Le Québec d’île en île

Louer un îlot privé, s’aimer à l’île de l’Amour, pagayer dans des bayous, explorer des îles sauvages, se relaxer sur des plages sablonneuses…Prêt pour des vacances dépaysantes ?

À seulement 12 km à vol d’oiseau du centre-ville de Montréal, les îles de Boucherville recèlent une richesse écologique insoupçonnée. (Photo: SÉPAQ)

Cet été, partez à l’aventure dans les archives de L’actualité pour (re)découvrir les grands classiques estivaux du Québec.

Les îles du lac Saint-Jean

Fin XIXe siècle, l’un des pionniers du tourisme au Québec, Horace Jansen Beemer, érige au large d’Alma, sur une île qui porte désormais son nom, une auberge luxueuse de 36 chambres. Situé à l’embouchure de la Grande Décharge, habitat de prédilection de la ouananiche, l’hôtel attire les riches touristes américains et européens qui y font des pêches miraculeuses. Mais l’aventure se termine rapidement. L’Américain éprouve des difficultés financières, son établissement ferme et sera démoli dans les années 1940. Aujourd’hui, cette époque faste est presque tombée dans l’oubli, tout comme les îles du lac Saint-Jean.

Pour qui veut se réincarner en Robinson Crusoé, les îles du lac Saint-Jean, dont l'île Beemer, ont su préserver leur aspect sauvage. (Photo: photographesg.ca)
Pour qui veut se réincarner en Robinson Crusoé, les îles du lac Saint-Jean, dont l’île Beemer, ont su préserver leur aspect sauvage. Photo: photographesg.ca

Or, cet archipel, qui s’étend sur une vingtaine de kilomètres du nord au sud, d’Alma jusqu’à Saint-Gédéon, refait tranquillement surface sur les cartes touristiques. Une trentaine d’îles et d’îlots seront prochainement intégrés, en 2016 ou 2017, selon les plus optimistes, au parc national de la Pointe-Taillon. « Malgré leur fréquentation par les gens du coin, les îles ont préservé leur caractère sauvage », affirme François Guillot, directeur du parc. On pourrait se croire à l’épo­que de Beemer.

Ces îles, rocailleuses ou sablonneuses, constituent un décor de rêve pour le kayak de mer, avec leurs plages, l’eau étonnamment chaude du lac Saint-Jean et leur proximité du littoral. On n’y fait peut-être plus des pêches comme dans le temps, mais la ouananiche effectue un retour en force depuis quelques années. Du poisson frais au menu, que demander de plus ? Équinox Aventure offre des forfaits de découverte des îles, à la journée (location d’embarcations à l’heure ou à la journée) ou avec séjour en camping (139 $ par personne).

Île d'Entrée îles de la Madeleine

Jouer aux joyeux naufragés

Une île du parc régional du Poisson Blanc, où les îles ont su garder leur aspect sauvage. (Photo: Parc régional du Poisson blanc)
Une île du parc régional du Poisson Blanc. Photo: Parc régional du Poisson blanc

Vous croyez que seuls les riches peuvent se payer des vacances sur une île privée ? Détrompez-vous. Au parc régional du Poisson Blanc, dont le territoire se par­tage entre les Laurentides et l’Outa­ouais, on démocratise le tourisme insulaire en offrant aux aventuriers la réservation, pour quelques heures ou quelques jours, d’une île à leur usage exclusif. On dresse la tente dans une forêt de pins, on se baigne en eau pure et on joue à Robinson Crusoé, dans une zone où l’emprise de l’homme est encore peu visible.

On accède à son île attitrée par la force des bras, en canot, kayak ou planche à rame, à partir de l’accueil situé à Notre-Dame-du-Laus. Mais l’effort en vaut la peine. Tous les emplacements de camping occupent des lieux de choix, comme des pointes sablonneuses ou des caps rocheux, parsemés dans une étendue d’eau de 85 km2. Les grands espaces canadiens dans ce qu’ils ont de meilleur.

