Le cauchemar de transiter par l’aéroport de Miami

Gary Lawrence relate l’expérience désagréable qu’il a vécue il y a quelques jours dans cet aéroport parmi les plus importants des États-Unis. «Des aéroports qui se targuent d’être des plaques tournantes donnant accès au monde entier, mais où rien n’est fait pour faciliter la vie des voyageurs en transit», dit-il.

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L’aéroport de Miami… tel que vous le verrez rarement. – Photo : Martin St-Amant/Wikimedia Commons CC 3.0

Chaque fois que je quitte le Québec et que je transite par un aéroport des États-Unis, la correspondance se fait souvent sans heurt, grâce au prédédouanement effectué à Montréal-Trudeau.
Art_de_vivre

Mais chaque fois que je rentre au bercail en passant de nouveau par un aéroport de ce pays, je me sens comme une pièce de bétail. Du bétail potentiellement terroriste, de surcroît.

Je le sais depuis des années, je le supporte depuis des lustres, mais jeudi soir dernier, en transitant avec ma famille par l’aéroport de Miami depuis le Costa Rica, je l’ai plus que jamais constaté, en près de deux heures d’inutiles formalités entre deux vols.

Bien sûr, je pourrais adhérer à Nexus ; d’accord, une fausse alerte à la bombe avait entraîné un atterrissage d’urgence à Montréal, la veille. Mais ce que j’ai vécu ce soir-là découlait davantage d’un mélange de désorganisation et de structures aux assises bien ancrées que d’une multiplication de contrôles improvisés pour faire face à la hausse subite d’une éventuelle menace.

Tout a commencé par une annonce du pilote, sur le vol San José–Miami. «Mesdames et messieurs, nous allons bientôt atterrir, porte D7. Si vous avez un vol en correspondance, n’oubliez pas que vous devez passer les contrôles douaniers, après avoir récupéré vos bagages.»

Pourtant, la préposée au comptoir costaricain d’American Airlines m’avait bien dit que nos quatre grosses valises se rendraient directement à Montréal. Je revérifie donc auprès des agents de bord : il faudra effectivement récupérer les bagages à Miami, en sus du reste.

Car peu importe que les trois autres membres de ma famille et moi ne fassions que passer en coup de vent en rentrant au Québec, nous sommes traités comme si nous venions séjourner trois mois aux États-Unis, dès lors que nous foulons du pied l’un de ses aéroports. Si la paranoïa terroriste, l’obsession sécuritaire et la peur de tout expliquent cette pratique, elle a atteint des sommets d’absurdité, de mépris et de chaos, ces derniers temps, à Miami.

Dès la sortie de l’avion, il faut d’abord s’engouffrer dans une première file et attendre avant de numériser soi-même son passeport (quatre, dans notre cas), puis répondre à des questions à l’écran et se faire photographier par une machine, sans lunettes, sans casquette.

— Pardon, madame, n’y a-t-il pas moyen de passer par un agent, comme d’habitude ?
— Non, c’est comme ça maintenant, répond sèchement la préposée, blasée et bête comme ses pieds.

Pourtant, à côté de la file suivante — où on doit ensuite se rendre pour être, de toute façon, questionné par un agent, petite fiche en main —, on peut encore procéder comme d’habitude. Mais parce qu’on veut former les passagers à utiliser les bornes de contrôle automatisé des passeports, on leur ment sans vergogne. Ou alors on se fout totalement d’eux, ce qui revient au même.

Une fois ce deuxième contrôle passé, on s’imagine que la fin approche. Que nenni : il faut à présent récupérer les bagages dans la zone dédiée à cette fin. Entre les carrousels, un immense serpent humain zigzague sur des centaines de mètres. Il est tellement long qu’on ne sait pas où est sa tête ni sa queue. Pendant que ma famille se greffe tant bien que mal à cette innommable procession, je passe au bureau d’information. Vérification faite : nul besoin de récupérer nos bagages, finalement.

Tandis que je rejoins les miens au cœur du serpent humain, d’innombrables inquiets cherchent leurs valises sur le carrousel, alors que le sablier coule. Puis, une voix amorphe annonce dans un haut-parleur que «les passagers d’American Airlines qui ont un vol en correspondance n’ont pas à se soucier de leurs bagages : des bagagistes s’en occuperont». Merci pour l’information, elle arrive juste un peu tard.

