Charlevoix: la Ferme a fermé, le Germain a germé

Toujours accueillant et chaleureux, le plus urbain des hôtels de campagne offre toute une gamme de services.

La dernière fois que je suis passé par Baie-Saint-Paul, un hôtel hors pair s’élevait aux limites de la ville. Baptisé La Ferme — en référence à une ferme historique, rasée par un incendie, qui a servi de base à l’établissement —, ce 4 étoiles faisait partie d’un ambitieux projet comprenant la Montagne, le Train et ladite Ferme.

Aujourd’hui, la Montagne subsiste (c’est le Massif de Charlevoix), le Train a cédé la place à un train léger et la Ferme forme toujours un hôtel hors pair, rebaptisé le Germain Charlevoix.

Source: Le Germain Charlevoix
Source: Le Germain Charlevoix

Depuis juin dernier, le fleuron hôtelier du Groupe Le Massif est en effet géré par l’entreprise de la très efficace Christiane Germain, dont les adresses haut de gamme fleurissent a mari usque ad mare.

J’y ai de nouveau passé la nuit, samedi dernier, et rien ou presque n’y a changé, si ce n’est pour le mieux: le service semblait avoir pris du galon. Le personnel, toujours aussi amical et souriant qu’autrefois, m’a paru plus attentionné, plus proactif.

Pour le reste, le cadre architectural est demeuré aussi invitant; l’ambiance des lieux, tout aussi chaleureuse; les chambres, égales à elles-mêmes et agréables à souhait — certaines sont même dotées de tablettes électroniques, en sus de tous les à-côtés.

Une chambre familiale - source: Le Germain Charlevoix
Une chambre familiale – source: Le Germain Charlevoix

Le petit café-galerie s’est néanmoins transformé en galerie d’art tout court, le concierge Clefs d’Or a déplacé ses pénates ailleurs dans le bâtiment principal, alors que l’anneau de glace en plein air est toujours aussi joli. Quant au bassin extérieur chauffé du Spa du Verger, il demeure bienfaisant quand on s’y trempe les muscles après une journée de ski ou de luge au Massif. Seule la barrique d’eau glacée a été remplacée par un bain à remous tout aussi froid, creusé à même le sol, rendant moins périlleux son accès.

Source: Le Germain Charlevoix
Source: Le Germain Charlevoix

À l’étage du bâtiment principal, le restaurant Les Labours a perdu son chef, David Forbes, qui a raccroché sa toque pour enfiler celle du Ciel! (anciennement l’Astral), à Québec, mais il semble que son remplaçant poursuive bien la mission de cette bonne table vouée à la mise en valeur du terroir charlevoisien, si on se fie à plusieurs commentaires.

Enfin, le Germain Charlevoix continue d’être «le plus urbain des hôtels de campagne» québécois au rayon des établissements hôteliers régionaux de la belle province. Aménagé en plein champ près de la baie de Baie-Saint-Paul, il a gardé sa trame originale formée de plusieurs pavillons sobres, élégants et contemporains, conçus avec un souci poussé du détail et salués dès l’ouverture de l’établissement, en 2011, pour leur design soigné.

Source: Le Germain Charlevoix
Salle d’eau d’une chambre supérieure – Source: Le Germain Charlevoix

Petit hic: on aimerait que le Spa du Verger ouvre avant 9 h (pour une trempette à l’aube) et ferme après 20 h (pour admirer les étoiles à minuit, allongé dans le bain à remous). En outre, il n’y a pas de service de restauration en chambre, ce qui est d’autant plus contraignant que les pavillons ne sont pas reliés au pavillon central par des couloirs fermés. Les clients doivent enfiler bottes et manteaux à la moindre fringale.

Mais le pire, ce sont les lits: ils sont tellement confortables et leur couette, tellement enveloppante que chaque fois qu’on s’y endort, on risque de passer tout droit et de rater le buffet du matin ou, pire, sa journée de ski…

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1 commentaire
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Je ne sais pas pour vous, mais la dernière fois que je suis allé à Baie St,-Paul, j’ai trouvé que ça faisait tellement « trappe à touristes » que je n’y suis pas demeuré longtemps. Comme le village artificiel de Mont-Tremblant et autres paradis factices.

Bref, pas près d’y retourner…