Cartes postales de Grèce

En juillet dernier, notre collaborateur a sillonné Athènes et les îles grecques, pendant trois semaines. Il en a rapporté cette série de 20 clichés gorgés de soleil et d’histoire.

Photo : Gary Lawrence

Pays de la mythologie, de la démocratie et de la lumière éternelle, la Grèce se décline tantôt sur fond de gris sommets et de ruines antiques (dans le Péloponnèse), tantôt sur fond de bleu et de blanc (dans les Cyclades).

Photo : Gary Lawrence

Dispersées au sud-est d’Athènes, les Cyclades incarnent à la perfection la Grèce méditerranéenne, comme ici, dans l’île de Sifnos. Au-delà des plages édéniques, des sites ultratouristiques et des villes fêtardes, ces îles n’accusent pas moins de neuf millénaires de peuplement.

Photo : Gary Lawrence

Visible au musée national d’Archéologique d’Athènes, cette idole aurait pu naître des doigts de Modigliani. Elle a plutôt été retrouvée sur l’île d’Amorgos et on estime qu’elle date d’environ 4500 ans.

Photo : Gary Lawrence

C’est sur l’île d’Amorgos que fut en partie tourné le film Le Grand Bleu, de Luc Besson. Sorti en 1988, ce long-métrage a eu droit à un grand succès public, à l’époque. Bien des cinéphiles — surtout français — s’en rappellent encore, si on en juge par leur présence bien sentie à l’un ou l’autre des sites de tournage. L’un de ceux-ci, le monastère de la Hozoviotissa (ou Chozoviotissa) fait littéralement corps avec une falaise juchée à 300 mètres au-dessus de la mer Égée. Achevé autour de 1088, on l’aperçoit brièvement dans les premières minutes du film.

Photo : Gary Lawrence

Des tables disposées nonchalamment sur une ruelle étriquée, des murs chaulés et joliment oblongs, des portes et volets peinturlurés, des cascades de lauriers-roses et d’hibiscus qui créent des taches d’ombre toujours bienvenues : cette image d’Épinal se reproduit à l’infini dans les villages des Cyclades, comme ici à Chora, sur Amorgos.

Photo : Gary Lawrence

Santorin est, de loin, l’île la plus visitée de Grèce. Chaque jour de la haute saison, des torrents de visiteurs y déferlent ; chaque soir, des contingents de touristes prennent d’assaut les deux principales localités de l’île, Oia et Fira (sur la photo), pour assister aux éblouissants couchers de soleil. Cette année, on a fait passer de 12 000 à 8000 le nombre maximal quotidien de visiteurs admissibles dans cette île spectaculaire, née de l’effondrement d’un volcan à la suite de l’une des plus puissantes éruptions de l’histoire, il y a 3600 ans.

Photo : Gary Lawrence

Surnommée « la Pompéi grecque » et située sur Santorin, Akrotiri a été partiellement préservée des affres du temps après avoir été protégée pendant des siècles par une gangue de cendres volcaniques. Encore aujourd’hui, les fouilles révèlent des traces de la civilisation minoenne, originaire de Crète, et qui était à son apogée lorsqu’elle s’est établie à Santorin, entre 2000 et 1600 av. J.-C.

Photo : Gary Lawrence

À la fois café-bistro et cinéma en plein air, le Volkan on the Rocks projette des films en bord de falaise, à Santorin. Au programme en juillet dernier : Mamma Mia et My Big Fat Greek Wedding, mais ni Z, de Costa-Gavras, ni Zorba le Grec, de Michael Cacoyannis.

Photo : Gary Lawrence

Avec ses 15 000 kilomètres de côtes, la Grèce est largement tournée vers la mer. De tous les pays de l’Union européenne, c’est d’ailleurs elle qui compte le plus de bateaux de pêche (18,1 % de la flotte européenne), du plus imposant au plus petit, comme ici, dans la baie de Kalotaritissa, sur Amorgos.

Photo : Gary Lawrence

« Beau temps pour étendre ! », est-on tenté de dire en voyant toutes ces pieuvres suspendues au soleil, dans plusieurs îles des Cyclades. Pour éviter que l’eau contenue à l’intérieur des céphalopodes ne les transforme en masse caoutchouteuse lors de la cuisson sur le gril, il est préférable de les faire sécher préalablement au soleil, accrochées à une corde ou étendues sur une pierre.

Photo : Gary Lawrence

Même si les îles grecques sont toujours reliées entre elles par bon nombre de traversiers lents ou d’une autre époque, on peut aujourd’hui s’embarquer sur des catamarans ultrarapides et couper de moitié, voire davantage, les temps de traversée.