Le pire, c’est que les passagers qui n’ont pas envoyé de valise en soute doivent s’astreindre au même interminable processus et faire la file comme tout le monde, entre les monticules de bagages épars, jusqu’à un troisième point de contrôle.

Ce n’est pas fini : un quatrième point de contrôle se profile bientôt, avec passage des bagages (et de quelques humains) aux rayons X. Mais comment diable quelqu’un aurait-il pu glisser quelque chose de dangereux dans son sac à dos, dans cet environnement ultrasécurisé ? Qu’importe : Big Brother is watching you, and he’s searching you, et tant pis si les passagers ratent leur avion.

— Pardon, monsieur l’agent de la TSA, pourriez-vous nous faire passer devant les autres ? Notre embarquement a commencé, et nous ne savons même pas à quelle porte nous rendre…
— Désolé, mais vous n’êtes pas le seul : 35 % des passagers de cet aéroport sont en retard chaque jour, répond platement l’insensible fonctionnaire.

Maigre consolation : un panonceau explique qu’on n’a pas à retirer nos souliers ou l’ordinateur de son sac. Le mien a cependant droit à une vérification aléatoire, contrôle de traces de poudre en prime, avant que la maladroite préposée n’y remette mes effets n’importe comment, comme dans un fourre-tout. À l’image de l’aéroport où elle travaille.

Après ce dernier contrôle, nous tombons enfin sur un panneau d’information sur l’état des vols : le nôtre est à la porte D7. Oui, c’est bel et bien notre porte d’arrivée : retour à la case départ après un long détour… «Allez, on prend le SkyTrain, ça ira plus vite !» Embarqués après deux volées d’escaliers mécaniques à la porte D24, nous ressortons après deux autres séries d’escaliers mécaniques, porte D17. Marcher aurait à peu près donné le même résultat…

C’est à ce moment que j’ai remis les cartes d’embarquement à ma conjointe en lui demandant de courir en quatrième vitesse pour qu’on ne refile pas nos sièges à des passagers en attente, en cette ère de vols surréservés. Je l’ai finalement rejointe, avec les enfants et nos bagages de cabine, juste à temps pour monter à bord de l’avion, quelques litres de sueur en moins.

First World problem, dites-vous ? Pas moins de 1,1 milliard de personnes voyagent chaque année sur le globe, dont des dizaines de millions de passagers qui passent — pas toujours par choix — par des aéroports états-uniens.

Des aéroports qui se targuent d’être des plaques tournantes donnant accès au monde entier, mais où rien n’est fait pour faciliter la vie des voyageurs en transit — sauf les membres Nexus et ceux qui sont prédédouanés —, contrairement à tant de villes de la planète.

Des aéroports où on traite ces gens sans égard ni considération, et où on se sent avalé, puis assimilé, par une sorte d’immense appareil digestif, avant d’en être expulsé comme de vulgaires déjections.

Car c’est exactement ainsi qu’on se sent, quand on rentre chez soi en passant par cet aéroport — et par tant d’autres — des États-Unis.

Et vous, avez-vous vécu des expériences semblables ?

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27 commentaires
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Ouais, J’ai aussi un mauvais souvenir de cet aéroprt. D’ailleurs, j’évite les escales aux ÉU quand je peux.
Ah, et AA, je crois que ce n’est pas une super cie… Pour ceux qui ne connaissent pas: seatguru.com

Même expérience à Toronto et Montréal pas plus tard que la semaine dernière… CAUCHEMAR. Toronto: 1h10 entre les deux vols (j’arrivais de Québec). Ça a tout pris pour que j’arrive à la porte d’embarquement à temps. En fait, ils venaient tout juste de fermer le vol, mais il manquait 20 passagers, alors ils ont du attendre. Même processus – scan de passeport et photo, longue file désorganisée pour passer la douane américaine. Et encore pire pour repasser la sécurité.

Et au retour… après la douane canadienne à Montréal, il faut ressortir carrément de la zone sécurisée pour tout refaire le processus de sécurité pour …. prendre un vol domestique! Non mais quelle perte de temps monumentale!

Il est possible d’éviter l’escale à Miami ou NYC. Copa Airlines effectue des vols directs Montréal > Panama et offre plus de 50 correspondances vers d’autres villes d’Amérique latine. Est-ce que quelqu’un l’a déjà essayé et peut nous dire comment ça s’est passé?