Le parc régional du Poisson Blanc loue les embarcations et propose des séjours guidés comprenant bouffe, cueillette de fruits sauvages et sauna de pierres chaudes au prix de 395 $ par personne. Il n’y manque que le voilier de luxe !

Harrington Harbour, l’île de la séduction

Déjà, à elle seule, l’approche à bord du navire ravitailleur Bella Desgagnés est spectaculaire. Dans le chenal qui mène au havre naturel de Harrington Harbour, la coque passe à une dizaine de mètres d’une haute falaise de roc fouettée par les vagues. « À cause des courants, c’est l’un des passages les plus périlleux de toute la Basse-Côte-Nord », assure le jeune capitaine François Nadeau.

Puis, les maisonnettes colorées commencent à émerger du brouillard matinal, comme si on arrivait en Islande ou au Groenland. « D’autres diraient que ça ressemble surtout à certains ports de pêche de Terre-Neuve », indique Karen Turriff, guide de l’agence Voyages CoSte, en poste à bord du Bella Desgagnés.

Comme bien des habitants d’autres villages de la Basse-Côte-Nord, ceux de Harrington Harbour descendent de pêcheurs terre-neuviens venus s’établir ici, au XIXe siècle, à la recherche de meilleures conditions de vie que dans leur grande île. De nos jours, Harrington Harbour vit encore essentiellement de la pêche, mais dans une double insularité, à la fois géographique et linguistique : tout le monde, ou presque, n’y parle qu’anglais.

Au Québec, tous ou presque ont aussi au moins entendu parler de ce village, depuis qu’on y a filmé La grande séduction, en 2003. Aujourd’hui, la plupart des visiteurs viennent d’abord ici pour marcher dans les lieux de tournage de la Sainte-Marie-la-Mauderne du film, de l’église du Christ à la maison laide en passant par la caisse populaire, toujours en activité.

Mais on vient aussi pour admirer le défilé des icebergs au printemps, prendre une bière au resto-bar (quand il est ouvert) ou fouler du pied tous ces trottoirs de bois qui tiennent lieu de réseau routier, entrecoupé ici par des sections sur le roc nu, là par des ponts tout en poutres où le fédéralisme a toujours cours, malgré l’éloignement. « Quand ces ponts enjambent un cours d’eau, ils sont de compétence fédérale ; dans tous les autres cas, ils relèvent de Transports Québec », précise Monica Anderson, animatrice de radio et guide locale.

Harrigton Harbour. (Photo: ATRD/Alain Danais)
Harrington Harbour, en Basse-Côte-Nord. Photo: ATRD/Alain Danais

Aucune voiture ne circule sur ces allées de bois, utilisées par de nombreux quads, une poignée de cyclistes et de rares piétons. Le long de ce réseau de trottoirs, d’étranges tuyaux courent aussi entre les maisons. « En 2014, nous avons finalement eu l’eau courante ; avant, il fallait s’approvisionner à l’une des citernes du village », ajoute Monica Anderson. Recouverts d’une gaine chauffante pour éviter le gel l’hiver, beaucoup de tuyaux ne peuvent être enterrés, l’essentiel des maisons étant construites sur d’immenses morceaux de roc…

Arpenter ce village peuplé de moins de 300 âmes permet également de découvrir le mode de vie des collectivités isolées. Ainsi, le centre d’interprétation de la Maison Rowsell relate l’histoire de ce village fondé en 1871, avec une collection de photos, d’artéfacts et d’objets divers, dont une vieille motoneige. Celle-ci rappelle que les échanges et les approvisionnements sont plus simples l’hiver, grâce aux ponts de glace et à la Route blanche, balisée par le ministère des Transports dès qu’il a assez neigé.

