Le vin de la semaine : un blanc d’éternité

Les blancs d’Haridimos Hatzidakis se situent dans une classe à part. Presque tanniques tant ils sont solides, ils résistent aussi à l’usure du temps comme peu de vins blancs sur la planète. 

Photo: Nadia Fournier

Hatzidakis, Santorini 2016

(11901171 ; 28,50 $)

Si vous croyez que les vins blancs se ressemblent, il vous faut absolument goûter les assyrtikos d’Haridimos Hatzidakis. Ce Crétois d’origine a fait de Santorin son atelier, son terrain de jeux et d’expérimentation. Se consacrant aux très vieilles vignes de l’île, conduites de manière biologique, ce vigneron-artiste a littéralement réinventé les vins de Santorin. Même son vin d’entrée de gamme est un géant.

Sans surprise, le 2016 est solide, presque imperméable au temps et à l’oxydation, au point que j’ai pu conserver une bouteille ouverte — et largement entamée — pendant une bonne semaine, sans que le contenu ait semblé en souffrir. Un vin blanc de texture, solidement ancré dans son terroir. Structuré et tannique tant il est riche en extraits, mais aussi animé d’une franche acidité, qui le porte en bouche en une longue finale vibrante.

Un vin d’autant plus précieux qu’il s’agit de l’une des dernières chances d’apprécier l’immense talent d’Haridimos Hatzidakis, disparu en août 2017. Par conséquent, les quelque 200 caisses tout juste mises en marché s’envolent encore plus rapidement que d’habitude. Faites vite !

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Ce vin est certainement excellent mais mon conseiller de la SAQ me suggère aussi de belles découvertes, bios ou autres, pour environ 16,50 $ – 17,50 $. Et ils épatent toujours la galerie en livrant les promesses de cet expert. Je suis persuadée que vos conseils sont tout aussi pertinents. Cependant, je ne peux me résigner à payer autant si l’occasion n’est pas spéciale. Mais je sais que d’autres le font. Alors bonnes dégustations !

Des noms Madame Perron, je veux les noms de ces autres vins. J’ai été étonné de voir les vignes littéralement couchées sur le sol et entortillées en rond tellement les vents sont constants sur cette île.

Vos commentaires nous donnent vraiment le goût de courir à la SAQ. Je ne bois généralement pas de blanc, difficulté à digérer mais, j’essaie celui-ci.