Le vin de la semaine : un ligérien oublié

La Côte Roannaise est située bien loin de l’embouchure de la Loire, une chaîne de colline à l’ouest du Beaujolais. Ce n’est pas étonnant que le gamay y ait trouvé un terrain de jeu rêvé.

Crédit : L'actualité

Domaine Sérol, Côte Roannaise 2019, Éclat de granite
14185000   23,55 $

J’ai découvert ce vin relativement nouveau sur le marché avec un sentiment d’excitation, accompagné cependant d’une certaine gêne : comment cette appellation de la Loire pouvait-elle m’être si peu familière ?

Après quelques recherches, mon embarras s’est vite estompé. La Côte Roannaise brille par son absence dans la plupart des ouvrages consacrés au vin que compte ma bibliothèque. La toute dernière édition du célèbre Atlas mondial du vin d’Hugh Johnson et Jancis Robinson, qui consacre quelques paragraphes aux vignobles du Québec, n’en fait même pas mention, sinon pour la situer sur la carte de la France.

La Côte Roannaise est située bien en amont du long fleuve qu’est la Loire. Tellement en amont que, géologiquement, elle a beaucoup plus en commun avec la région du Beaujolais qu’avec Vouvray, Sancerre ou d’autres appellations de Touraine et du centre de la Loire. Avec raison : une seule chaîne de collines sépare les coteaux granitiques de la Côte Roannaise de ceux du Brouilly.

Ce n’est donc pas un hasard si le cépage du Beaujolais a trouvé sur ces terres des contreforts du Massif central un terrain de jeu rêvé. Et le vin qu’en tirent Robert Sérol et son fils Stéphane a d’ailleurs tout pour plaire à l’amateur de gamay, connu pour son profil guilleret et gouleyant.

Les vignes sont conduites en biodynamie et les raisins sont vinifiés avec 50 % de grappes entières, sans ajout de levures, en cuve de ciment. Le tout donne un vin au fruit pur et gourmand, mais aussi doté d’une acidité vivifiante, qui le rend particulièrement digeste. Un vin rouge parfait pour l’apéro, à servir autour de 15 °C, avec des charcuteries du Québec.

Santé !

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