Cinq cents dollars sont apparus dans mon compte bancaire par magie (ou par erreur, plus probablement). Je le dis ou je les garde ?

Je m’appelle Mathieu Charlebois et chaque mois, je réponds à vos grands questionnements existentiels.

Notre compassion envers les banques a disparu quelque part entre leur cinquième milliard de profits annuels et le fait qu’on nous demande 15 dollars par mois seulement pour avoir la chance de retirer notre propre argent.

Juste le temps que vous lisiez cette phrase, le PDG de votre institution bancaire a sans doute gagné l’équivalent de ce qui a été déposé dans votre compte. Le temps que vous finissiez cette page, il aura acheté une petite île dans le Pacifique, pour y faire construire son troisième chalet.

Sachant tout ça, pourquoi ressentiriez-vous le besoin de redonner à la banque ses 500 dollars ? Pour qu’elle les place dans un pays où la météo est aussi clémente que le système fiscal ?

Bref, voilà une situation où il est difficile de se convaincre de faire « la bonne affaire ». Mais s’il y a une chose que les films de superhéros nous ont apprise, c’est que si on agit comme les méchants, on ne vaut pas mieux qu’eux. Les banques sont amorales, soit, mais ça ne vous dispense pas, vous, d’être moral.

Mais mettons de côté la cape, le costume moulant et les considérations philosophiques. Si vous n’en parlez pas, vous courrez ce qu’on appelle dans le jargon criminel le risque de vous « faire pogner », en plus de devoir remettre 500 dollars que vous avez peut-être déjà dépensés. Pas génial. En contrepartie, qu’arrivera-t-il si vous en parlez ?

Option 1 : c’était une erreur et vous reviendrez exactement au point où vous étiez auparavant. Le statu quo, donc.
Option 2 : ce n’était pas une erreur, vous vous retrouverez avec de l’argent de plus et l’esprit tranquille. Un gain net.

Entre le statu quo ou un gain, nous n’avez donc rien à perdre à être honnête.

***

J’ai eu une date et ça n’a pas cliqué, mais le prétendant ne semble pas le comprendre. Puis-je arrêter de répondre à ses messages ?

Mon instinct serait de vous répondre : dites-le-lui clairement, l’honnêteté est toujours la meilleure option… ce qui est facile à dire pour le monsieur que je suis.

Ce que j’ai compris en parlant avec des amies célibataires, c’est que pour certains chasseurs qui arpentent Tinder et les autres savanes du dating, rien n’est jamais assez clair. On leur doit toujours une réponse de plus. Un rendez-vous de plus. En cas de refus, les insultes viennent rapidement.

Alors que ces dons Juans se demandent pourquoi ils sont encore célibataires, vous, vous êtes prise à gérer une haine qui ne vous appartient en rien.

C’est pourquoi j’offre aux dames mes services de « flusheur » professionnel. En échange de quelques dollars, je réponds au désagréable Casanova à votre place, avec la seule voix qu’il respecte : celle d’un autre homme. Contactez-moi au 1 866 BYE-TATA pour plus de détails.

(La vraie réponse, c’est que oui, vous pouvez cesser de lui répondre si vous pensez avoir fait le nécessaire pour qu’il comprenne. Et même le bloquer s’il le prend mal. Ne vous gênez pas.)

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La compagnie de carte de crédit nous avait facturé des frais que nous avons contestés; en se rendant à nos arguments, la compagnie a accepté de nous les rembourser. En recevant le relevé suivant, nous avons constaté que le remboursement avait été effectué en double et même plus. Mon mari a donc appelé pour signaler cette anomalie d’une valeur d’une centaine de dollars… Au téléphone, la préposée est désemparée, ne sachant pas comment traiter ce cas inhabituel d’honnêteté. Elle se réfère à son superviseur et revient en disant: vraiment, monsieur, on n’a jamais vu ça… alors gardez le tout et passez un Joyeux Noël!

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Savoir accepter un cadeau est un art. Faites oeuvre d’humanité et acceptez ce cadeau de la part de votre institution.

GL

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