Très bien! Le service à bord est pas mal meilleure que toutes les compagnies américaines. Et, l’aéroport Tocumen de Panama City est tout neuf et très bien organisé. Pas besoin de ramasser nos bagages pour un transit! Et, les employés sont très sympathiques et il y a des agents partout pour nous diriger ou répondre à nos questions. C’est du moins notre expérience depuis deux ans, soit 6 vols à notre actif, dont un en transit vers la Colombie…. Mais, attention, l’aéroport de Bogotá, c’est le pire bordel que nous ayons vu à ce jour et nous voyageons beaucoup!

Avant qu’il y ait des vols directs Air Canada YV R-SYD (Vancouver -Sydney) avec les 777. Escale à Hawai à prévoir en pleine nuit 2 h, sans aller nulle part puisque la totalité des passagers remonte dans le même avion qui a été nettoyé, réapprovisionné et avec un changement d’équipage. Mais il a quand même fallu faire à YVR toute la procédure comme si on allait aux É-U, avec bagages à récupérer du vol de Montréal pour passer les douanes américaines; comme je partais travailler au moins un an en Australie disons que les 3 valises étaient à moi seule difficile à manipuler. La notion de salle de transit est inconnue en Amérique du nord.

Au retour à l’occasion d’un congé, puisque pas de formalités pour les É-U à SYD nécessité de faire tout cela à Hawai alors que c’est aussi en pleine nuit, et que tout le monde remontera à bord dans un peu plus d’une heure. Essentiellement des Australiens qui viennent faire la première croisière au départ de Vancouver sur l’Alaska et qui sont absolument furieux en plein nuit de devoir remplir une fiche et se faire photographier et donner leur empreinte digitale au gouvernement américain. Deux dames en fauteuil roulant, visiblement parlant mal l’anglais et ayant bcp de mal avec les formalités se font engueuler par une espèce de grosse vache en uniforme (je ne sais plus lequel) avec un accent new yorkais (J’y ai travaillé, je reconnais ) à couper au couteau. Il n’y a absolument rien d’ouvert pour une simple boisson. Donc la fontaine à eau.

Pour l’embarquement nous devons passer par la sécurité (euh il n’ y avait que nous dans l’aéroport) et les deux dames en fauteuil roulant se font demander d’enlever leurs vestes et leurs chaussures !!!! par la même……..voir qques lignes au dessus. J’ai eu du mal à me contenir et je n’étais pas la seule. je crois que les É-U ont perdu ce jour là des touristes potentiels en provenance de l’Australie ! Depuis les 777 plus d’escale de ce genre.

J’ai déjà raté des vols de correspondance sur les É-U à Toronto et donc quasiment une journée parce que destination pas très bien desservie. ou alors 2 vols à prendre au lieu d’un seul. J’évite comme la peste et le choléra réunis tout transit par les É-U mais sur l’Amérique latine vous n’avez pas le choix, Les Européens haïssent devoir passer par MIA en route pour l’Amérique centrale mais moins de choix que pour aller en Amérique du sud directement. Il y a toujours la fiche I 94 verte à remplir et les Européens ne comprennent absolument pas l’absence de salle de transit. Quand je vois un transit par Beijing, de vol international à vol domestique, par Singapour je ne sais pas où est le tiers monde………

Nos filles sont bloqués à Miami depuis dimanche après avoir loupé leur correspondance pour Lima5 COMPAGNIE Américan Airlines!). Elles ont été positionnées en liste d’attente sur 4 vols. Nous sommes en France comment pouvont nous procéder pour les aider à récupérer un vol vers Lima. Ellessont très jeunes et je pense qu’elles sont menées en bateau par une organisation lamentable de l’aéeroport de Miami. Merci de nous apporter quelques conseils.

Il faut téléphoner à répétition et insister, mais essayez aussi d’aller sur la page Facebook d’American Airines (https://www.facebook.com/AmericanAirlines?fref=ts) et laissez un message (en anglais) dans la section « Contacter », puis directement sur leur mur, si les choses tardent. Ça fonctionne souvent plus vite par cette dernière voie. GL

Nos deux filles sont bloquées à l’aéroport de Miami après avoir loupé leur correspondance. 17 mineure et 18 ans, elles ont été placées sur les 4 vols suivant en liste d’attente mais sans succés (La Compagnie est Américan Airlines pas du tout à la hauteur!). Ces deux jeunes filles au bout de 3 jours n’ont toujours pas d’avion pour la correspondance et non aucune assitance aussi bien par l’aéeroport que par la compagnie. C’est une honte pour un aéroport d’une telle importance. Nous sommes dans l’attente et l’angoisse . Que faire face à une telle incompétence?

