Bouder le Trumpland touristique — ou pas

L’attitude de Donald Trump pendant la campagne à la présidence a poussé de nombreux Américains et touristes à boycotter ses hôtels. 

(Photo: iStockphoto)

Avant même que Donald Trump y aille de ses pires élucubrations et qu’on en sache plus sur ses penchants mysogino-libidineux, son empire — érigé sur l’immobilier, le tourisme et le divertissement — faisait l’objet de boycottage et même de vandalisme.

Hôtels, golfs, restos, casinos ont ainsi été la cible de campagnes incitant touristes et consommateurs à bouder les nombreux établissements portant le nom de celui qui vient d’être élu président des États-Unis, à la suggestion de particuliers, de conseillers municipaux, d’agents de voyage ou de sites Web comme boycotttrump2016.com

Non seulement ce dernier dresse-t-il la liste des «propriétés Trump à éviter», y compris celles qui sont en cours d’aménagement (comme le Vancouver Trump International Hotel & Towers), mais encore répertorie-t-il les entreprises qui ont coupé leurs liens avec l’empire Trump.

Cet autre site, dont la liste est encore plus exhaustive, incite notamment les gens à éviter les entreprises des enfants Trump, comme la collection de vêtements d’Ivanka ou le vignoble virginien d’Eric, celui-là même qui apprécie la chasse au léopard. La liste cible également les entreprises locataires des immeubles du milliardaire, comme Gucci, Nike ou Starbucks.

Aux États-Unis et ailleurs, beaucoup n’ont pas attendu qu’on leur suggère de boycotter l’empire Trump pour se rebiffer: ils ont eux-mêmes pris les devants, en annulant un séjour prévu dans un établissement du groupe, par exemple.

Ces mesures ont-elles affecté le chiffre d’affaires des entreprises de l’élu à la houppe blonde et de celles de sa progéniture? Certains le pensent, bien qu’il soit difficile de se prononcer clairement sur le sujet, puisque l’empire garde secrets les détails de ses profits — à l’image de Donald Trump lui-même.

Des métamoteurs de recherche comme Hipmunk font néanmoins état d’une baisse des réservations auprès des établissements Trump. Et peut-être s’interroge-t-on, dans le cénacle familial de celui qui sera le 45e président états-unien, sur l’à-propos de continuer de jouer la carte de leur patronyme, car une nouvelle bannière hôtelière vient de voir le jour sous une appellation qui ne dévoile aucun lien avec la société mère. En septembre, TrumpHotels dévoilait ainsi l’inauguration imminente des hôtels Scion nom qui signifie «descendant d’une insigne famille»…

Même si le boycottage des marques Trump se poursuit et s’intensifie dans le monde, un phénomène inverse pourrait bientôt voir le jour auprès de nombreux électeurs républicains, comme le suggère The Atlantic: pour eux, séjourner dans l’un des établissements du président en sol états-unien, ou se procurer des articles frappés de la marque Trump, pourrait devenir tendance, voire une forme de fierté.

Bien que la base électorale de Donald Trump ne corresponde pas à la clientèle type de ses clinquants établissements de luxe, il n’en demeure pas moins que c’est la première fois que les États-uniens pourront «dormir chez le président» à partir de janvier. Slogan potentiel à venir? Make America Great Again: Stay at a Trump Hotel.

Pour l’heure, l’empire Trump devrait continuer de subir, du moins en partie, les contrecoups de l’élection controversée de son propriétaire. Mercredi soir, de nombreux manifestants descendus dans les rues se sont massés devant les Trump Towers de New York, Chicago et d’ailleurs. Parions que ça ne fait que commencer…

 

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Finalement, l’homme d’affaires Trump, c’est un peu comme PKP s’il avait persisté et gagné…

Pourquoi bouder l’empire Trump? Les américains avaient le choix entre l’ineffable bonhomme ou la femme retord. Ils ont choisi ineffable bonhomme.
C’est au nom de la démocratie qu’il faut donner la chance à cet homme. Considérons que le président américain a des comptes à rendre au congrès et à la chambre des représentants. Tout ce qu.il voudra faire ne passera pas comme lettre à la poste. Et puis qui sait peut être à t’il brisé l’élite et les marionnettes qui la suive. Pour ces derniers ils irons bêler sous les cieux d’autres maîtres à penser

Probablement que le mot infâme serait plus approprié, mais après la rencontre avec Obama, on voit une lueur d’espoir, une toute petite lueur.

« Au nom de la démocratie »? Si vous voulez appeller l’argent la démocratie, peut-être. Une élection qui se joue avec des centaines de millions de dlllars n’est pas un démocratie. C’est l’argent qui a positionné ces deux personnages comme représentants de ces deux partis et non les citoyens. Une fausse démocratie n’est pas une démocratie.

Tellement d’accord avec vous Bruno Lagacé. Je trouve épouvantable que les américains considèrent l’argent comme l’ultime modèle de réussite. Donald Trump saura-t-il rendre les États-Unis meilleurs pour les américains et sur le plan international ?

L’argent influence le vote démocratique?

Que de hauteur et d’arrogance dans cette affirmation…la même d’ailleurs que les séparatistes québécois utilisent depuis leur dernière (deuxième!!!) défaite référendaire.

Le vote des électeurs serait-il à vendre?

Si ceci était vrai, les Conservateurs, qui ont dépensé deux fois plus que les Libéraux de Justin Trudeau, auraient gagné haut la main les dernières élections fédérales, or, ce n’est pas du tout ce qui est arrivé.

Cet argument est vide de sens et sert d’excuse et de faux-fuyant aux losers pour tenter d’expliquer leur débâcle.