Le vin de la semaine : un beaujolais bien vivant

Non, le beaujolais n’est pas mort, comme le souligne le nom de cette cuvée de la famille Chasselay. Un vin de soif, débordant de vie et de vitalité.

Crédit : L'actualité

Famille Chasselay, Beaujolais 2019, Beaujolais Is Not Dead
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Le beaujolais a eu ses moments de gloire, mais aussi ses heures sombres. À l’image d’un chanteur populaire ou d’une vedette hollywoodienne, la région a connu les sommets, avec l’immense succès populaire des vins nouveaux dans les années 1980, puis a sombré dans l’enfer de la… surproduction. Le vin de fête s’est bu à lampée. Le lendemain de veille a été douloureux.

Mais les vignerons du Beaujolais n’en étaient pas à un revers près. Après tout, quand on a survécu à la crise du phylloxera et à deux guerres mondiales, on doit bien pouvoir se relever d’une crise d’opinion publique, non ?

Et c’est ce qu’ils ont fait. Lentement, mais sûrement, les vins du Beaujolais ont pris du galon et regagné leur place sur les cartes des vins des meilleurs restaurants du monde. Si bien qu’aujourd’hui, aucun amateur sérieux n’oserait les snober. Bien au contraire !

Et cette cuvée de la famille Chasseley, fraîchement arrivée à la SAQ, est un brillant exemple du style de vin qu’offre le Beaujolais, du nord au sud. Un régal de souplesse et de saveurs pures et précises ; à la fois substantiel et tout léger, porté par une matière gourmande, qui donne l’impression de croquer dans un fruit mûr, mais encore frais.

Je peux difficilement imaginer un meilleur vin pour égayer les humeurs moroses, à l’approche de ce temps des Fêtes qui s’annonce atypique. Un plaisir liquide à servir frais, autour de 15 °C.

Santé !

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