Le vin de la semaine : un vin nouveau du Québec

On en parle depuis des années… nous y voici. Avec le millésime 2021, l’idée un peu farfelue de produire un vin primeur 100 % local devient réalité, enfin !

Îlot Marketing / montage: L'actualité

En Roue libre, Primeur Marquette 2021, Québec
En épiceries fines, 27 $

Le troisième jeudi du mois de novembre ramène sur les tablettes de la SAQ une palette de vins nouveaux du Beaujolais et, plus récemment, ceux d’autres régions du monde. La mode de ces vins qu’on dit « primeur » s’est essoufflée depuis les années 2000, mais elle compte encore son lot d’adeptes, qui voient dans ce vin vibrant de jeunesse une manière d’insuffler un peu de légèreté dans les journées sombres d’automne.

Parmi ces adeptes, quelques amateurs de vins d’ici, dont je fais partie, soulèvent depuis un certain temps l’idée de produire un vin primeur 100 % Québec. Les quelques vignerons sondés, quoiqu’ouverts à l’idée, tardaient encore à se laisser convaincre. Il aura fallu une Beaujolaise d’adoption, Geneviève Thisdel, pour en faire une réalité.

Chef de culture au vignoble Les Bacchantes, à Hemmingford, Geneviève Thisdel a commencé à fréquenter la vigne dans le Beaujolais, où elle a fait les vendanges pendant plusieurs millésimes, avant d’y tenter l’aventure vigneronne.

En goûtant quelques vins issus du cépage hybride marquette à son retour au Québec, elle a tout de suite noté des airs de famille avec le gamay, le cépage rouge du Beaujolais. L’idée a fait son chemin. Et à goûter le premier millésime du Marquette Primeur, vendu sous l’étiquette En roue libre, on est tenté de saluer son instinct.

Fraîchement embouteillé lorsque je l’ai goûté il y a deux semaines, le 2021 était pimpant de vitalité et gorgé de saveurs de petits fruits noirs, de fleurs et d’une pointe de poivre. Léger en alcool (11,2 %), mais fort en personnalité et plein de vie et d’énergie. Tout pour remonter égayer une soirée de novembre. Santé !

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Le compte rendu est tentant, mais le prix, lui, est plutôt rébarbatif. Je ne comprends pas pourquoi les vins québécois sont aussi chers. D’autant qu’il n’y a même pas l’excuse du prix élevé de l’euro ou du dollar américain.

Cette vigneronne décidé de faire la recherche pour avoir ce vin primeur qui semble excellent.
Je ne voudrais plus travailler pour rien.
Il faut goûter avant pour considérer le prix.
A.P.