La sortie : À la table des Jardins sauvages, à Saint-Roch-de-l’Achigan

jardins-sauvages

On se sent loin de tout. Mais tout près de la nature, dans l’épaisseur d’une forêt de feuillus, le long des rapides de la rivière Saint-Esprit, qui bruissent sur des roches de 68 millions d’années.

On se sent loin. Mais on est seulement à trois quarts d’heure de Montréal, à Saint-Roch-de-l’Achigan. Dans un restaurant à nul autre pareil : À la table des Jardins sauvages.

Les Jardins sauvages, c’est d’abord une histoire d’amour avec les plantes et les champignons. Depuis 28 ans, François Brouillard court les bois et cherche, cueille, ramasse, conserve, transforme les trésors végétaux de Dame Nature — il en vend à Montréal, dans sa boutique du marché Jean-Talon.

Depuis une douzaine d’années, avec sa compagne et chef, Nancy Hinton, il les fait aussi déguster dans leur restaurant.

Le décor est rustique. Il n’y a qu’un choix de menu. Mais le repas est une découverte de saveurs, de textures, de parfums : feuilles de carcajou, sumac, salicorne, brocoli d’asclépiade, moutarde sauvage, chou gras, épis de quenouille, foin d’odeur et ainsi de suite. Par exemple, à la fin octobre, le coureur des bois et la cuisinière proposent un sept services tout champignons, avec près d’une quarantaine d’espèces au menu.

De l’entrée au dessert en passant par la caille à la chicouté et au gingembre et le canard confit en parmentier, chaque plat, subtilement préparé et joliment présenté par la chef, était un plaisir quasi sauvage.

(85 dollars, taxes incluses, pour le cinq services ; 115 dollars pour le sept services. Le service est en sus ; on apporte son vin.)

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie