrante, le vin recèle une excellente tenue et laisse une sensation de plénitude rare dans cette gamme de prix. D’ailleurs, à moins de 60 dollars, c’est presque une aubaine au rayon des champagnes. Un très bon vin issu de raisins cultivés en biodynamie sur les sols crayeux de la Côte des Bar et élaboré dans les règles de l’art, avec un faible dosage, donc plutôt sec. Délicieux à l’apéro, mais assez sérieux pour la table.


Clandestin, Brut Nature, Les Semblables
14493328   77 $

Bertrand Gautherot (Vouette & Sorbée) et son bras droit, Benoit Doussot, ont fondé ensemble Clandestin, une maison de négoce « haute couture ». Cette cuvée est composée à 100 % de pinots noirs de la Côte des Bar, vinifiés sans intrants et élevés en fûts neutres pendant 15 mois. Le vin est non dosé (l’ajout de sucre), d’où son attaque franche et tranchante ; la complexité des arômes se manifeste tant au nez qu’en bouche, avec une longue finale intense et umami. Un champagne de méditation à boire à table, de préférence, et à savourer lentement.