Airbnb: l’essayer, c’est l’adopter… pour toujours?

Tandis qu’Uber fait la manchette au Québec ces jours-ci, un autre géant de «l’économie participative», Airbnb, continue d’ébranler les fondations de l’industrie hôtelière, ici comme ailleurs.

Bloomberg/Getty Image
Bloomberg/Getty Images

D’après une récente étude de Goldman Sachs, rapportée par Bloomberg, la plupart des États-Uniens qui ont essayé le service de partage d’hébergement Airbnb risquent ainsi de ne plus séjourner dans un hôtel traditionnel désormais. En fait, à peine 40 % d’entre eux seraient toujours portés à y réserver de nouveau une chambre, même après avoir tenté la formule Airbnb.

Parmi les personnes consultées lors de ce sondage, 67 % des 18-24 ans avaient déjà effectué un séjour dans une résidence ou un appartement loué par l’intermédiaire d’Airbnb, l’an dernier, une proportion qui s’élève à 75 % chez les 25 à 34 ans et  à 64 % chez les 35-44 ans.

Pour arriver à ces résultats, les sondeurs de Goldman Sachs ont interrogé 2 000 consommateurs, toutes générations confondues — et non pas seulement des «milléniaux», les utilisateurs types d’Airbnb.

Il y a quelques semaines, une autre étude confirmait l’avancée d’Airbnb aux États-Unis, en révélant que ce service comptait désormais pour 9 % de l’offre d’hébergement dans 10 grands marchés des États-Unis.

À New York, Airbnb dispose désormais de 23 000 unités de logement, sur un total de 140 000 unités offertes (chambres d’hôtel et propriétés en service de partage combinées), soit 16 % de l’ensemble. À Los Angeles, San Francisco et Miami, cette proportion passe à 12 %, 11 % et 9,2 % respectivement.

Plus près de chez nous, Radio-Canada révélait l’an dernier la progression d’Airbnb dans l’île de Montréal, carte à l’appui: en novembre, on dénombrait ainsi plus de 9 400 logements ou résidences privés offerts en location, soit plus du double qu’un an auparavant.

Mais tandis que le succès d’Airbnb continue de faire des mécontents et de susciter des craintes — comme récemment, à Québec —, l’entrée en vigueur du projet de loi 67, en avril prochain, devrait quelque peu freiner ses ardeurs, en raison de la simple mise en œuvre de règles d’encadrement.

En attendant, Airbnb continue de prendre de l’expansion partout dans le monde, en cherchant de nouveaux débouchés, notamment du côté du tourisme d’entreprise, des congrès et des réunions d’affaires