Des livres pour mieux voyager cet été

Une recension d’ouvrages qui donnent le goût de prendre le large, dont Le voyage pour les filles qui ont peur de TOUT, 110 pays — 6 000 idées et No comprendo, no problemo.

Art_de_vivre110 pays, 6 000 idées, des heures de plaisir
Sorte de croisement entre le guide de voyage et le beau livre, le GEOBOOK 110 pays — 6 000 idées (nouvelle édition) regroupe autant d’invitations au voyage en un seul ouvrage. D’abord par l’entremise des 300 photos qu’on y trouve ; ensuite par la déclinaison d’une foule d’activités à faire et d’endroits à voir ; mais aussi avec des trucs pratiques, des conseils d’experts et des tableaux pour aider à choisir un pays selon ses centres d’intérêt. Une section sur les nouvelles envies de voyage (comme les séjours au cœur des tribus) complète le tout, sans compter le «pour» et le «contre» de chaque pays recensé — voire les précautions à prendre dans certains cas.

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L’art du voyage expliqué aux dégonflées
Elle trouvait qu’il lui restait encore quelques heures par jour (ou plutôt par nuit) de temps libre, alors Marie-Julie Gagnon s’est dit : «Tiens, pourquoi ne pas écrire un nouveau livre ?» Infatigable blogueuse-chroniqueuse-reporter-auteure voyages, cette technomade-bourlingueuse s’est donc assise avec Ariane Arpin-Delorme, une consultante, formatrice et conférencière voyages, pour pondre à quatre mains Le voyage pour les filles qui ont peur de TOUT.

Rédigé en mode léger et humoristique, l’ouvrage dévoile mille et un bons plans, tuyaux et astuces pour secouer les puces des poltronnes patentées et les convaincre que rien ne vaut la route avec un baluchon sur l’épaule. La preuve : toutes deux sont, de leur propre aveu, d’éternelles trouillardes — mais des trouillardes qui s’assument et qui vainquent leurs peurs chaque fois qu’elle mettent les bouts. Entre autres choses, les deux femmes citent les conseils de plusieurs collègues habituées aux déplacements, et elles brossent le portrait de 18 voyageuses types (de la phobique à gogo à la fauchée, en passant par la Miss cocktails des îles et la «serial shoppeuse»).

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Le voyage, c’est dans la poche
Qui a dit que les guides imprimés sur papier étaient en déclin ? Certainement pas Lonely Planet et les éditions Ulysse, qui continuent d’alimenter les imprimeurs du globe — preuve que la demande est là, du moins dans certains créneaux. Celui des petits guides urbains pratiques, qui se glissent aisément dans une poche, en fait sans nul doute partie.

Chez Ulysse, on vient ainsi d’ajouter de nouveaux titres dans la série «Escale», avec Paris (écrit par le fils de Christian Rioux, correspondant du Devoir dans la Ville lumière), Prague, la Nouvelle-Orléans et Philadelphie. Ces ouvrages sont également offerts en format numérique.

Chez Lonely Planet, la collection «En quelques jours» permet aussi de découvrir en un clin d’œil (et en français) des villes connues, comme Istanbul, Barcelone, Berlin, Prague, Washington et Las Vegas, ou moins courues, comme Lilles et Nantes. Aussi en format numérique.

Cela dit, les deux éditeurs maintiennent la publication d’autres guides plus complets et de plus grand format, comme ceux de la collection «L’Essentiel» (chez Lonely Planet), laquelle intègre de 150 à 200 photos par guide. Elle vient de prendre encore de l’expansion, avec des guides sur la Corse, Bordeaux/Gironde/Landes, la Bretagne, le Languedoc-Roussillon et la Thaïlande. Par ailleurs, le même éditeur a récemment lancé ou réédité (en français) les guides Ouest canadien et Ontario, Argentine, Budapest, Moscou, Saint-Pétersbourg et Chypre, pour ne nommer qu’eux.

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No comprendo, no problemo
Dans un proche registre des recueils g’palémo (publiés il y a quelques années par Le Guide du Routard), les éditions TANA proposent cette année No comprendo, no problemoun petit guide qui se déplie comme une carte et qui comprend 400 pictogrammes correspondant à autant de situations associées à des besoins de base, en voyage. Ne reste plus qu’à pointer du doigt ce qu’on désire à un interlocuteur qui ne parle que le farsi ou le serbo-croate, que ce soit pour se nourrir, se loger, visiter, sortir en boîte, se délier les muscles ou magasiner. Rigolo et sûrement pratique en Chine rurale ou en Transnistrie — même si on dit no problema, et non no problemo, en espagnol.

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36 heures aux États-Unis et au Canada
Voici le genre de grosse brique qu’on se plaît à déposer sur ses genoux, le postérieur bien enfoncé dans un gros canapé, par un dimanche pluvieux. Immense recension de textes publiés dans le New York Times (sous la rubrique «36 Hours») et traduits en français par Taschen, l’ouvrage nous fait parcourir une foule de destinations à explorer, le temps d’une fin de semaine. Forcément, le style est vif, concis et pratico-pratique, et il va droit au but : pas de temps à perdre, il faut aller à l’essentiel. C’est ce qu’on fait ici avec Montréal, Chicago, Denver, Winnipeg et Santa Fe, mais aussi avec Duluth (Minnesota), l’île de Saint-Simon (Géorgie), Homer (Alsaka) et Boise (la capitale de l’Idaho — avouez que vous ne le saviez pas).

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