Les mal-aimés du fleuve
Art de vivre

Les mal-aimés du fleuve

Si certains restaurateurs mettent au menu nos fruits de mer méconnus, ceux-ci mériteraient une meilleure valorisation de la part des consommateurs.

Dans mon enfance, je les ai connus sous le nom de bourgots. C’est ainsi que mon père appelait ces mollusques marinés et vaguement caoutchouteux qu’il savourait à l’apéro, pendant nos vacances en Gaspésie. Je les ai redécouverts de l’autre côté de l’Atlantique, au début des années 2000, où on me les a présentés comme des buccins. Fièrement servis sur les plateaux de fruits de mer des grandes tables, ils étaient si tendres que j’ai mis quelques minutes avant de les reconnaître. J’étais conquise. En rentrant au Québec, j’ai donc couru les poissonneries pour les retrouver. En vain.