Même si Harrington Harbour compte deux magasins généraux, on n’y trouve pas de tout. Dans bien des cas, il faut utiliser le commerce en ligne, non sans user de quelque stratagème. « Ici, tout le monde a le même code postal et personne n’a d’adresse municipale, mais puisqu’il en faut une pour acheter sur Internet, on l’invente ! » dit Monica Anderson. Celle-ci pourrait se faire envoyer un colis au 12, boulevard René-Lévesque, Harrington Harbour, et elle le recevrait…

La localité a aussi accueilli le premier hôpital de la Basse-Côte-Nord, en 1907. Aujourd’hui, la présence du centre hospitalier et d’une usine de transformation de poissons, celle de la Coopérative communautaire de fruits de mer, assurent au village une relative stabilité économique, tout en limitant l’exode rural — tout le contraire des autres municipalités de la Basse-Côte-Nord. En 2007, le village d’Aylmer Sound, à 11 km de là, a même été fermé par l’État, un événement qui soulève encore les passions.

Harrington Harbour a lui aussi failli disparaître, en 1973, quand un incendie s’est déclaré dans le lieu de culte de l’Église unie, à deux pas de deux gros réservoirs à carburant. Seule l’église a finalement été la proie des flammes. « Plusieurs ont vu là une intervention divine, dit Monica Anderson. Beaucoup croient que Dieu a dû se dire : s’il faut prendre une maison pour sauver les autres, que ce soit la mienne… »

Île Saint-Bernard

L'île Saint-Bernard, dans l'archipel de Montréal. (Photo: Jacques Turcot)
L’île Saint-Bernard, dans l’archipel de Montréal. (Photo: Jacques Turcot)

Sur la Rive-Sud, à Châteauguay, cet ancien lieu de retraite des Sœurs Grises renferme l’un des milieux naturels les mieux conservés de l’archipel de Mont­réal. On l’explore en parcourant ses huit kilomètres de sentiers.

Îlots de spiritualité chez les Attikameks

L'île de Matakan est si isolée qu'il faut s'y rendre par hydravion ou par hors-bord. Mais une fois sur place, le vacancier plonge dans le mode de vie ancestral des Attikameks. (Photo: Aurélie Mayoke Debusschère)
L’île de Matakan est si isolée qu’il faut s’y rendre par hydravion ou par hors-bord. Mais une fois sur place, le vacancier plonge dans le mode de vie ancestral des Attikameks. (Photo: Aurélie Mayoke Debusschère)


« Parfois, lorsqu’ils sortent de leur tipi en se levant le matin, des touristes européens se mettent à pleurer, tant le choc culturel est grand sur l’île de Matakan ! » raconte Jean-Michel Perron, porte-parole de Tourisme Manawan. Il faut dire qu’après huit heures d’avion, quatre heures de route et une traversée nocturne en hors-bord jusqu’à cette île perdue au beau milieu de l’immense lac Kempt, il y a de quoi être bouleversé, pour des touristes fraîchement débarqués du Vieux Continent.

Même si pour le Québécois moyen le choc demeure moins intense, il n’en demeure pas moins inspirant, tellement la reconstitution de ce campement pouvant accueillir 14 personnes est réussie. Mais surtout, les échanges et expériences avec les Attikameks, eux, sont tout à fait authentiques : on part installer les filets à pêche le soir avant de les retrouver remplis de dorés le lendemain matin ; on passe en revue les plantes médicinales ; on observe les étoiles en rabaska ; on apprend quelque rudiment d’artisanat ou de langue attikamek… Le tout sur fond de spi­ritualité amérindienne et de proximité avec l’environnement. «Les échanges avec les Attikameks sont le point fort de tout séjour ici», insiste Jean-Michel Perron.

Géré par Tourisme Manawan, organisme qui appartient à la communauté attikamek de Manawan, dans Lanaudière (2 600 habitants), le site traditionnel de l’île de Matakan a aussi une petite voisine, l’île de l’Amour. Depuis quelques années, ce minuscule îlot privé permet à deux privilégiés de séjourner dans l’isolement total, mais en tout confort. Il abrite un tipi de luxe avec un très grand lit, un bloc sanitaire avec douche alimentée à l’énergie solaire ainsi qu’une terrasse donnant sur la rive voisine, à 100 m. « Tous les jours, on y voit quelque chose : un ours brun, un loup, un chevreuil, un aigle, un pygargue… » assure Jean-Michel Perron.

