Vins : la Bourgogne deux façons

Les régions de Chablis et du Mâconnais, en Bourgogne, misent toutes deux sur le chardonnay, mais donnent des vins distincts — autre preuve que le goût ne se résume pas qu’au cépage. Voici quelques suggestions.

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Un vignoble de la Basse-Bourgogne. – Photo : CocktailSteward/CC BY 3.0

Si la Bourgogne était une planète, la grande région de Chablis serait son pôle Nord, et celle du Mâconnais, son pôle Sud.
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Les deux misent sur le chardonnay, mais donnent des vins distincts, autre preuve que le goût ne se résume pas qu’au cépage.

Les uns brillent par leur pureté longiligne, qui sied à ravir à la finesse de la chair de crabe, les autres traduisent la générosité d’un climat méridional et sont un compagnon idéal du homard. Voici quelques suggestions.

 

Chablis et les autres

Quintessence du cépage chardonnay pour les uns, apéritif par excellence pour les autres, le chablis fait presque l’unanimité chez les amateurs de vin. Souvent pâles, très secs, empreints de ces odeurs minérales caractéristiques qui évoquent, dit-on, la pierre à fusil, les vins de Chablis et des appellations environnantes demeurent, somme toute, assez accessibles dans le contexte bourguignon.

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Domaine de la Cadette, Bourgogne Vézelay 2013, La Châtelaine
(11094621 ; 25,85 $)

Jean Montanet est un pilier de l’appellation Bourgogne Vézelay, au sud de Chablis. Issu d’une parcelle située sur le versant sud du coteau de Vézelay, ce 2013 est savoureux : le fruit blanc côtoie les accents minéraux, et la bouche comporte assez de gras pour enrober sa vivacité. Très bon rapport qualité-prix.

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Isabelle et Denis Pommier, Chablis 2013
(11890900 ; 26,80 $)

Ce chablis issu de vignes relativement jeunes (entre 10 et 20 ans) est complet cette année. La bouche est ample et soutenue par un fil d’acidité qui met en relief de jolies saveurs de poire et de fleurs, sur un fond citronné.

 

Le Mâconnais, savoureux et abordable

Grande étendue de vignes située à mi-chemin de Beaune et de Lyon, la région du Mâconnais a longtemps été considérée comme le parent pauvre de la Bourgogne. Depuis le tournant du millénaire, cependant, une poignée de jeunes vignerons — locaux ou venus de la Côte-d’Or, comme Dominique Lafon et la regrettée Anne-Claude Leflaive — ont contribué au dynamisme de la région.

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Bret Brothers, Mâcon-Chardonnay 2013
(11900098 ; 31,75 $)

La biodynamie — méthode culturale qui met l’accent sur la vitalité et la santé des sols — n’est pas étrangère à la réussite de ce millésime marqué par des épisodes de pluie pendant les vendanges. Pureté exemplaire, nez de poires bien mûres, bouche assez vineuse, soutenue par une fine acidité qui laisse une sensation rassasiante et digeste tout à la fois.

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Nicolas Maillet, Mâcon-Verzé 2013
(11634691 ; 27,55 $)

Autre réussite hors pair pour ce domaine récemment converti à l’agriculture biologique. Joliment fruité et empreint de fraîcheur, le vin comporte juste assez de gras et s’avère très satisfaisant. Fin de bouche persistante aux tonalités florales et minérales.

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