J’ai vécu le même cauchemar au retour du Costa Rica (Liberia) la semaine dernière…. En plus, nous avons les cartes Nexus. Malgré 3h entre les 2 vols, nous avons failli manquer notre vol à destination de Montréal. Nous avons littéralement couru pour attraper notre vol!

1) je en vais plus aux USA en avions pour des besoins personnelles.
2) Je prend des vols directs, ça coute plus cher, mais c’est plus que du bonbons
3) avec des formations d’empois qui sont souvent aux USA, je demande de trouver une à Toronto, même si la ville est laide, ou ailleurs aux Canada
4) Tant que les USA vont continuer à aider les pays qui est responsable de financer le terrorisme , ça va continuer.

Dans mon cas, ce fut aux douanes terrestres entre le Nouveau-Brunswick et le Maine que je fus détenue pendans plus de deux heures. Je fus fichée, interrogée, photographiée, empreintes-digitalisée, et enfin accusée d’avoir l’intention de m’installer aux EUA illégallement – tout cela parce qu’apparemment j’avais trop de bagages pour une personne de 72 ans qui allait passer un mois à Boston. Finalement, on me délivra un visa de 30 jours seulement. J’en fais encore des cauchemars.

C’est vrai que Miami c’est l’enfer pour un transit, même avec un escale de 3 heures, nous devons toujours courir et en plus il y a les douaniers et tout les autres agents qui vous stressent… nous avons toujours une sensation de criminel. Atlanta est beaucoup plus paisible même si l’aéroport est plus gros, nous nous sentons plus confortable, mieux adapté pour les correspondances, même avec 1hre 50 min. de correspondance en provenance de Liberia, nous avons passé les douanes et même eu le temps d’aller manger et tout ça sans courir.

Je voyage régulièrement par affaire depuis 17 ans. Des histoires comme celles-ci, j’en ai vécu des dizaines et des dizaines. Mes recommendations:
– ÉVITER si possible les correspondances passant par les USA.
– FLEXIBILITÉ; Les procédures de contrôle douaniers et la sécurité varient d’un aéroport à un autre. C’est la vie (aux États-Unis)
– RESTER Zen; Murphy frappera encore et encore. Ce qui pourra arriver de pire arrivera. Et Matante Nature se mettra de la partie. Gardez le sourire, ne pas vous énerver et ne prenez rien de personnel.
– GET NEXUS: Ca fait toute la différence du monde (Mais des fois pas, alors, encore une fois, RESTER Zen)

Pour tous ceux qui ne supportent pas les files d’attentes, les retards, les imprévus, les attitudes blasées des préposés à la sécurité et douaniers, restez à la maison ou voyager au cana da en voiture. 🙂

Bon voyage.

Vous trouvez cela difficile dans les aéroports? Moi aussi. Et dans les avions aussi.
Mais essayez donc une salle d’attente d’un service dit «d’urgence» dans un hosto québécois, ça vous aidera à relativiser. On y retrouve trop souvent les mêmes airs de «beu», une absence totale de souci du service à la clientèle, des temps d’attente invraisemblables sans explications, et le tout sur de petites chaises en plastique à peu près aussi confortables qu’un siège à clous de fakir, surtout quand on n’est pas fakir. Au moins, les voyages, on à le choix de les faire, ou pas. Les escales aux USA, on a le choix d’en avoir, ou pas, dépendant de nos décisions en matière de destination. Alors que les salles dites «d’urgence»………Et puis ZUT! Je n’ai pas envie d’en dire plus. Je pense que tous auront bien compris. Non?

Avez-vous essayé ce parcours du combattant lorsque vous ne parlez ni comprenez l’anglais…

J’ai vécu une triste expérience à Miami il y a deux semaines. En attérissant avec mon bébé de deux mois et demi, American Airlines m’ont remis une poussette endommagée et inutilisable (au début de mon séjour), ils n’ont pris aucune responsabilité et m’ont laissé planté là, sans aide avec bébé, siège d’auto, bagages et poussette brisée. En aucun temps, un agent de l’aéroport est venu m’aider et pire au retour, j’attendais patiemment à la porte D1 pour finalement me faire dire que le départ se fera à D42!! Toujours prise avec le même scénario, pas d’aide de personne pour m’aider à me rendre à temps pour mon vol. J’ai dû prendre une chaise roulante où j’ai assis le bébé dans son siège d’auto et j’ai courant en passant par le Sky train pour arriver de justesse! Je suis toujours en attente d’un dédommagement pour la poussette brisée…

J’ai connu le même sort a l’aéroport JFK. Quatre post de sécurité. Avec American Airline. J’avais trois heure d’attente et j’ai été juste pour prendre mon vol pour Montreal. Je prend maintenant un vol directe pour Mexico/ Acapulco. Plus jamais par les USA.

