Le vin de la semaine: un chilien délicieusement atypique

Le Cauquenina donne d’emblée le ton avec son nez cendré et animal: on a affaire à un vin singulier.

La vie est trop courte pour fréquenter l’ennui, surtout dans son verre. Chaque semaine, Nadia Fournier vous fait découvrir les vins qui l’emballent.

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Clos des Fous, Cauquenina 2012, Maule
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C’est le début de la nouvelle année, l’heure des résolutions, l’heure des prévisions après les bilans. En consultant la liste des vins dégustés au cours des derniers mois, je m’aperçois que certains m’ont marquée plus que d’autres. Mon bilan de 2015 est tissé de surprises et de découvertes, mais aussi de remises en question.

L’une de mes révélations de la dernière année: le Chili.

Ce pays m’a laissée sans voix en élaborant des vins d’auteur, empreints de pureté et de fraîcheur, à des lieues des cuvées à saveur commerciale et dépourvues d’identité qui ont contribué à son succès populaire depuis les années 1980.

Le Cauquenina, par exemple, donne d’emblée le ton avec son nez cendré et animal: on a affaire à un vin singulier. Un vrai vin de terroir, issu de vieilles vignes de carignan, de malbec, de syrah, de país, de cinsault et de carmenère âgées de 80 ans en moyenne, et qui évoque autant la terre que du fruit, par ses parfums de feuilles mortes et ses tanins un peu granuleux.

L’un de mes souhaits pour 2016: que la SAQ ouvre ses portes à de plus en plus de vins des régions de Maule et d’Itata, berceaux du renouveau chilien. Sera-t-il exaucé?

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1 commentaire
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Mme Fournier, dans le cas d’un souhait, on doit écrire «exaucer». Exhausser signifiant «augmenter la hauteur» est à utiliser dans le monde de l’architecture et du bâtiment.