Le vin de la semaine : un autrichien léger et pimpant
Art de vivre

Le vin de la semaine : un autrichien léger et pimpant

En ces journées chaudes et humides, peu de vins me font plus envie que ceux de régions fraîches, comme ce rouge produit dans le Burgenland, la partie est de l’Autriche.

Pittnauer, Burgenland 2016, Pitti
3711194   18,70 $

S’il est une chose dont je me rends compte depuis que je m’intéresse au vin, c’est que les goûts sont souvent une question de contexte et qu’ils sont aussi en constante évolution. J’ai connu mes premières amours avec la Bourgogne — il y a pire, direz-vous — lors d’un long séjour en Europe. Un coup de foudre instantané !

De retour au pays, forcée d’admettre que mon modeste budget d’étudiante ne me permettait plus de m’offrir ces précieuses bouteilles, j’ai commencé à explorer. Tour à tour, au hasard des recommandations de mon conseiller en vin, j’ai découvert les vins de la Rioja, puis ceux du Chili, du Douro, de l’Afrique du Sud, du Languedoc et de la Loire. J’ai connu plusieurs « phases » en chemin, tantôt en quête de délicatesse et d’élégance, tantôt de puissance et de bois.

J’en suis aujourd’hui à un point où j’arrive à apprécier tous les styles de vins — enfin, presque —, selon le contexte, la météo ou mon humeur. En ces journées chaudes et humides, par exemple, peu de vins me font autant envie que ceux issus de régions fraîches, comme cet assemblage de blaufränkisch et de zweigelt, cultivés en biodynamie dans le Burgenland autrichien.

Un nez de poivre, de cerise, d’herbes séchées ; une bouche nerveuse, avec ce caractère vibrant qu’ont en commun les meilleurs vins du Nord. Le cépage local blaufränkisch apporte une rondeur fruitée au zweigelt, qui est plus droit, plus vigoureux, et le tout a de petits airs de gamay et de pinot noir qui le rendent franchement irrésistible. Surtout si on le sert frais, autour de 15 °C.