Des idées pour voyager en autonomie au Québec

En cet été pas comme les autres, comment maximiser ses chances de réussir ses vacances ? En étant le plus autonome possible, par exemple. Voici quelques pistes à suivre pour parer à bien des éventualités.

Photo : Nick Dunlap / Unsplash

Alors que chaque semaine apporte son lot de bonnes nouvelles en lien avec le déconfinement (dernière en date : le « corridor » pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine), la perspective de se buter à des hôtels fermés, complets ou mal désinfectés inquiète certains vacanciers en train de planifier leur été. Sans compter que si le coronavirus décide de se remontrer le bout de la couronne, des pans entiers d’une région pourraient redevenir inaccessibles. Que faire alors pour éviter de rentrer bredouille de ses vacances ?

Le véhicule récréatif (VR)

Photo : Rob Hayman / Unsplash

Pour demeurer autonome et isolé en famille, se déplacer sans se casser la tête, changer d’itinéraire en un tournemain, traîner avec soi son bloc sanitaire et avoir l’embarras du choix pour passer la nuit, le véhicule récréatif (alias VR ou camper) s’avère tout indiqué.

Équipé d’une cuisinette, d’une toilette, d’une douche, de lits et d’un tas d’autres commodités dans certains modèles (télé, wifi, panneaux solaires, génératrice, etc.), le VR permet aussi de passer la nuit n’importe où, là où la législation municipale le permet, si les campings sont rares ou affichent complet dans le secteur visité.

Car même s’il est interdit de stationner son VR pour la nuit dans la plupart des aires de repos et dans bien des municipalités, certains centres d’achat, arénas, églises, bureaux d’information touristique et restaurants le tolèrent sur leur stationnement (il faut bien s’informer et demander auparavant). En outre, des fermiers et producteurs régionaux, recensés sur le site terego (site payant) ou Harvest Hosts, offrent aussi de passer gratuitement la nuit sur leur domaine, tandis que des sites communautaires comme Free Campsites listent des sites gratuits (à vérifier à chaque fois).

Des services de location (comme Cité Caravane ou l’agence de voyages de la Fédération québécoise de camping et de caravaning) proposent des modèles de VR de toutes tailles, et il existe même des sites où on peut louer directement d’un particulier, comme rvezy.com.

Vivre la vanlife

Photo : Nick Dunlap / Unsplash

Proche parente du VR, la fourgonnette aménagée (alias van, minivan ou camper van, en bon français) ne cesse de gagner en popularité, au Québec et ailleurs dans le monde. Née du même besoin de liberté et d’autonomie que les gros véhicules récréatifs, elle est cependant plus discrète, plus facile à manœuvrer et à garer et convient davantage aux personnes seules, aux couples ou aux familles avec un jeune enfant.

Certains services de location permettent de tester la formule, avec divers degrés de confort et de commodités. Les fourgonnettes aménagées de Vanlife MTL sont par exemple fort bien équipées (cuisinette, douche extérieure, panneaux solaires…) tandis que celles de Rikiki campers sont… plus rikiki, comme leur nom l’indique.

La vanlife en forfaits

Photo : Terres d’aventure

Avec la pandémie, bien des agences et voyagistes qui envoient les Québécois à l’étranger se sont retrouvés dans l’embarras. Certains ont rapidement compris que les Québécois voyageraient chez eux cet été et ils se sont adaptés à la vitesse grand V.

Pour leur permettre de s’« auto-isoler » et de demeurer autonomes, mais aussi pour leur faciliter la vie en leur fournissant un itinéraire et des excursions ou activités de plein air, Terres d’aventure vient tout juste de lancer des forfaits « van de luxe », avec carnet de bord indiquant les arrêts à ne pas manquer en cours de route. On suit l’itinéraire à son rythme et les nuitées sont réservées à l’avance dans un camping ou chez un agriculteur.

Deux régions sont présentement proposées, soit Charlevoix et le Bas-Saint-Laurent, qu’on parcourt à bord d’une Mercedes Sprinter tout équipée (cuisinette, salle à manger, salle de bain rétractable, etc.). Le grand frère de Terres d’aventure, Voyageurs du Monde, proposera bientôt de semblables voyages clé en main dignes d’un camping cinq étoiles, mais en mode art de vivre et avec un degré plus élevé de luxe et de commodités.

Le réseau d’agences Club Aventure vient aussi d’inaugurer un service de location de véhicules aménagés, de la fourgonnette pour deux à quatre personnes à la boîte de camionnette habitable. La location s’accompagne de conseils de voyage et de propositions de circuits en sept thématiques, en collaboration avec des partenaires locaux, un peu partout au Québec.

Une tente sur le toit

Photo : Facebook / Vanlife MTL

Amalgames entre l’esprit de la fourgonnette aménagée et celui du camping, les véhicules d’eCamp comportent un petit lavabo et une glacière de même qu’une tente escamotable fixée sur le toit. Club Aventure propose également la location de VUS avec tente sur le toit alors les 4 X 4 (Jeep ou Toyota Rav4) de Jeeplife MTL intègrent aussi ce type d’équipement.

Libre comme l’air à vélo

Photo : Victor Xok / Unsplash

Pendant le confinement, et dès que la température l’a permis, le vélo est rapidement devenu le moyen de transport préféré d’un grand nombre de Québécois. Les agences et voyagistes spécialisées dans le voyage à vélo à l’étranger l’ont bien vu et ils ont promptement adapté leurs forfaits « en liberté » à certaines régions du Québec.

Tant chez Vélo Québec Voyages que chez Ekilib/Sur la route, cette formule permet aux cyclotouristes de partir mouliner l’esprit tranquille en suivant un itinéraire qui les mènera chaque soir à un gîte, une auberge ou un hôtel réservé à l’avance, et où leurs bagages sont acheminés au quotidien.

Au-delà des parcs nationaux

La carte annuelle de la Sépaq est présentement offerte à 50 % de rabais, mais la menace d’une grève plane toujours, au-delà de la mi-juillet. Et même si celle-ci n’a pas lieu, il y a fort à parier que les parcs nationaux du Québec seront fort fréquentés, cet été. Pour randonner, pagayer et parfois même pédaler en autonomie, d’autres alternatives s’offrent aux Québécois : le réseau des parcs régionaux d’abord, mais aussi ceux des zecs et des pourvoiries, qui s’ouvrent de plus en plus aux activités de plein air.

Pour suivre le déconfinement à mesure qu’il progresse : quebec.ca/coronavirus