Des croustilles pêchées dans le Saint-Laurent

Oubliez les croustilles à saveur de bacon ou de pizza. Les grignoteurs québécois pourraient bientôt croquer des chips de crevettes de Matane !

Illustration : Stéphanie Aubin pour L'actualité

La transformation de la crevette nordique engendre un grand volume de carapaces et de restes de chair. En collaboration avec le Centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec, Paul Resseguier, étudiant de maîtrise en gestion des ressources maritimes de l’Université du Québec à Rimouski, a utilisé ces restes pour créer une croustille.

En les broyant avec de l’amidon, on obtient une pâte de couleur rosée. Cuite à l’air chaud, elle se transforme en croustilles qui conservent non seulement le goût, mais aussi certaines propriétés nutritives de la crevette, riche en protéines et en oméga-3. Paul Resseguier souhaite maintenant qu’un entrepreneur commercialise ses croustilles. Ce type de chips est très populaire en Asie du Sud-Est. Reste à savoir si les palais du Québec sont prêts à accueillir ce produit à la fois local et exotique !

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5 commentaires
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au moins des aliments (croustilles) bon pour la santé, meilleurs que toutes les autres
il faudrait trouver une compagnie qui s’en occupe,

Des crevettes de Matane? Hum….pas vraiment! Les crevettes nordiques proviennent plutôt de Sept-Îles! Il n’y a pas de crevettes à Matane! #FausseCroyance

Les crevettes de Matane sont effectivement des crevettes nordiques qui proviennent de Sept-Îles. Mais si elles sont appelées « crevettes de Matane » c’est pour leur transformation à l’usine de Matane et avec une méthodologie de conservation qui a été créée à Matane.

Ce n’est pas tout à fait une fausse croyance. Par le passée, la crevette se pêchait dans tout l’estuaire du St-Laurent et même dans le Saguenay. La pollution a eu raison de la crevette du Saguenay le jour où on a décidé de l’interdire pour cause de contamination au mercure et autres produits chimiques (Alcan).

Comme pour la plupart des espèces de poissons et de fruits de mer, la pollution et la surpêche des années 60, 70 et 80, a pratiquement fait disparaître la rentabilité d’une pêche commerciale d’un bon nombre d’entre elles, y compris la crevette nordique dans plusieurs zones de pêche. La crevette y est toujours présente mais la rentabilité d’une pêche commerciale n’est pas au rendez-vous à chaque année. On va donc pêcher de plus vers l’est. Lorsqu’on a commencé, il y a plusieurs décennies, à transformer la »crevette de Matane », il y avait bel et bien de la crevette en quantité suffisante autour de Matane.