«Game On», l’expo-arcade qui cartonne au Centre des sciences

De Pac Man à Gran Turismo en passant par Space Invaders, les jeux vidéos sont à l’honneur de l’exposition Game On, présentée encore quelques jours — soit jusqu’au 13 septembre — au Centre des sciences de Montréal.

Art_de_vivreQuand j’étais préado, chaque vendredi soir, j’allais dilapider les six dollars de mon allocation hebdomadaire dans la petite arcade du chic salon de quilles de mon quartier. Pendant des heures, j’enfilais pièce après pièce dans la fente de Space Invaders, de Galaga et surtout de Galaxian, mon jeu préféré.

Aujourd’hui, pour les mêmes six dollars, je peux demeurer rivé à ces mêmes jeux vidéos pendant quatre heures en participant aux soirées Couvre-feu du Centre des sciences de Montréal. En effet, le vendredi et le samedi, celles-ci permettent d’avoir accès à l’exposition Game On de 17 h à 21 h. Huit heures de plus par semaine pour s’amuser, en sus de l’horaire habituel des jours de semaine.

Capture d'écran de Galaxian - Crédit: Wikimedia
Capture d’écran de Galaxian – Photo : Wikimedia Commons

Inaugurée au printemps dernier, Game On a connu un franc succès depuis. Rien de plus normal : tout le monde trouve son compte dans cette exposition fort ludique et interactive.

Des quadragénaires et quinquagénaires y retombent en enfance et en adolescence, redevenant les cracks de Tetris, de Missile Command ou de la première mouture de Prince of Persia qu’ils étaient jadis. Des jeunes de 8, 10 ou 12 ans s’éclatent avec Minecraft ou Tomb Raider, se disputent le bras de vitesse de Gran Turismo ou découvrent la préhistoire des jeux vidéos, à l’époque où ils n’étaient formés que de pixels d’un centimètre carré. Et des geeks scrutent assidûment de quoi étaient pétries ces étranges consoles qui ne comportaient qu’un bouton, une manette ou quelques diodes, il y a plusieurs décennies.

Game On 5
Photo : Centre des sciences de Montréal

En tout, plus d’une centaine de jeux vidéos et de consoles de tout acabit peuvent être essayés ici (sans avoir à remettre une pièce à la fin de chaque partie). Cela crée du coup une immense arcade qui couvre près d’un demi-siècle de plaisir non coupable, des années 1970 à aujourd’hui.

L’exposition comprend même une version sur écran géant de Pac Man et de Pong, sorte de jeu de ping-pong minimaliste qu’on pouvait notamment brancher sur sa télé en noir et blanc et que de nombreuses personnes considèrent comme le premier jeu vidéo de l’histoire.

Crédit: Bayo/Wikimedia/CC 2.0
Photo : Bayo/Wikimedia/CC 2.0

Du reste, on consacre une section aux nouvelles technologies — dont la réalité virtuelle, prochaine révolution à venir dans les jeux vidéos —, alors qu’une autre aborde l’influence de la musique et du cinéma des jeux vidéos partout dans le monde, ainsi que leur incidence dans la culture.

Exposition itinérante organisée par Barbican International, présentée et bonifiée chaque année depuis 2002, Game On avait déjà accueilli 85 000 visiteurs au Centre des sciences à la mi-août. Elle affichera cependant game over dans un peu plus de deux semaines, soit le 13 septembre.

D’ici là, le 2 septembre donnera lieu à la soirée Gaming au féminin, au profit de la fondation du Centre des sciences. Des vedettes féminines d’Ubisoft — dont Stéphanie Harvey, deux fois championne du monde de jeux vidéo — seront présentes pour donner de l’information sur les métiers de cette industrie, et les participants auront l’occasion de jouer à Just Dance sur écran IMAX, en plus de pouvoir profiter de l’exposition jusqu’à minuit.

Sur ce, je vous laisse et je retourne jouer à Asteroids, autre grand classique de l’histoire des jeux vidéos.

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