À bord d’un navire-ravitailleur sur la Côte-Nord

En photos, une incursion à bord (et autour) du Bella Desgagnés, navire-ravitailleur qui relie Rimouski à Blanc-Sablon via Sept-Îles.

Pour faire suite à mon billet d’hier sur le cabotage en Moyenne et Basse-Côte-Nord, voici une incursion à bord (et autour) du Bella Desgagnés, navire-ravitailleur qui relie Rimouski à Blanc-Sablon via Sept-Îles, le tout en de nombreuses escales, y compris dans plusieurs localités qui ne disposent d’aucun accès routier.
Art_de_vivre

À la fois cargo, traversier et navire de croisières, le Bella Desgagnés a récemment pris la relève — non sans quelque péripétie — du Nordik Express, un navire beaucoup moins confortable et sophistiqué, qui empruntait le même itinéraire depuis des décennies et qui avait lui-même remplacé d’autres navires.

Propriété du Groupe Desgagnés, une entreprise fondée à Saint-Joseph-de-la Rive (Charlevoix) par Yvan Desgagnés, le Bella Desgagnés permet non seulement de découvrir en tout confort cette rude région côtière, mais encore donne-t-il la chance d’assister aux opérations de débardage et de ravitaillement en marchandises diverses — des conteneurs aux poids lourds en passant par l’équipement destiné aux barrages d’Hydro-Québec.

Pour donner une idée de l’envergure de ce navire qui peut accueillir 361 passagers, mais aussi de ses aménagements, de ses services, de son quotidien et des ambiances qui y prévalent, voici une série de photos croquées à son bord, la semaine dernière.

Le Bella Desgagnés, amarré au quai d'Anticosti – Crédit photo ©Gary Lawrence
Le Bella Desgagnés, amarré au quai d’Anticosti. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Le Bella Desgagnés, prêt au transbordement de marchandises – Crédit photo ©Gary Lawrence
Sa grue bien dressée vers le ciel, le Bella Desgagnés est prêt au transbordement de marchandises… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Un petit bateau? Pas de problème... – Crédit photo ©Gary Lawrence
… que ce soit un léger petit bateau … – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

... ou un camion-foreur de 27 tonnes: pas de problème: la grue du Bella Desgagnés peut supporter 40 tonnes. – Crédit photo ©Gary Lawrence
… ou un camion-foreur de 27 tonnes : pas de problème, la grue peut supporter 40 tonnes. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Le grutier Dany Pedneault attend les consignes – Crédit photo ©Gary Lawrence
Pendant que les débardeurs fixent des câbles à une marchandise, le grutier prend une pause. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Contrairement à l'Aranui, où le cargo est envoyé à l'avant, ou au Hurtigruten, où il se retrouve sous les cabines. le cargo du Bella Desgagnés est situé à l'arrière du navire – Crédit photo ©Gary Lawrence
Avant l’appareillage, le grutier dépose la grue sur son socle, et le Bella Desgagnés met ensuite le cap sur la prochaine escale. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

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Pour les passagers qui n’effectuent qu’une ou quelques escales, le Bella Desgagnés dispose de nombreux sièges répartis dans des aires communes. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Pour les passagers qui n'effectuent qu'une ou quelques escales, le Bella Desgagnés dispose de nombreux sièges - Crédit photo ©Gary Lawrence
Mais pour ceux qui peuvent se le permettre ou qui veulent voyager plusieurs jours, 160 couchettes sont offertes en cabines tout confort… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

... avec salle de bains privée et écran plat – Crédit photo ©Gary Lawrence
… avec salle de bain privée et téléviseur à écran plat. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

La salle à manger du Bella Desgagnés. Pour les passagers qui n'effectuent qu'une ou quelques escales, le Bella Desgagnés dispose de nombreux sièges - Crédit photo ©Gary Lawrence
Les passagers ont aussi le choix de casser la croûte à la cafétéria ou de passer à table dans la salle à manger, ouverte uniquement aux heures de repas. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Les plats qui y sont servis sont toujours bons, voire excellents - surtout si on aime les poissons et fruits de mer - – Crédit photo ©Gary Lawrence
Les plats qu’on y sert sont toujours très goûteux, voire excellents — surtout si on aime les poissons et fruits de mer. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Naviguer à bord du Bella Desgagnés permet de côtoyer les installations portuaires et minières de la Côte-Nord, comme ici, à Havre-Saint-Pierre – Crédit photo ©Gary Lawrence
Naviguer à bord du Bella Desgagnés permet aussi de côtoyer les installations portuaires et minières de la Côte-Nord, comme ici, à Havre-Saint-Pierre… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

... ou de voir de très près d'énormes cargos amarrés aux quais. – Crédit photo ©Gary Lawrence
… et de voir de très près d’énormes cargos amarrés aux quais. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

