4 randonnées coup de coeur à l’étranger

Alors que Venise-en-Québec n’a jamais aussi bien porté son nom et que tous les sentiers du Québec sont détrempés jusqu’au granit, qui n’a pas envie de s’envoler pour quelque ailleurs, afin de renouer avec la nature? Voici quatre randonnées aussi inoubliables que les pays où elles se situent.

Panorama vu du Pouce, à l'île Maurice - Gary Lawrence
Panorama vu du Pouce, à l'île Maurice - Gary Lawrence

 

Sur le Pouce à l’île Maurice

Si le littoral de l’île Maurice, dans l’océan Indien, est presque totalement occupé par des hôtels ou des résidences privées, l’intérieur du pays est bien moins développé. C’est le cas sur les flancs du Pouce, jolie montagne aisément accessible et située non loin de la capitale, Port-Louis. Même s’il ne culmine qu’à 812 m, ce sommet procure une impression de haute altitude car il est très étroit et accessible au terme d’un court passage abrupt. Et de là-haut, la vue est splendide.

 

Le Boiling Lake, île de la Dominique - Gary Lawrence
Le Boiling Lake, île de la Dominique - Gary Lawrence

 

Boiling Lake, La Dominique

Il faut compter environ 6 heures de marche aller-retour, avec quelques passages un peu corsés, pour accéder au Boiling Lake, sur l’île de la Dominique. Mais tant le parcours que l’objectif en valent le coup. Cette chouette grimpette passe par des cols et des crêtes verdoyants avec vue sur la mer des Caraïbes, mais aussi par de petits canyons aux terres ferrugineuses, un champ de fumerolles et de sources chaudes, ainsi que par des ruisseaux aux eaux laiteuses chargées de minéraux, avant de déboucher sur le Boiling Lake. Deuxième plus grand lac du genre au monde, celui-ci est interdit de baignade: en son centre, au-dessus d’une bouilloire de lave souterraine, la température atteint 120 degrés Celsius…

Le mont Kenya, deuxième plus haut sommet d'Afrique - Gary Lawrence
Le mont Kenya, deuxième plus haut sommet d'Afrique - Gary Lawrence

 

 

Le Mont Kenya, l’autre grand sommet africain

D’accord, il peut y pleuvoir, et pas qu’un peu. Mais l’ascension du mont Kenya, situé dans le parc national du même nom, est absolument spectaculaire. Si le dernier droit des pics Batian (5199 m) et Nelion (5188 m) ne peut être envisagé que par des escaladeurs chevronnés ou des alpinistes bien équipés, le pic Lenana (4950 m) peut être rejoint par des randonneurs en bonne forme, en trois à six jours, par sept routes distinctes. De la base au sommet, on passe de la jungle tropicale à une végétation alpine, puis à d’étranges landes de bruyères démesurées (lobélies, séneçons géants, lycopodes…), avant d’atteindre le plateau de roc nu du pic Lenana, d’où on embrasse presque tout le massif du mont Kenya et son glacier, de plus en plus petit, en contrebas. Compte-tenu des dangers liés à la haute altitude, l’embauche d’un guide est plus que recommandée.

 

Pont de corde sur la Headhunter's trail de Bornéo - Gary Lawrence
Pont de corde sur la Headhunter's trail de Bornéo - Gary Lawrence

 

Sur la piste des chasseurs de tête à Bornéo

Au coeur du parc de Gunung Mulu, le plus vaste des parcs nationaux du Sarawak (un des deux états malaysiens de l’île de Bornéo), les traces des chasseurs de tête sont encore visibles. Même si ceux-ci ont (officiellement) cessé leurs activités, les pistes qu’ils utilisaient jadis sont devenues de ravissants sentiers qui permettent d’investir l’une des plus anciennes forêts du monde, où la biodiversité est exceptionnelle. Selon qu’on l’entreprend totalement ou partiellement, la piste des chasseurs de tête peut durer de 2 à 5 jours. C’est une randonnée de calibre moyen, qui ne nécessite pas de prédisposition physique particulière, et qui permet de visiter plusieurs grottes (dont la plus vaste du globe, la grotte du Cerf), mais aussi de remonter des rivières en pirogue et de dormir dans des maisons longues traditionnelles, chez les Iban – ceux-là même qui, il n’y pas si longtemps, décapitaient encore leurs ennemis.

 

 

 

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