10 vins écoresponsables à essayer

Jugeant que l’intérêt de ses clients à leur égard ne cesse de croître, la SAQ continue d’accroître son offre de vins biologiques. Plus de 1 200 produits écoresponsables ont été mis en vente au courant de la dernière année. Les alcools bios représentent aujourd’hui 3,3 % des ventes (en volume) à la SAQ.

Photo : iStockPhoto

Mourgues du Grès, Costières de Nîmes 2018, Les Galets rouges

10259753 — 17,75 $ (Biologique)
Syrah, complétée de grenache, avec une pointe de marselan et de mourvèdre. La constance de ce vin n’a jamais failli au cours de la dernière décennie. J’ai donc toujours certaines attentes. En 2018, il les dépasse. Nez invitant, affriolant, poivre et cerise mûre ; tout y est pour un profil vin de soif. Attaque en bouche si fraîche et rassasiante et pourtant chaleureuse. Des tanins granuleux en milieu de bouche accentuent la sensation de fraîcheur. Explosion florale en finale, ponctuée de kirsch. On se régale pour vraiment pas cher.

Domaine de Majas, Rouge 2018, Côtes Catalanes

13105910 — 19,35 $ (Biologique)
Alain Carrère a fondé Majas en 1992, dans la vallée de l’Agly, juste à l’ouest de Maury. Depuis 2007, il a converti les 30 hectares du domaine à l’agriculture biologique et a commencé à vinifier sans intrant, avec un faible apport en SO2. Cette année encore, son rouge est l’exemple même du bon vin frais et digeste, qui se boit sans soif. La vigueur du carignan s’unit à la rondeur du grenache, le vin est vibrant, voire aérien, et pourtant riche en saveurs et doté d’une longueur appréciable. Peu de vins de la région offrent autant de plaisir dans le verre pour moins de 20 $.  

Azul y Garanza, Jumilla 2018, Altamente, Monastrell

13632365 – 14,30 $
Pour redécouvrir le cépage mourvèdre sous un jour croquant, gorgé de fruit et quasi irrésistible, mettez la main sur cet excellent vin rouge de l’appellation Jumilla. Le monastrell — nom local du mourvèdre — est cultivé ici sans pesticides ni désherbants et vinifié majoritairement en cuves de béton, avec les levures naturelles. Le nez déploie des parfums d’épices, de mûres et de fines herbes séchées et la bouche, gourmande, charnue et pleine de vitalité, fera corps avec la cuisine traditionnelle des fêtes.

Meinklang, Grüner veltliner 2018, Burgenland

13631071  – 18,85 $
Polyculture et biodiversité. Le modèle de Meinklang pourrait faire école en matière d’agriculture biodynamique et de développement durable. À plus ou moins un kilomètre à vol d’oiseau de la frontière hongroise, la famille Michlits se consacre à l’élevage de bovins, à la culture de céréales anciennes, en plus de veiller sur des vergers et un vignoble. Le climat de la région de Burgenland, tempéré par la proximité du lac Neusiedler, et les conditions anormalement chaudes de l’été 2018 ont donné un grüner plutôt atypique. Du moins, si on le compare à ceux du Kamptal et de Kremstal. Une expression généreuse du grüner, à apprécier pour ses saveurs mûres de pêche et d’épices, autant que pour son côté nerveux, vaguement perlant et, en somme, très désaltérant.

Hidden Bench, Pinot noir 2017, Estate, Beamsville Bench

12582984 — 36,75 $ (Biologique)
J’ai si souvent encensé les excellents chardonnays de Hidden Bench que j’en oublie parfois que Harald Thiel et son équipe produisent aussi de superbes pinots noirs. Même l’entrée de gamme du domaine est impeccable : une expression pure du cépage, tout en finesse, en élégance et en retenue, lui donnant des airs nettement plus bourguignons que nord-américains. Longue finale éthérée aux notes de griotte et de terre humide. L’amateur de pinot de terroir se régalera à prix doux.