On a également l'occasion d'apercevoir des icebergs de loin... – Crédit photo ©Gary Lawrence
Au large, on a également l’occasion d’apercevoir des icebergs… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Voyager à bord du Bella Desgagnés permet aussi de jouir d'ambiances lumineuses exceptionnelles... – Crédit photo ©Gary Lawrence
… et de jouir d’ambiances lumineuses dramatiques… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

Voyager à bord du Bella Desgagnés permet aussi de jouir d'ambiances lumineuses exceptionnelles... – Crédit photo ©Gary Lawrence
… surtout si on se lève tôt… – Crédit photo : ©Gary Lawrence

 

... jusqu'au dernier clignement. – Crédit photo ©Gary Lawrence
… ou qu’on demeure à l’affût jusqu’au dernier moment. – Crédit photo : ©Gary Lawrence

Pour plus de détails sur cette croisière, consultez mon billet de mercredi.

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8 commentaires
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Mon rêve. Je me demande à combien ça peut revenir de Sept-Iles à Blanc-Sablon en arrêtant de temps en temps (Pakua Shipu, Ulaman par exemple). Le bateau, le séjour, la nourriture… Il y en a qui rêvent au Mexique. Mon rêve c’est de me rendre plus loin. Prendre ensuite la traverse, s’il y en a, de Blanc-Sablon à Terre-Neuve et remonter de là, par la route, jusqu’à l’Anse aux Meadows. L’anse aux méduses. Bien sur, le retour compris… Beau bateau. Mieux que le Fort Mingan. 🙂

Il y a plusieurs formules, en cabine ou avec siège simple. En cabine, les prix grimpent assez vite, mais j’ai vu un « backpacker » monter à Havre-Saint-Pierre et débarquer à Blanc-Sablon en ne réservant qu’un siège (et en y dormant, pas facile), tout en allant se nourrir au dépanneur ou au marché, lors des escales. Sa prochaine étape était justement Terre-Neuve.

Étant moi même un marin de métier, en fait je travaille sur le navire qui est accosté au quai du Havre St Pierre, je suis émerveillé par les très belles photos présenté dans ce reportage. Merci de donner le gout au gens de prendre la mère et de vivre une belle expérience..

Nous avons fait le trajet Sept-Îles – Blanc Sablon et retour à l’été 1995 à bord du Fort Mingan et quoique c’était un bateau très rudimentaire, ce voyage fut mémorable à plusieurs égards. D’abord, les paysages sont carrément extraordinaires le long de la Côte-Nord et chaque village qui passe est différent et intéressant. C’était à la fin de l’été et des religieuses semblaient retourner dans leurs villages respectifs pour enseigner et ça faisait un atmosphère assez spécial car elles se séparaient pour tout l’hiver.

Il y avait des cabines assez confortables et une bonne salle à manger et je me souviens des gens qui attendaient à la porte à l’heure des repas (le bateau était assez plein) mais un beau jour la mer était un peu grosse et curieusement il n’y avait personne qui attendait pour le petit déjeuner… Certains tentaient quand même l’expérience mais avant de recevoir leur repas (oeufs – bacon) ils devaient sortir et ceux qui restaient pouvaient bénéficier d’un plat additionnel! Si je me souviens bien, ils avaient mouillé les nappes pour empêcher la vaisselle de se déplacer sur la table… Évidemment je doute que ça se produise sur le Bella Desgagnés puisque c’est un cargo beaucoup plus gros que le Fort Mingan…

Nous sommes restés une semaine à Lourdes-de-Blanc-Sablon et en avons profité pour louer un véhicule et aller à la pêche au saumon et explorer le territoire aux alentours jusqu’à Red Bay (Labrador) et c’était un émerveillement constant. Nous aurions pu revenir par Terre-Neuve car le traversier existait alors mais avons préféré revenir à Sept-Îles par bateau et c’était un voyage différent à cause de l’horaire et on pouvait voir des villages de jour alors qu’en allant, on y était allé de nuit. Je me souviens entre autres de Harrington Harbour qui était très joli et caractéristique ainsi que des villages innus qui nous rapprochaient de ce peuple charmant. C’est un voyage extraordinaire qui vaut bien des « croisières » ailleurs et je le compare avantageusement avec les traversiers de l’Alaska qui longent la côte entre Haines (AK) et Prince Rupert (BC) avec ses paysages spectaculaires.

J’y retournerai. C’est certain.

j ai fait trois fois cette croisiêre et j ai toujours apprécié ce s voyages …..je reviens d une croisiêre en Haiti nous étions 7000 personnes sur l Allure à mon avis …c est beaucoup trop de monde quand on veut se reposer…….on se croirait à Montréal aux heures de pointes et ça durant 7 jours consécutif…..alors …pour moi vive le Nordick….et longue vie……je me promet d y retourner…..quelle douceur…..le personnel est charmant …et quoi dire du capitaine …wow……