Bibittes de bibliothèques

Entre les pages de nos vieux livres, poux et scorpions se livrent un combat sans merci – mais pas à armes égales.

Photo: Pexel
Photo: Pexel

En 343 av. J.C., Aristote avait déjà remarqué que les idées ne sont pas les seules à fourmiller dans les bibliothèques :

« Il se forme encore dans les livres des animalcules, dont les uns sont pareils à ceux qu’on trouve dans les vêtements; et dont d’autres ressemblent à de petits scorpions, qui n’ont pas de queue, et qui sont d’une extrême petitesse. »

Les premiers sont bien connus : ce sont les psoques, aussi appelés poux des livres, des insectes aptères (sans ailes), d’un gris translucide et dont la taille dépasse rarement 2 mm. Ils s’attaquent à l’amidon des colles à reliure, dont ils sont particulièrement friands.

Les seconds, les chélifères cancroïdes, sont des arachnides presque trop petits pour être visibles à l’œil nu. Bien qu’on les appelle les scorpions des livres, ce sont en fait des pseudoscorpions, parce qu’ils n’ont pas de queue et que leur glande à venin est située dans leurs pinces.

Tous les jours, à notre insu, ces animalcules se livrent à un carnage sanguinaire. Les scorpions traquent les poux, les immobilisent d’une pincée de venin, puis leur injectent un enzyme digestif qui liquéfie leurs organes de façon à les rendre faciles à sucer.

La seule façon de se débarrasser de ces petites bêtes est de les priver de chaleur et d’humidité. Ou alors de numériser toute sa bibliothèque… Mais comme elles ne sont pas vraiment nuisibles, autant continuer à cohabiter paisiblement avec elles.

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Un article de La Presse datant de 1991 faisait état de la perte potentielle de données électroniques confinées sur des bandes magnétiques de l’ère des premiers mainframe de IBM des années 50 à 80 notamment l’architecture IBM 3 ainsi que l’architecture des 360 (370 et 390) de l’ère 16,24 et 32 bits (niveau registre et non de l’adressage) ne sont pas compatibles avec aucun système. Il en est ainsi pour les systèmes d’Honeywell, General Data et Univac.

Le problème est dû en grande partie aux mauvaises conditions dans lesquelles étaient conserver les bandes magnétiques, surtout l’humidité. Les bandes contenant notamment les résultats des recensements précédents celui de 1970, les fichiers des programmes de la NASA, de la Défense nationale, du registre national des citoyens, voire presque la totalité des départements (ministères) étaient en grand péril d’être perdu à tout jamais.

Le gouvernement américain a dû dédier un budget spécial phénoménal pour rassembler toutes les composantes des systèmes 360, 370 et 390 excluant 395 ainsi que les systèmes d’opérations (OS) de l’époque pour produire un émulateur (traducteur) de données pour les conserver sous une forme utilisée actuellement.

Je ne sais pas cependant ce qui est advenu par la suite de ce programme de récupération des données si ce n’est que celles des mainframes des annés 50, précédent l’architecture 360 n’ont jamais été récupérés. Hors tout ce qui était sur carte perforées ne seront sans doute jamais récupéré. Cette récupération représentante plus de 2.1 téra octets pour les pays du G8.

Avec le système d’opération Windows 7 qui reconnaît les données en 32 et 64 bits, tous les consommateurs de la planète subiront le même sort puisque Windows tend à devenir une architecture 64 bits seulement. La version actuelle de Windows 10 disponible jusqu’au 31 juillet 2017 est une variante qui utilise Windows 7 pour les fichiers en 32 bits. Sa version finale n’exploitera que des systèmes entièrement 64 bits (carte mère sous l’architecture Kirby Lake) qui devrait être présent sur le marché en septembre prochain. Il est clair que les processeurs (CPU) devront correspondre à cette même architecture.

Selon les données obtenues par le truchement du trafic sur internet, Windows 10 occuperait 22% du marché mais puisque tous des centaines de millions de propriétaires d’ordinateurs n’ont pas accès à internet, une recherche exhaustive des utilisateurs démontrent que XP vient en tête, suivis de Windows 7 alors que Windows 10 ne représente que 8%. Les données recueillies via internet sont reconnues comme étant peu fiable pour de nombreuses raisons.

Pour le moment, l’ensemble des experts concernant les systèmes d’opération sont unanimes pour déclarer que Windows 10 est la pire version de l’histoire de Windows. Il y a déjà des poursuites d’entamées par l’Union Européenne concernant la sécurité et l’appropriation de données par Windows 10.

Il est fort possible que cette version ne soit pas disponible pour les Européens tant et aussi longtemps que Microsoft ne remplira pas l’ensemble des critères de l’Union. Microsoft n’a toujours pas compris après l’amende imposée par l’Union Européenne de 2 milliards d’Euros et fit enlever Messenger, Outlook, Internet Explorer, Windows media center et média player de Windows XP de sa version dédiée aux européens.

Cette version est connue comme étant Window XP-E et la version de Windows 7-E, Vista n’ayant pas franchis la frontière du continent européen.

Un article paru l’an dernier dans un quotidien ou magazine québécois traitait exactement le même sujet, et citait également Aristote…celui-ci manque donc possiblement d’originalité.