Ceci me rappelle mes retours au pays via Miami. Très désagréable. J’évite donc cet aéroport quand c’est possible…

Concernant les bagages, j’ai souvent posé la même question à Air Canada en transit par Toronto. À chaque fois, à mon aéroport de départ on me dit que les bagages se rendront jusqu’à ma destination finale. Mais finalement, en transitant par Toronto, je dois les récupérer pour passer aux douanes. Les employés n’en ont juste aucune idée.

Que oui!!! Nous passons nos hivers au Panama depuis 2008. nous prenions un vol de AA, à la fois pour le prix et parfois pour le plaisir, en faisant une escale plus longue et sortir ainsi un peu dans Miami. Mais, depuis 3 ans, c’est l’enfer que vous décrivez… On prend maintenant des vols directs avec Copa Airlines, même s’ils sont parfois plus chers. Les Américains ne se mêlent pas de leurs affaires et déclenchent ou participent à toutes les guerres qui ne les regardent pas, bien souvent. Ils peuvent bien avoir peur!!! De notre côté, fini pour nous les USA, tant pour visiter une ville que pour un transit vers un autre pays!!! Assez, c’est assez!!!. Et le pire, c’est que le Canada suit de plus en plus le «modèle» américain, nous serons donc menacés comme eux et nous aurons peurs comme eux!!! Il y a des élections en octobre, c’est une belle opportunité de nous débarrasser de ce dictateur à la tête du pays!!!! L’image du Canada à travers le monde n’a jamais été aussi mauvaise, la juge Arbour l’a bien observé…. et ce n’est pas n’importe qui! Alors, finalement, nous serons obligés de rester chez-nous ou d’aller à Cuba, les seuls qui ont su s’opposer au «Régime Américain»!. J’espère que le gouvernement Cubain continuera de mettre son pied à terre devant cet empire morbide!

Il y a deux semaines nous y sommes passés également et effectivement on est entrés dans cette folle course contre la montre à travers d’inutiles vérifications, en plus de devoir reprendre nos valises pour les remettre à un autre endroit, et cela à l’intérieur d’une heure. On a essayé de manger alors un truc durant le temps qui restait et le choix était assez restreint pour un aéroport de cette envergure. Disons qu’il est difficile de comprendre cette multiplication de contrôle et d’interventions quand on ne fait que passer par un de ces aéroports bien hermétiques….

Nos filles de 17 et 18 ans viennent de vivre une expérience angoissante sur un voyage Madrid/Miami/Lima/Cuzco dimanche 2 août 2015 puisqu’elles seront restées bloquées en zone de transit à Miami 48 heures, dont 2 nuits à essayer de dormir au sol, sans soutien de la compagnie American Airlines… après que des contrôles tatillons les aient empêchées de prendre le vol Miami Lima 2 heures après avoir atterri en provenance de Madrid ( vol IBERIA pour American Airlines ). Il a fallu déranger le consulat de France à Miami pour s’assurer qu’American Airlines leur trouvait des places dans un nouveau vol Miami Lima mardi 4 août…

Nous avons vécu la même chose au même aéroport en novembre 2014 lors d’un vol de retour de Turks & Caicos. Imaginez, moi, ma blonde, nos enfants de 9 mois et 2 ans et demi, ma belle-sœur et son chum et leurs enfants de 6 ans, 3 ans et 9 mois et ainsi que mes beaux-parents. Au moins il y avait un adulte de plus que le nombre d’enfants, mais laissez-moi vous faire cette recommandation: SOUS AUCUN PRÉTEXTE VOUS NE DEVRIEZ TRANSITER PAR LES É-U LORS D’UN VOYAGE DANS UN AUTRE PAYS!
PS: J’ai fait la demande Nexus pour ma famille.

Si cela peut aider à choisir son trajet, depuis Liberia (Costa Rica) vers Montréal, escale à Atlanta sur Delta, nous n’avons pas eu à récupérer nos bagages en soutes comme mentionné dans l’article. Nos bagages ont suivi jusqu’à la destination finale. Toujours ça de moins à se soucier.