Costa Rica : aider les animaux blessés, un à la fois

Au Costa Rica, un couple a mis sur pied le Jaguar Rescue Center, une sorte de centre d’accueil pour animaux éclopés, orphelins ou blessés.

Art_de_vivreQuand ils se sont rencontrés, Encar, une Espagnole, et Sandro, un Italien, ne s’attendaient pas à s’installer pour de bon au Costa Rica. Encore moins à y fonder une sorte d’hôpital pour animaux éclopés, orphelins ou blessés.

Mais lorsque les habitants des environs de Puerto Viejo ont su qu’un couple de biologistes européens s’était établi dans leur région du sud-est du pays, ils ont commencé à lui amener toutes sortes de bêtes, trouvées dans toutes sortes de circonstances : un caïman dans une piscine, une tortue géante saisie dans le coffre de la voiture d’un braconnier, un jeune ocelot qui avait perdu sa mère…

Un bébé ocelot - Crédit: Jaguar Rescue Center
Un bébé ocelot – Crédit : Jaguar Rescue Center

Devant tant de demandes, et parce qu’ils étaient venus au Costa Rica précisément pour s’impliquer dans la protection de la faune, Encar et Sandro ont donc finalement transformé une grande maison en «centre d’accueil» pour animaux en détresse : le Jaguar Rescue Center.

Comme son nom ne l’indique pas, cette sorte d’hôpital et de centre de réadaptation pour animaux, fondé en 2008, accueille une grande variété de bêtes, petites et grandes. Appuyés par des bénévoles locaux et des volontouristes venus d’un peu partout dans le monde, et aidés financièrement par des donateurs privés, Encar et Sandro ouvrent également leurs portes aux visiteurs.

Ils peuvent ainsi sensibiliser ces derniers à la protection animalière tout en finançant leur centre, mais aussi faire découvrir la biodiversité costaricaine (l’une des plus riches de la planète).

De nombreux oiseaux, dont des toucans, fréquentent d'eux-mêmes le site du Jaguar Rescue Center - Crédit: Jaguar Rescue Center
De nombreux oiseaux, dont des toucans, fréquentent d’eux-mêmes le site du Jaguar Rescue Center. – Crédit : Jaguar Rescue Center

Le Jaguar Rescue Center se déploie dans un environnement à mi-chemin entre le zoo et la réserve animalière, et on le visite la conscience en paix, puisqu’on sait que tous les animaux présents sont mieux ici qu’en liberté — pour un temps, du moins.

Parmi les vedettes du centre figurent bien sûr quelques grands félins, qui comptent parmi les bêtes les plus menacées d’Amérique centrale, mais aussi d’agiles atèles qui ne se lassent pas de se donner en spectacle ; des bébés singes qui portent la couche et qu’on nourrit au biberon ; la célèbre rainette aux yeux rouges, emblème du Costa Rica ; des serpents fascinants, comme le terrible fer-de-lance ; et ces suaves et lentes créatures que sont les paresseux, très nombreux au pays.

Certains animaux — comme un singe hurleur aveugle, une chouette trop bruyante pour chasser ou encore Coco, le croco «coq-l’œil» — vont finir leurs jours au centre, parce qu’ils ne pourront jamais retourner dans la nature, où ils seraient en péril. Mais tous les autres pensionnaires seront ultimement relâchés dans la réserve naturelle voisine de La Ceiba, une fois réadaptés, laissant leur place à d’autres bêtes en mal de soins et de protection…

Pour visiter le site du Jaguar Rescue Center, cliquez ici.

Pour jeter un coup d’œil au Sloth Sanctuary, un centre de réadaptation pour paresseux situé à une trentaine de minutes du Jaguar Rescue Center, c’est par là.

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Le blogueur Gary Lawrence parcourt présentement le Costa Rica en famille. Il relatera plusieurs de ses expériences ici, au cours des prochaines semaines.

 

 

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