Le vin de la semaine : une garnacha d’enfer !

Grenache, garnacha, cannonau… Peu importe le nom qu’on choisit de lui donner, ce cépage d’origine espagnole a tout pour égayer une journée froide et grise d’hiver.

Montage L'actualité

Bernabeleva, Vinos de Madrid 2018, Camino de Navaherreros
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La garnacha fleurissait dans la région de l’Aragon, en Espagne, dès le XVIe siècle, bien avant d’être implantée en France, où on la connaît sous le nom de grenache. Et pour ceux que ça intéresse ou que les accrocs linguistiques titillent, on dit la garnacha (en espagnol), mais plutôt le grenache (en français). C’est étrange, mais c’est comme ça !

La garnacha est cultivée en Australie depuis une centaine d’années, de même qu’en Californie, au Liban et en Sardaigne, où elle se nomme cannonau. Elle représente encore aujourd’hui 7 % du vignoble espagnol, dont un nombre considérable de vignes centenaires, que Juan Bulnes et son cousin Santiago Matallana Bulnes ont entrepris de sauver et de réhabiliter sur les terroirs prisés de la sierra de Gredos, tout près de Madrid. 

Les raisins de garnacha — avec une pointe de tempranillo — qui composent cette cuvée proviennent des jeunes (de 25 à 50 ans) vignes du domaine. Le tout est vinifié avec un minimum de manipulations et d’intrants. La robe déploie une couleur pâle, et on retrouve le parfum de cerise et la rondeur caractéristiques de la garnacha. Un vin souple, affriolant, mis en valeur par une finale fraîche et minérale et vendu à prix d’aubaine. Tout pour vous accrocher un sourire. Salud !

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