Le vin de la semaine: un cahors de soif

Tannique, corsé, costaud? Oubliez tout ce que vous avez lu à propos de Cahors. Cette appellation du sud-ouest de la France peut aussi jouer de fraîcheur, de souplesse et de légèreté.

 

La vie est trop courte pour fréquenter l’ennui, surtout dans son verre. Chaque semaine, Nadia Fournier vous fait découvrir les vins qui l’emballent.

 

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Combel-La-Serre, Cahors 2014, Le Pur Fruit du Causse — 12956481 — 19,45 $

Les meilleurs vins rouges de Cahors peuvent vivre plusieurs années. Cela dit, en dépit de leur corps et de leur structure, il n’est plus nécessaire d’attendre une décennie pour les boire. Plusieurs vignerons de cette appellation du Lot, comme Jean-Pierre Ilbert et son fils Julien, proposent même de très bons vins d’entrée de gamme, misant avant tout sur la fraîcheur et l’expression fruitée du cépage malbec.

Bien installé sur les plateaux calcaires de Cahors, à 320 m d’altitude sur la commune de Cournou, le vignoble de la famille Ilbert est en cours de conversion vers l’agriculture biologique depuis 2013. Cette cuvée provenant de vignes de malbec d’environ 35 ans plantées sur le causse, où les sols ont la réputation de produire des vins fins, frais et parfumés, sera vendu pour la première fois à la SAQ à compter du jeudi 13 octobre.

Et compte tenu de l’excellente qualité du millésime 2014, on ne pouvait espérer une meilleure première impression. Version cadurcienne du vin de soif, son attaque en bouche est fraîche, les tanins sont fins et un très léger reste de gaz rehausse les bons goûts de fruits noirs et de violette. À boire d’ici 2019 et à servir frais (14 °C ou 15 °C) à l’apéro, avec du saucisson sec et autres charcuteries.

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