Les hôtes ont droit à un guide attitré, qui leur apporte tous les repas à leur convenance et qui demeure à leur disposition en tout temps. Mieux : il est possible d’organiser sur place une véritable cérémonie de mariage traditionnel attikamek, costumes et joueurs de tambour inclus. Célébré par le chef de bande, qui a le même statut qu’un maire au Québec, ce mariage est reconnu civilement, y compris en France et en Allemagne. Quant à la famille et aux invités des futurs époux, ils peuvent séjourner soit sur l’île de Matakan, soit à l’Auberge du lac Taureau.

L’île de Matakan et l’île de l’Amour sont situées à 22 km de Manawan, elle-même à 87 km au nord de Saint-Michel-des-Saints et à 270 km de Montréal. (Tarifs : 3 jours/2 nuits avec repas sur l’île de Matakan : 400 $ par personne ; 4 jours/3 nuits VIP avec repas sur l’île de l’Amour : 1 200 $ par personne. Tous les profits sont remis à la communauté de Manawan.)

Île aux perroquets encadréSept-Îles version grande nature

Après un long trajet sur la route 138, l’arrivée dans le chef-lieu de la Côte-Nord ne suscite guère l’émerveillement. Besogneuse et industrielle, Sept-Îles ressemble à une banlieue échouée sur les rives du Saint-Laurent. Or, pour trouver matière à voir, il faut regarder au large, où se trouve sa plus grande richesse : son archipel.

Parmi ses sept îles, une seule, La Grande Basque, accueille les randonneurs, sur 12 km de sentiers. On y accoste en bateau pneumatique afin de l’explorer en quelques heures, en contemplant les vues à partir de ses belvédères surplombant la mer, en visitant ses six magnifiques plages à l’eau glaciale et en observant baleines, phoques et oiseaux marins. L’expérience suprême est d’y passer la nuit en camping sauvage ou en tente de luxe (location auprès de Tourisme Sept-Îles), avec le bruit des vagues comme fond sonore.

On gagne La Grande Basque depuis le Vieux-Quai de Sept-Îles. Les Croisières du capitaine nous y mènent directement en 10 minutes (25 $ par adulte, 15 $ pour les 6 à 13 ans) ou en nous faisant découvrir, durant une excursion de deux heures, le reste de l’archipel, dont l’île du Corossol. Cette réserve écologique abrite sur ses falaises une colonie de petits pingouins ainsi que des eiders à duvet et des guillemots à miroir. C’est l’équivalent nord-côtier de l’île Bonaventure de Percé, sans la foule de touristes.

L’archipel sert de havre à une entreprise inusitée : la ferme maricole Purmer, qui fait l’élevage de moules bleues et le grossissement de pétoncles dans les eaux autour de l’île La Grosse Boule. Les propriétaires invitent les curieux à découvrir leur usine flottante, à déguster des produits de la mer et à passer la nuit dans une de leurs yourtes. Preuve que Sept-Îles, c’est bien plus qu’une banlieue.

Camping sous la lueur de la ville

Les «bayous» des îles de Boucherville, où il fait bon pagayer. (Photo: SÉPAQ)
Les «bayous» des îles de Boucherville, où il fait bon pagayer. Photo: SÉPAQ

Cerfs de Virginie, castors, rats musqués, coyotes, tortues, martins-pêcheurs, alouette ! La richesse écologique que renferme l’archipel des îles de Boucherville, à 12 km à vol d’oiseau du centre-ville de Montréal, est incroyable. Ce n’est pas pour rien que les Amérindiens utilisaient ces îles comme lieu de campement afin d’y chasser, d’y pêcher et de faire du troc.