La Haute valeur environnementale (HVE) certifie l’exploitation agricole dans son ensemble, plutôt que les vins qui y sont produits. Une exploitation à HVE préserve, par exemple, les zones naturelles en périphérie des vignes (boisés, haies, bandes enherbées), s’assure que les éléments de biodiversité (fleurs, insectes, etc.) y sont largement présents et que l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement (air, eau, sols, paysages) est réduit au minimum. En d’autres mots, la certification HVE porte une attention particulière à la biodiversité, aux émissions de CO2. Elle n’interdit cependant pas l’emploi de produits de synthèse, mais elle encourage à les limiter au minimum.

La Madura, Saint-Chinian 2016, Classic

10682615 — 19,45 $
Nadia et Cyril Bourgne portent une attention manifeste à la biodiversité sur leur propriété, l’une des plus qualitatives de Saint-Chinian. Leurs vignobles sont morcelés et s’étendent sur les sols de schiste, d’argilocalcaire et de grès, qui participent à la complexité des assemblages. Mis en bouteille comme toujours sans collage ni filtration, le vin tapisse la bouche d’une trame suave, cousue de tanins ronds et croquants. Les saveurs sont pures, fines et nuancées. À juste titre, un classique.

Domaine Laroche, Chablis 2018, Saint-Martin

114223 — 25,90 $
Les vins de ce vaste domaine de Chablis — propriété du groupe Advini — affichent maintenant la certification Haute valeur environnementale. La cuvée emblématique du domaine est une référence parmi les chablis vendus en continu à la SAQ. Le 2018 fait preuve d’une tenue nettement supérieure à la moyenne du millésime. Structuré, tendu et pourtant tout guilleret et aérien, avec cette sensation saline minérale très particulière des vins de sols kimméridgiens. Produire en grande quantité un vin d’une telle qualité impose le respect. Excellent !

Parce que le triste bilan carbone de l’industrie du vin repose en majeure partie sur les émissions de GES liés au transport, « boire local » demeure la meilleure façon de réduire votre empreinte. 

Vignoble de Ste-Pétronille, Brut

14378936 — 29,85 $
Le cépage vandal-cliche donne à ce vin effervescent des tonalités fort originales de melon, de fleurs blanches, de menthe et d’aneth. Très légèrement dosé — à peine six grammes de sucre par litre —, le vin est ample et de bonne tenue en bouche, tout en demeurant désaltérant. Finale aromatique aux accents de sucre d’orge et d’écorce de citron. Un très bon vin qui vaut pleinement son prix !

En 2019, 3 % de tous les vins courants vendus à la SAQ sont embouteillés dans des contenants alternatifs au verre, notamment les caisses-outres – « Bag-in-box » ou BIB, comme disent les Français. Bien qu’ils soient encore peu nombreux, les produits offerts en BIB ont augmenté de 41 % (par rapport à 2017), dans le réseau SAQ.

Alain Brumont, Gros Manseng-Sauvignon blanc, Gascogne

13950347 — 43,15 $ (Format 3 litres)
Le très populaire vin blanc d’Alain Brumont est maintenant offert en BIB, un contenant alternatif ultraléger et pratique. L’emballage est différent, mais le vin reste le même. Composé de gros manseng et de sauvignon blanc à parts égales, amplement parfumé, plein de fraîcheur et de vitalité. Une alternative écoresponsable ET économique, puisqu’une quantité équivalente (vendue en bouteille de 750 ml) vous coûterait plus de 50 $.

MontGras, Cabernet-Sauvignon — Syrah, De Gras Reserva, Valle Central

13883033 — 35,40 $ (Format 3 litres)
L’entreprise fondée par les frères Hernán et Eduardo Gras est certifiée depuis 2011 pour ses pratiques (agricoles, ressources humaines, commercialisation) qui répondent au code national de développement durable. Cette cuvée a connu un succès tel depuis son arrivée sur le marché qu’elle est maintenant offerte aussi dans un contenant alternatif. Un très bon rouge charnu, bourré de fruit et agréable à boire avec les ragoûts, la tourtière et autres pâtés à la viande. 

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