Photo : Gary Lawrence

Contrairement à ceux de Mykonos, plusieurs moulins à vent d’Amorgos ont perdu les verges (tiges de bois) entre lesquelles étaient tendues des toiles. Pendant des siècles, ces moulins ont servi à moudre le grain, sur ces îles où soufflent presque toujours de bons vents, jusqu’à ce que l’avènement de l’électricité et la baisse de la production agricole, au début du XXe siècle, n’accélère leur déclin.

Photo : Gary Lawrence

Dans le petit détroit qui sépare les îles de Paros et d’Antiparos, les vents s’engouffrent et attirent de nombreux adeptes de sports aérotractés, à commencer par les véliplanchistes et les kitesurfers.

Photo : Gary Lawrence

En route pour l’île de Sifnos, on croise l’île inhabitée de Saint-Georges. Située dans le golfe Saronique et couverte de 23 éoliennes, elle est reliée au continent par un câble sous-marin de 32 kilomètres et elle fournit 250 GWh d’électricité par année à Athènes.

Photo : Gary Lawrence

Elle a survécu aux Perses, aux Turcs, aux Vénitiens, aux Anglais et aux touristes, mais l’Acropole survivra-t-elle aux bouleversements climatiques ? En juin, des scientifiques réunis à Athènes lors de la conférence sur l’impact des changements climatiques sur le patrimoine culturel ont estimé que les pluies acides et l’alternance entre les sécheresses et les pluies torrentielles pourraient fragiliser les marbres millénaires du Parthénon et des autres monument du célèbre site.

Photo : Gary Lawrence

Dans l’Agora antique d’Athènes, ces ruines en apparence anodines recèlent une histoire tragique, celle de Socrate buvant la ciguë. C’est en effet ici, sur le site de ce qui fut la prison d’Athènes, que le philosophe accusé de « corruption de la jeunesse, de négation des dieux ancestraux et d’introduction de divinités nouvelles », a mis fin à ses jours, une fois condamné, en 399 avant J.-C.

Photo : Gary Lawrence

Connu depuis l’Antiquité pour sa finesse, sa pureté et sa transparence, le marbre de Paros a notamment été utilisé pour la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace (splendide sculpture visible au Louvre) et le tombeau de Napoléon. De nos jours, on peut toujours pénétrer (en compagnie d’un guide ou à ses risques et périls) dans les anciennes marbrières souterraines, à Marathi, au cœur de l’île.

Photo : Gary Lawrence

Occupées par les Vénitiens au début du 13e siècle, certaines îles de la mer Égée en gardent encore quelque trace. À Parikiá, sur l’île de Paros, cette demeure fut ainsi construite sur les anciens murs du Kastro (fort) érigé avec les vestiges des temples antiques voisins, vers 1260.

Photo : Gary Lawrence

De 1770 à 1775, durant les guerres russo-turques, la charmante ville de Naoussa a servi de base navale aux Russes. Aujourd’hui, c’est l’agglomération la plus fréquentée de l’île de Paros.

Photo : Gary Lawrence

De l’autre côté de la baie de Plastiras, en face de Naoussa, la plage de Kolymbithres est minuscule mais ourlée de petites enclaves formées par des rochers érodés et fantasmagoriques, ce qui en fait un lieu atypique pour piquer une tête dans la mer. Après tout, fréquenter la Grèce sans fréquenter ses eaux, c’est comme visiter la France sans goûter à ses vins…

À savoir

Entre autres transporteurs, Air Transat relie Montréal à Athènes en vol direct et sans escale, plusieurs fois par semaine jusqu’au 8 octobre, alors qu’Air Canada fait de même jusqu’au 20 octobre.

Même si d’innombrables traversiers sillonnent les Cyclades, tous ne sont pas efficaces. Pour avoir l’embarras du choix et profiter des catamarans les plus rapides, mieux vaut réserver longtemps à l’avance sur Greeceferries.com ou sur Ferryhopper, par exemple.

Un bon livre à lire sur la plage : Un été avec Homère, de Sylvain Tesson, où l’auteur établit de fascinants parallèles entre la Grèce homérique, la mythologie et le monde d’aujourd’hui.

L’auteur a voyagé gracieusement sur les ailes d’Air Transat pour les fins de ce reportage.

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1 commentaire
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Merci pour ce super photoreportage et pour la suggestion de lecture, Un été avec Homère, de Sylvain Tesson, que je mettrai dans mes bagages en route vers la Grèce cet automne!

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