Si les tribus anciennes n’y dres­sent plus leurs tentes depuis belle lurette, les campeurs y effectuent un retour en grand depuis l’été dernier. Le parc national des Îles-de-Boucherville a procédé en juillet 2015 à l’ouverture de son premier terrain de camping, à un jet de pierre du site archéologique Boucher-de-Grosbois. Il s’agit du seul camping urbain de la métropole, où le gyrophare de la Place Ville-Marie éclipse les étoiles.

Au milieu du Saint-Laurent, il règne une atmosphère de bout du monde. Aucune route ne dessert le camping et l’électricité ne s’y rend même pas. Les installations sanitaires fonctionnent à l’énergie solaire et au propane. Pour y accéder, on transporte les bagages à pied, à vélo ou encore en canot ou kayak sur trois kilomètres, à partir de l’île Sainte-Marguerite. Si près, mais si loin de la ville en même temps. «Rassurez-vous, les téléphones cellulaires fonctionnent», dit en rigolant Daniel Groleau, directeur du parc.

Une fois sur place, on fait du vélo d’île en île en empruntant ponts et bac à câble, de la randonnée pédestre en profitant du panorama qu’offre le fleuve, et on pagaie à la découverte d’étroits chenaux, où l’atmo­sphère s’apparente à celle des bayous louisianais.

On peut aussi simplement se relaxer dans la zone de détente avec hamacs aménagée au bord du fleuve. Le parc est accessible en auto ou par navette fluviale à partir de Boucherville, Longueuil et Montréal. L’accès au parc coûte 8,50 $ par jour (gratuit pour les 17 ans et moins), tandis que la location d’un terrain de camping revient à 30,25 $ par nuit.

Îles de Berthier : l’archipel pluriel

Réputées pour abriter la plus grande héronnière d’Amérique du Nord et la plus importante halte migratoire de sauvagines du Saint-Laurent, les îles de Berthier, qui font partie des 103 îles de l’archipel du lac Saint-Pierre, ne peuvent évidemment pas toutes être visitées. On peut néanmoins se rapprocher de certaines d’entre elles à pied, à vélo ou en kayak.

Trois sentiers d’interprétation s’étirant sur 9,7 km sillonnent ainsi l’île du Milieu et l’île de la Commune, longeant des marais et des marécages où nichent 222 espèces d’oiseaux. L’accès est gratuit et il se fait par la route 158 et un pont, depuis Berthierville.

Pêche et détente sur le lac Saint-Pierre. (Photo: Tourisme Lanaudière/Jimmy Vigneux)
Pêche et détente sur le lac Saint-Pierre. Photo: Tourisme Lanaudière/Jimmy Vigneux

Le circuit cyclable des îles de Berthier couvre 80 km, dont au moins 25 km traversent les îles du Pas et Saint-Ignace, qu’on parcourt de campagne bucolique en villages patrimoniaux, de rivages en pâturages à chevaux. Un bateau passeur, La Traverse des îles (enfants : 2 $, adultes : 4 $), permet d’effectuer une chouette boucle sans s’échiner.

Enfin, Nerrivik Aventures propose des sorties en kayak de mer dans les « bayous » des îles de Berthier, où on se faufile parmi les oiseaux du refuge faunique du lac Saint-Pierre. Minimum de trois personnes. (Adultes : 75 $, 15 ans et moins : 60 $)

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Vive l’été au Québec, quand il fait beau et chaud. À part ça patate

C’est plate? Ski alpin, ski de fond, raquette, patin à glace, glissade, les feuilles d’automne, les bourgeons et fleurs du printemps, …. et j’en passe …

Pourquoi être si négatif, les étrangers nous . envient. Chaque saison a de multiples sports à .offrir. Bouger,,,,Bouger regarder ce qui se passe autour de vous

Très intéressant. Merci beaucoup pour vos textes qui font connaître les Îles du Québec.