La sortie plein air de la semaine : dans les forêts profondes de la Matawinie

Circulant à travers deux zecs, deux pourvoiries et un parc régional, la grande boucle Zen’Nature prouve que les plus beaux sentiers ne se trouvent pas uniquement dans les parcs nationaux.

Photo : Simon Diotte

Cet été, notre collaborateur, spécialiste du plein air, propose une sortie par semaine pour s’éloigner des sentiers battus tout en découvrant les splendeurs de la nature du Québec.

Immédiatement après avoir marché les 65 km de la grande boucle Zen’Nature, une drôle de sensation a germé en moi. Normalement, je n’aime pas refaire des sentiers. Je laisse des mois, voire des années filer avant de songer à les arpenter à nouveau. Mais cette fois-ci, les choses se passaient autrement. Comme si la magie de ce sentier s’était emparée de moi. Je ne m’étais pas encore déchaussé que j’envisageais déjà l’énigme du retour.

Ce parcours, qui circule en Matawinie dans la municipalité de Saint-Zénon, ne mène pas à des sommets spectaculaires dignes du Grand Canyon, mais il offre un buffet très diversifié de paysages et de sensations. Ça commence par l’expérience de marcher sur un territoire soumis à une coupe forestière (que les initiés appellent un « bûcher ») avant de plonger dans la forêt profonde lanaudoise, côtoyant des lacs et des rivières à profusion. Sur la roche mère, le lichen pousse en abondance, procurant une atmosphère nordique aux lieux.

À partir du parc régional des Sept-Chutes, qui se trouve à mi-chemin, le sentier grimpe sur des hauteurs, dont le superbe mont Chauve au sommet partiellement dénudé. De là-haut, les vieilles montagnes râpées des Laurentides se révèlent à nos yeux éblouis. Dans les derniers kilomètres, de belles plages au bord du lac Sauvage nous forcent au repos. Exit la monotonie, le paysage change constamment.

Un autre avantage de ce sentier de longue randonnée, qui se fait théoriquement en quatre jours, c’est qu’il est situé à moins de deux heures de route de Montréal. Une fois sur la piste, nous sommes seuls au monde. Une expérience de plus en plus rare dans notre nature de plus en plus urbanisée.

Le parcours se fait en autonomie complète, nuits de camping en chemin, en trimballant son matériel sur son dos. Il est possible de faire transporter ses bagages, mais en raison du manque de personnel, ce service n’est pas offert en tout temps. Un seul groupe (une personne peut constituer un groupe) par jour est autorisé à partir, de façon à ce que le sentier ne se transforme pas en autoroute et qu’il reste 100 % zen.

Info pratique

Le coût de l’accès au sentier, incluant trois nuits de camping et le guide du randonneur, est de 122,75 $.

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