Les villes les plus froides du monde

Vous grelottez de froid depuis quelques jours ? Voici une petite recension des villes où le mercure chute encore plus dramatiquement, gracieuseté du blogueur Gary Lawrence.

Icy overhangs form quickly from escaping moisture
Oymyakon, en Sibérie – Photo : National Geographic/Getty Images

Avez-vous l’impression d’habiter Krasnoïarsk, ou toute autre ville sibérienne, depuis la fin du mois de décembre ? Moi si.
Art_de_vivre

Pour supporter le difficile de la froidure, j’ai bien pensé publier un billet-photos de destinations tropicales aux eaux luminescentes, ou de forêts humides bourrées de chlorophylle, mais ce serait tourner le fer de la provocation dans la plaie du découragement (une plaie qui est par ailleurs gercée).

Pour honorer l’adage «Quand on se regarde, on se désole ; quand on se compare, on se console», voici donc une petite recension de villes où il fait, au bas mot, au moins deux fois plus froid qu’au Québec, par les temps qui courent (et ils courent parce que ça réchauffe).

Après avoir rappelé qu’Östersund (en Suède) se surnomme elle-même «la ville d’hiver» et qu’Oulu (en Finlande) et Edmonton (en Alberta) ne donnent pas leur place quand on cause grands froids, le Guardian de Londres souligne que Yellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest, serait la ville la plus froide d’Amérique du Nord, si l’on se fie à l’Organisation météorologique mondiale. D’après les données compilées par Environnement Canada entre 1952 et 2000, la température qu’on y a déjà ressenti aurait atteint – 63,99 ºC, refroidissement éolien compris.

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Yellowknife – Photo : Getty Images

De son côté, Oulan-Bator, en Mongolie, serait la capitale la plus froide du monde, avec des températures moyennes de – 33 en janvier, toujours selon le Guardian. Pas surprenant que lorsqu’on veut y inhumer un défunt, on doit allumer un feu pour ramollir le pergélisol, et qu’entre autres mets communément consommés sur place figurent les cubes de sang de cheval gelé.

Si Iakoutsk, une autre ville sibérienne, enregistre des températures encore plus basses — un musée du pergélisol y a même vu le jour —, c’est encore en Sibérie que se trouve le lieu habité en permanence le plus froid de la planète: Oymyakon (ou Oïmiakon), dont j’ai déjà parlé dans ce billet.

Les avions ne peuvent pas toujours y atterrir, les moteurs des voitures laissées à l’extérieur y tournent 24 heures sur 24 et… on s’y envoie allègrement des litres de vodka derrière la cravate.

Peuplée d’environ 500 âmes, cette localité aurait déjà enregistré des températures de – 71,2 °C (sans refroidissement éolien) — les plus basses jamais recensées dans un lieu habité, en 1926 —, bien qu’on remette en doute la façon dont cette mesure a été effectuée.

Oymyakon is especially cold because nearby mountains trap frigid air
Oymyakon – Photo : Getty Images

Quoi qu’il en soit, Oymyakon détient toujours ce record selon l’Organisation météorologique mondiale (avec – 67,8 °C, sans refroidissement éolien, en 1892 et en 1933) et elle accuse une température minimale moyenne de – 50 °C, en janvier. Le mois dernier, le magazine Wired a rediffusé les impressionnantes images du photographe Amos Chapple, qui s’y est rendu à deux reprises, en janvier 2013 et 2014.

Cela dit, l’Antarctique demeure l’endroit le plus glacial de la planète, toutes catégories confondues, avec un record connu de – 93,2 °C, enregistré par la NASA en 2013. Imaginez un peu avec le facteur vent…

* * *

À propos de Gary Lawrence

Journaliste indépendant, Gary Lawrence a foulé le sol des sept continents de la planète et de plus de 90 pays. Ex-rédacteur en chef d’un magazine spécialisé en tourisme, il a aussi été rédacteur en chef francophone d’un service de presse touristique et a signé à ce jour des centaines d’articles portant sur les voyages, dont bon nombre dans L’actualité. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @LawrenceGary.

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5 commentaires
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Deux jours sans pouvoir aller travailler parce que, même branchée, la voiture ne démarrait pas et c’était en Abitibi à Montbeillard en janvier 1975 ou 76. Un matin à -55 et le deuxième matin à -50 sans vent. J’ai une photo de mon thermomètre à bulle (Taylor) ce deuxième matin pour qui en veut la preuve.

Petite erreur de souvenir de ma part, c’est -45 C le deuxième soir (et non matin) et -50 le premier soir (sans photo). On veut toujours être meilleur que les autres hein ? Brrrrr quand même.

Je serais curieux de savoir si le moteur électrique de ma voiture aurait démarré. J’ai hâte à un premier grand froid cet hiver (un solide -30 ou mieux) juste pour pouvoir tester.

D’après moi, il ne devrait y avoir aucun problème, car un moteur électrique ne baigne pas dans l’huile et tourne en tout temps; le seul problème que je verrais serait qu’il ait un peu de misère à faire tourner la transmission, et encore là, après une couple de tours, la transmission est défigée. À -60, là, peut-être que ???