20 lieux à voir… que vous ne verrez plus jamais comme avant

Alep, en Syrie ; le Musée d’art islamique du Caire, en Égypte ; la vieille ville de Sanaa, au Yémen… Des endroits partiellement ou totalement détruits par des conflits, et réunis dans une intéressante galerie de photos.

Art_de_vivreDepuis la destruction des fameux bouddhas de Bâmiyân, en Afghanistan, les talibans ont fait bien des émules chez tous ceux qui veulent effacer l’histoire ou la récrire à leur manière.

Car outre les nombreuses pertes humaines et toutes les exactions qui les accompagnent, chaque avancée d’un pouvoir extrémiste et barbare entraîne souvent une volonté de faire table rase, comme l’a démontré le groupe armé État islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Pour ne pas qu’on oublie, et pour faire revivre un tant soit peu certains lieux inestimables partiellement ou totalement détruits de la sorte, le site CNN Style a recensé 20 d’entre eux et en a fait une intéressante galerie de photos, récemment mise à jour.

Non seulement y trouve-t-on des biens culturels volontairement détruits, mais encore relève-t-on plusieurs sites et monuments affectés par divers conflits, sortes de victimes collatérales de tirs de mortier ou d’éclats d’obus égarés entre deux fronts. Même le massif et jadis inexpugnable krak des Chevaliers, en Syrie, n’y a pas échappé, bien qu’il ne soit pas près d’être anéanti sous les immondes frappes du régime al-Assad, contrairement aux populations civiles.

Parmi les autres sites touchés cités par CNN, certains sont plus connus que d’autres, comme Palmyre et Alep, toujours en Syrie ; le Musée d’art islamique du Caire, en Égypte ; ou la fabuleuse vieille ville de Sanaa, au Yémen.

Mais la galerie traite aussi du tombeau de Jonas, en Irak, que l’EI a totalement réduit en poussière en 2014 ; ou des ruines grecques de Cyrène, en Libye, plus que jamais en ruine après avoir croulé sous le pilon de la spéculation foncière, dans la foulée de la révolution libyenne.

Comme quoi on n’a pas toujours besoin de guerres, d’invasions, de despotes, de pillards ou de djihadistes pour engendrer la destruction culturelle : l’opportunisme, l’immobilisme et le laxisme — voire la bêtise humaine, comme à Carthage — peuvent parfois largement suffire.

Pour consulter la galerie de CNN Style, cliquez ici.

 

 

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Tout pour haïr encore plus ces extrémistes sanguinaires. C’est probablement ce qu’ils veulent de toutes façons…

Nous pleurons le pauvre lion Cecil qui a été abattu sans permis de chasse. Nous pleurons la disparition possible de nos belles ruines antiques, qui pourraient être démolies sans permis de recherche archéologique. Mais nous ne pensons pas beaucoup aux centaines de syriens, d’irakiens, de kurdes qui chaque semaine se noient en Méditerranée, sans visa ou passeport.

@ Saint-Cyr

Ce n’est pas parce que nous pensons à Cecil et aux belles ruines antiques que nous ne pensons pas aux gens. Nous ne pensons peut-être pas suffisamment à eux mais de dire que cela ne nous importe pas, ce n’est pas vrai.