Le vin de la semaine: un rouge lyonnais… ou presque

Parfois nommé à la blague «le troisième fleuve» de Lyon, le beaujolais trône depuis toujours sur les tables étoilées de la capitale gastronomique et de ses environs.

La vie est trop courte pour fréquenter l’ennui, surtout dans son verre. Chaque semaine, Nadia Fournier vous fait découvrir les vins qui l’emballent.

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Jean Foillard, Beaujolais 2015 — 12454958 — 24,05 $

Alors que mars pointe le bout de son nez, les bonnes tables de la métropole québécoise vibrent depuis déjà une semaine au rythme de Lyon, ville invitée du 18e festival Montréal en Lumière. Et s’il est un vin qui soit intimement lié à la capitale mondiale de la gastronomie, c’est le beaujolais.

Prisés par nombre d’amateurs et de sommeliers, qui apprécient leur caractère frais et digeste, les vins de cette région, juste au nord de Lyon, trônent depuis des décennies sur les tables étoilées de la ville et ses environs, de Bocuse à Georges Blanc.

Afin de comprendre leur affection pour les vins du Beaujolais, il suffit de goûter le 2015 de Jean Foillard, un des piliers de l’appellation morgon et élève de Jules Chauvet, à qui on attribue la paternité du mouvement des vins natures. Issu de l’agriculture biologique et vinifié sans ajout de levures, avec un apport minimal en soufre, le vin est nourri par la nature généreuse de l’été 2015, sans sacrifier la vitalité et la fraîcheur du gamay.

Juteux, coulant et dangereusement facile à boire, il est tout de même doté d’une agréable tenue en bouche et d’une certaine profondeur. À table, avec un mâchon traditionnel, de la rosette, des rillettes, une volaille ou même une ratatouille, c’est un petit moment de bonheur et de simplicité.