Comment bien dormir à bord des avions ?

Avouons-le : il n’est pas évident de fermer l’œil du haut des airs! Les conseils du professeur Vincent Walsh, spécialiste londonien des ondes cérébrales.

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Photo : Getty Images

Après avoir sondé les humeurs aériennes de ses passagers avec sa «couverture du bonheur», British Airways a récemment demandé au professeur Vincent Walsh, un spécialiste londonien des ondes cérébrales, d’y aller de ses conseils pour s’assurer de bien dormir à bord des avions.
Art_de_vivre

En attendant que les récentes découvertes sur un prétendu gène du décalage horaire s’avèrent judicieuses, en voici un aperçu, tel que rapporté par Skift.

– Prenez un repas léger avant de monter à bord (pour ne pas avoir à attendre le repas, s’il y en a un…).

– Si possible, présélectionnez un siège qui s’incline — ce n’est généralement pas le cas au bout des sections —, voire qui s’allonge à 180 degrés (à condition de pouvoir s’offrir la classe affaires ou première).

– Retirez vos chaussures pour améliorer la circulation sanguine.

– Ne buvez pas d’alcool ou de boissons contenant de la caféine (café, thé, boissons gazeuses, etc.).

– Si vous êtes éveillé, hydratez-vous bien (mais pas trop, pour ne pas avoir à aller au petit coin à tout bout de champ).

– Ne regardez pas l’écran vidéo et n’utilisez ni votre téléphone ni votre tablette électronique.

– Éteignez les lumières, baissez le volet et enfilez un masque (à se procurer préalablement, puisque rares sont les transporteurs qui le fournissent).

– Portez des bouchons aux oreilles ou écoutez des pièces de musique relaxantes — idéalement avec des écouteurs qui annulent les sons ambiants.

– Si vous prenez des somnifères, faites-le une fois à destination (si celle-ci est à l’ouest) ou à bord de l’avion, à l’heure où l’on se couche à destination (si vous voyagez vers l’est).

– Si vous êtes un voyageur assidu, faites de tout ce qui précède une habitude régulière.

Au soutien de ses recommandations, le professeur Walsh s’explique : afin de faciliter l’adaptation du cerveau humain à un autre fuseau horaire, il faut l’exposer à un minimum de distractions… et de sources lumineuses.

Évidemment, la plupart des suggestions du spécialiste vont à l’encontre du réflexe premier de tout passager lambda pour tuer le temps : voir un film tout en s’offrant un repas, deux des rares plaisirs qu’on peut se permettre à bord, surtout en cette ère où bon nombre de transporteurs rivalisent d’imagination pour nous divertir et améliorer leur restauration.

Mais les films ne sont pas toujours à la hauteur de l’altitude à laquelle volent les avions, et bonne chère ne rime pas toujours avec déplacement dans les airs. En conséquence, un bon livre pourrait être la solution idéale pour passer le temps et ne pas surexciter sa matière grise.

Et pour ceux qui ne peuvent s’empêcher d’utiliser leur écran vidéo, British Airways a tenté de couper la poire en deux en proposant une chaîne Slow Travel — une tendance lourde en Norvège — montrant de lents et reposants paysages défilant à un rythme languide, et qui hypnotise les passagers jusqu’à ce qu’ils sombrent dans un profond sommeil…

Pour consulter mes autres billets sur les trucs et astuces pour dormir à bord d’un avion, cliquez ici et ici.

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À propos de Gary Lawrence

Journaliste indépendant, Gary Lawrence a foulé le sol des sept continents de la planète et de plus de 90 pays. Ex-rédacteur en chef d’un magazine spécialisé en tourisme, il a aussi été rédacteur en chef francophone d’un service de presse touristique et a signé à ce jour des centaines d’articles portant sur les voyages, dont plusieurs dans L’actualité. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @LawrenceGary.

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J’ai lu quelque part que les somnifères étaient à proscrire en avion puisqu’en nous plongeant dans un profond sommeil, ils nous empêchent de marcher et de se délier les jambes, augmentant ainsi les risques de flébites. Qui croire?

Je suis un voyageur assidu sur l’Europe, une petite Gravol traditionnelle (et non la version sans somnolence) fait le travail de nous assoupir pour pouvoir dormir. Cette suggestion a été faite par mon medecin. Je quitte Montréal vers 17h, après le repas, je prend ma Gravol; je mets le masque et les bouchons et je m’endors facimlement

Pour diminuer la possibilité de phlébite, je prend toujours deux aspirines une demi heure avant de monter dans l’avion. L’aspirine, comme on le sait, rend le sang plus clair. J’en ai parlé à mon doc et elle a trouvé l’idée très bonne.