Art de vivre

Le Cap-Vert en 14 photos

En novembre dernier, notre blogueur voyages a passé une semaine en randonnée pédestre dans ce petit archipel perdu au large du Sénégal. Il nous en a rapporté ce photoreportage.

©Gary Lawrence
Photo: Gary Lawrence

Petit archipel perdu à 1 000 km au sud-ouest des îles Canaries et à environ 650 km des côtes sénégalaises, le Cap-Vert forme un État indépendant depuis 1975, année où il s’est affranchi du Portugal.

Toutes d’origine volcanique, les 10 îles du Cap-Vert sont tantôt plates et entourées de plages édéniques, tantôt couvertes de massifs montagneux au relief déchiqueté, comme à São Nicolau, São Vicente et Santo Antão (sur la photo ci-dessous).

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Photo: Gary Lawrence

Avant que les navires puissent transporter assez de charbon pour traverser l’Atlantique, et avant qu’ils ne carburent au mazout, la vaste baie protégée de Mindelo, sur l’île de São Vicente, servait de point de ravitaillement obligé entre l’Europe et l’Amérique du Sud, mais aussi pour les navires en direction ou en provenance de l’Afrique australe.

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Aujourd’hui capitale culturelle du Cap-Vert, Mindelo a vu naître, grandir et s’éteindre la chanteuse Cesaria Evora, «la diva aux pieds nus». Sa maison natale, dans la rue Fernando Ferreira Fortes (en bas à droite, sur la photo), doit être convertie en maison-musée, mais le projet tarde à se concrétiser.

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Photo: Gary Lawrence

Situé au carrefour de routes maritimes fréquentées par de nombreux peuples qui y ont fait escale, le Cap-Vert amalgame bien plus que des gènes portugais et africains: au fil des siècles, sa population s’est fortement métissée, à mesure que débarquaient marins et voyageurs provenant d’un peu partout dans le monde.

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Aujourd’hui, l’archipel compte un peu plus de 500 000 âmes, alors que la diaspora est formée de plus de 700 000 Capverdiens vivant à l’étranger. Si l’agriculture (comme de plus en plus le tourisme) occupe une place importante dans l’économie capverdienne, pas moins de 25 % du PIB provient des expatriés et de l’aide internationale.

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Photo: Gary Lawrence

Au cours de son histoire, le Cap-Vert a eu droit à son lot de famines, mais aussi de sécheresses, lesquelles ont engendré plusieurs vagues de migration. Ces dernières années, la saison des pluies s’est intensifiée: en septembre 2016, des pluies diluviennes se sont abattues sur certaines îles de l’archipel, où de nombreuses digues ont cédé.

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Partout où c’est possible de le faire, les Capverdiens cultivent le moindre lopin de terre. Et puisque la majorité des îles de l’archipel sont en hauteur, il en résulte d’innombrables et spectaculaires cultures en terrasses, comme ici, à Santo Antão.

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Introduite par les Portugais, la culture de la canne à sucre est très répandue au Cap-Vert. On en tire d’ailleurs de fort bons rhums agricoles, que l’on consomme en grogues (purs), en rhums arrangés (mélangés à des jus, des fruits, des épices…) ou vieillis en barrique. En octobre et en novembre, la floraison des champs de canne à sucre donne aussi lieu à des décors naturels d’une grande joliesse.

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Photo: Gary Lawrence

L’influence portugaise est encore bien palpable dans l’architecture capverdienne, comme ici, à Ponta do Sol, principale ville de la côte nord de l’île de Santo Antão.

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Encore aujourd’hui, l’essentiel des routes de Santo Antão sont couvertes de pavés formés de pierres volcaniques.

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C’est en randonnée pédestre qu’on découvre le mieux le décor spectaculaire des îles du Cap-Vert. Non seulement les sentiers permettent d’investir les coins les plus reculés de l’archipel, mais encore relient-ils entre eux des villages et des hameaux autrement inaccessibles. Au surplus, ce type de tourisme encourage l’économie rurale et minimise l’incidence des étrangers sur les us et coutumes capverdiens.

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Photo: Gary Lawrence

Baigné de soleil et soufflé par des vents constants, le Cap-Vert aspire à ne s’alimenter énergétiquement qu’à partir d’énergies renouvelables, d’ici 2020. Des éoliennes et des panneaux photovoltaïques font progressivement leur apparition, çà et là, même dans les villages isolés.

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À Cruzinha, les pêcheurs se relaxent à l’ombre alors que leur saison de pêche achève, tandis que les randonneurs de passage admirent le décor dantesque de la côte nord de Santo Antão. L’image est représentative de la transition qui est en train de se produire au Cap-Vert, où les métiers traditionnels cèdent peu à peu le pas à ceux liés au tourisme, une industrie en pleine croissance, mais qui en est encore à ses débuts et qui demeure à dimension humaine. Et c’est bien tant mieux…

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Photo: Gary Lawrence

À savoir
De Montréal, Air France offre le plus grand nombre de vols hebdomadaires vers Paris, ce qui facilite les correspondances avec les compagnies aériennes qui relient la capitale française au Cap-Vert. Parmi elles, le transporteur letton SmartLynx déploie des vols nolisés entre Paris et Mindelo puis Praia (5 heures 30 de temps de vol). Pour sa part, le transporteur capverdien TACV dessert l’archipel au départ de plusieurs villes d’Europe, mais il n’est pas réputé pour sa ponctualité.

Aucun visa n’est exigé préalablement à un séjour au Cap-Vert. Il faut toutefois s’en procurer un à l’arrivée, à l’aéroport.

Spécialiste français du voyage d’aventures, Allibert Trekking offre plusieurs séjours au Cap-Vert — mais aussi plus de 400 treks et randonnées pédestres, un peu partout sur la planète, avec guides francophones, transport des bagages entre les étapes, bons repas chez l’habitant ou au resto, etc. Partenaire (et actionnaire) du voyagiste québécois Karavaniers, Allibert dispose désormais d’un représentant attitré à Montréal.

Outre le Petit futé (en français), les guides britanniques Bradt publient un volumineux ouvrage sur le Cap-Vert (en anglais).