La camerise, fruit nordique par excellence 

Cette petite baie bleu-mauve méconnue, au goût à mi-chemin entre la framboise et le cassis, pousse un peu partout au Québec. Une dose d’antioxydants à ajouter à vos smoothies le matin !

Iamnee / Getty Images / montage : L’actualité

Cet été, L’actualité part à la recherche des trésors culinaires d’ici à découvrir lors de vos sorties au marché public ou de vos escapades en région.

Originaire des contrées du nord de l’Asie, la camerise ne pousse au Québec que depuis une quinzaine d’années. Pourtant, cette petite baie semble taillée pour notre climat nordique : l’arbuste peut résister à des températures atteignant -40 oC. « Elle n’a pas peur de l’hiver, elle pousse jusqu’au Yukon. C’est le fruit nordique par excellence ! » lance Manuel Gosselin, président de Camerise Québec.

Ailleurs dans le monde, on l’appelle chèvrefeuille comestible ou haskap, le terme « camerise » étant l’invention d’un groupe d’agronomes qui ont importé des cultivars sur le sol québécois. 

Au départ, le gros de la culture s’est concentré au Saguenay–Lac-Saint-Jean, surtout chez les producteurs de bleuets. Aujourd’hui, la camerise est cultivée de la Montérégie jusqu’à la Côte-Nord, et le Québec compte plus de 200 producteurs de cette baie ovale.

Comment l’apprêter ?

Pour Manuel Gosselin, la camerise n’est jamais aussi bonne que lorsqu’on la mange fraîche, dans le champ. Comme sa peau est plus mince que celle du bleuet et que sa chair se révèle particulièrement tendre, « elle fond dans la bouche », dit-il. Nul besoin, par ailleurs, de l’équeuter avant de la consommer.

La camerise peut également être ajoutée à un smoothie, ou cuisinée en marinade, confiture ou dessert. Certains l’intègrent même à un plat principal.

Où la trouver ?

La camerise se vend fraîche aux kiosques de producteurs, ou encore congelée en épicerie. L’association Camerise Québec a mis en ligne une carte permettant de repérer les points de vente qui seront sur votre route cet été.

Vous pourriez également ramasser les baies vous-même, chez l’un des producteurs qui proposent l’autocueillette. Une activité à essayer lors de vos sorties estivales dans différentes régions de la Belle Province, par exemple à Tadoussac ou près de la rivière Richelieu. Dans le sud du Québec, la camerise peut être récoltée dès la mi-juin et jusqu’à la fin du mois de juillet, alors que plus au nord, la récolte s’étend de la mi-juillet à la fin août.