Envie de partir en voyage à l’étranger ?

Des destinations qui accueillent à nouveau des visiteurs, des liaisons aériennes qui redémarrent, des assureurs qui couvrent les risques liés à la COVID-19 : la reprise des voyages à l’étranger est-elle en train de se concrétiser ?

Crédit : L'actualité

Depuis juin, Air Canada a repris progressivement certains vols internationaux à partir de Montréal, que ce soit vers les États-Unis, l’Europe (Paris, Londres, Bruxelles, Athènes, Rome…) ou les Antilles (notamment en Martinique et en Guadeloupe, ce mois-ci).

Récemment, Air Transat relançait des vols au départ de Montréal, en commençant par Paris et Toulouse, tandis qu’Air France, qui a toujours maintenu ses liaisons aériennes depuis le début de la crise, augmentait la fréquence de ses vols. Puis, voilà que TAP Air Portugal relie maintenant Montréal à Lisbonne trois fois par semaine, après avoir annoncé ce nouveau trajet en novembre dernier.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça sent la reprise. L’Organisation mondiale du tourisme rapporte que 40 % des destinations du globe ont assoupli leurs restrictions de voyage depuis le début de la pandémie, même si 115 pays (dont le Canada) gardent leurs frontières fermées aux touristes étrangers. En plus d’accueillir de nouveau les vacanciers, des États comme la Barbade et les Bermudes leur offrent même la possibilité de prolonger leur séjour jusqu’à un an, pour leur permettre d’y travailler à distance.

Ce n’est pas tout. Jusqu’à la fin du mois de juillet, la plupart des assureurs refusaient de couvrir les voyageurs s’ils attrapaient la COVID-19 à l’étranger, freinant du coup l’envie de ceux-ci de sauter dans le premier avion. Or, depuis le mois dernier, le géant mondial de l’assurance voyage, la Croix Bleue, permet désormais de partir à l’étranger en étant couvert contre les complications médicales résultant du coronavirus (tout en recommandant d’éviter tout voyage non essentiel). Seuls hics : il faut être exempt de symptômes avant de s’embarquer, l’assureur ne couvre pas les frais d’annulation ou d’interruption et il ne peut garantir l’accès à un hôpital, une fois sur place. Au moins un autre assureur, Medipac, offre une couverture semblable. Attention cependant : mieux vaut vérifier tous les petits détails de ces couvertures, qui pourraient varier selon l’évolution de la situation.

Dans la foulée, des chaînes hôtelières ont adhéré à pareille initiative : jusqu’au 30 avril 2021, le Club Med offre sans frais une assistance médicale d’urgence dans tous ses villages, avec remboursement des frais médicaux liés à la COVID-19, jusqu’à 75 000 euros (environ 125 000 dollars). Le groupe hôtelier Palladium, présent en Europe et dans les destinations du Sud, propose une semblable protection, également sans frais et jusqu’à 100 000 euros.

Cela dit, ce n’est pas parce qu’une destination rouvre ses frontières qu’il faut s’y ruer : à preuve, le deuxième pays le plus affecté au monde par le coronavirus, le Brésil, vient d’annoncer qu’il accueillait les visiteurs de tous les pays, à condition qu’ils arrivent par avion et qu’ils disposent d’une assurance. Mais qui a envie de courir le risque d’être infecté et de ne pas trouver un lit d’hôpital au pays du président Bolsonaro ?

Du reste, partir à l’étranger n’est pas une sinécure par les temps qui courent. D’abord, il faut s’astreindre au port du masque pendant les longues heures de vol — entre autres irritants — ; ensuite, il faut toujours se soumettre à une « quatorzaine » forcée une fois de retour au Canada — pas facile lorsqu’un seul membre de la famille part — sous peine de fortes amendes ; enfin, chaque destination impose ses conditions d’entrée.

Si les Canadiens peuvent se rendre, sans restrictions à l’arrivée, en France, en Allemagne, en Grèce, aux Pays-Bas et dans une quinzaine de pays d’Europe, un auto-isolement de 14 jours est toutefois exigé en atterrissant en Islande (à moins de se soumettre à un test de dépistage payant) ainsi qu’au Royaume-Uni.

Dans les Antilles et en Amérique latine, on peut se rendre en Jamaïque et au Mexique sans restrictions, mais un ou deux tests de dépistage sont exigés en Guadeloupe, à Sainte-Lucie et à Aruba. En République dominicaine, la température des passagers est systématiquement prise, et si elle est supérieure à 38 °C, il faut se soumettre à un test de dépistage et s’attendre à un isolement, s’il est positif.

Quant aux Canadiens qui veulent se rendre en Jordanie, ils doivent se soumettre à un test 72 heures avant leur départ, puis à un autre en arrivant à destination, et porter obligatoirement un masque dans tous les espaces publics.

Pendant ce temps, on voit toujours apparaître de nouvelles éclosions, de l’Espagne à l’Australie en passant par la Belgique et la France, et au moins quatre compagnies de croisières qui avaient repris leurs opérations ont eu à en découdre avec le coronavirus, ces derniers temps. Sans compter la menace toujours bien présente d’une seconde vague chez nous.

Tout ceci explique notamment que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rappeler qu’elle recommande de ne pas voyager à l’étranger pour des déplacements non essentiels — une consigne qui a toujours cours auprès du gouvernement du Canada. Après tout, c’est essentiellement par les déplacements des voyageurs que s’est propagé le coronavirus à travers la planète.

Même si partir à l’étranger peut être tentant ces temps-ci, on peut aussi rêver à la fin de l’automne et au début de l’hiver pour son prochain périple. À titre d’exemple, Air Transat vient d’annoncer qu’elle desservira 40 destinations Sud, au départ de Montréal, et 10 au départ de Québec. À condition que la situation ne s’aggrave pas d’ici là, bien entendu.

Pour la liste des pays où les Canadiens peuvent voyager, cliquez ici.

Pour connaître les restrictions d’entrée de tous les pays, c’est par là (en anglais).

Pour une carte interactive de l’OMS dévoilant le nombre de cas de COVID-19, pays par pays, rendez-vous plutôt sur ce site.

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