Le vin de la semaine: un beaujolais nouveau… de vigneron

Et si on relançait la mode du «bojo nouveau», mais avec de bons vins de vignerons, élaborés dans les règles de l’art, sans raccourcis?

La vie est trop courte pour fréquenter l’ennui, surtout dans son verre. Chaque semaine, Nadia Fournier vous fait découvrir les vins qui l’emballent.

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Jean-Paul Brun, Beaujolais Nouveau 2016, L’ancien, Terres Dorées — 11923994 — 18,65 $

Chaque année, le troisième jeudi de novembre nous ramène le beaujolais nouveau. Vous savez, le petit rouge au goût de banane qui déplaçait les foules dans les années 1980 et 1990?

En 2000, la Société des alcools du Québec avait acheté près de 600 000 bouteilles. Ce n’est rien en comparaison des 9 millions de bouteilles expédiées vers l’Allemagne à la même époque, mais tout de même assez pour arroser bien des soirées en une très courte période de temps. Puis, la mode s’est essoufflée.

L’image du beaujolais nouveau a beaucoup souffert des raccourcis œnologiques, largement dictés par des impératifs commerciaux. De fait, nombre d’amateurs lui ont apposé l’étiquette de «vin industriel». Longtemps montré du doigt comme l’unique responsable des déboires financiers de la région, ce vin au goût de jus de raisins tout juste fermenté reste cher au cœur de nombre de vignerons et demeure bien ancré dans la culture populaire du Beaujolais, où j’étais de passage la semaine dernière.

Jean-Paul Brun s’applique à son élaboration avec autant de minutie et de sérieux que pour le reste de la gamme de son domaine des Terres Dorées. Son Nouveau 2016 est vinifié sans enzymage, ni levurage, ni thermovinification, et regorge de saveurs pures de petits fruits noirs, de fleurs et de poivre. Tout léger, souple, coulant et doté d’un immense potentiel de «buvabilité». Le vin idéal pour chasser la morosité de novembre, le temps d’un apéro entre amis.

 

 

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