Le vin de la semaine : un rouge suave et profond

Les paysages des Terrasses du Larzac sont plus grands que nature. Et la force du lieu se traduit dans le caractère vibrant de cet excellent rouge biologique.

Photo : Nadia Fournier

Mas des Chimères, Terrasses du Larzac 2017, Nuit Grave, Coteaux du Languedoc 
863159   25,20 $ — Biologique

Les Terrasses du Larzac, c’est le Midi à son mieux. C’est là, au pied du dernier plateau du Massif central, qu’a commencé la révolution qualitative du vignoble du Languedoc, vers la fin des années 1970. La biodiversité règne en maître dans ces contrées restées sauvages comme peu d’autres régions de France, depuis le petit village d’Aniane jusqu’aux rives du lac du Salagou, où Guilhem Dardé est installé depuis 1974.

Dans les paysages plus grands que nature du secteur d’Octon, où se trouve le fameux Mas des Chimères, les sols rouges de ruffe côtoient les dykes de basalte, vestiges d’une éruption volcanique survenue il y a 1,5 million d’années. Des sols que le vigneron travaille depuis toujours sans désherbants, ni engrais, ni pesticides.

On est porté à croire que la force du lieu se traduit dans le caractère du vin quand on goûte la cuvée Nuit Grave. Un rouge savoureux et minéral, issu d’un assemblage de syrah, de grenache, de mourvèdre et de carignan, vinifiés avec un apport minimal en sulfites. Chaleureux et pourtant tonique, avec des notes ferreuses qui rappellent la viande sauvage, le tout ponctué d’accents de fines herbes séchées, d’anis, de fruits noirs, de lavande. Hyper désaltérant à table et étonnamment complexe pour le prix.

Santé !