Gare aux orages, nos réacteurs pourraient figer !

Alors que les annulations de vols se font de plus en plus fréquentes en raison des humeurs changeantes de la météo, il est assez paradoxal d’apprendre que Boeing vient de suggérer à des transporteurs d’éviter de faire voler certains de leurs appareils trop près d’orages électriques violents. La raison ? Le risque de gel qui pourrait en résulter sur des turboréacteurs General Electric, rapporte Reuters.

Cet avis de Boeing fait suite à une série d’incidents survenus entre avril et novembre, alors que 5 appareils 747-8 et un Dreamliner ont dû atterrir d’urgence après que l’un de leurs réacteurs GEnx eut perdu sa puissance en plein vol en raison de la présence de cristaux de glace en suspension dans l’atmosphère — un phénomène qui se présente par temps orageux.

Cet énième avertissement visant les Boeing 787 Dreamliner touche également les nouveaux 747-8 et affecte pas moins de 15 compagnies aériennes, qui ont pourtant déjà leur lot de problèmes avec le 787, appareil aux innombrables cafouillages.

Japan Airlines a ainsi dû retirer les Dreamliner sur deux de ses dessertes, tandis que Lufthansa, Cathay Pacific et United Airlines (pour ne nommer qu’elles) revoyaient également la répartition de leurs appareils en fonction des risques d’orages dans certaines régions.

Alors que Boeing et GE travaillent à résoudre le problème, l’avionneur états-unien rappelle que l’industrie du transport aérien doit composer de plus en plus avec la présence de cristaux de glace dans l’atmosphère, en raison de l’accroissement du parc aérien mondial et du nombre de liaisons, surtout dans les régions tropicales.

Et dire que pendant ce temps-là, dans les aéroports, on continue de nous faire retirer nos chaussures, de nous palper les omoplates et de nous bombarder d’ondes dans les scanneurs, pour notre sécurité…

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