L’étrange bus qui chevauche les routes

Conçu pour circuler au-dessus des artères urbaines et périurbaines, cet autobus électrique surélevé couvrirait deux voies de largeur et pourrait atteindre 65 km/h à un peu plus de deux mètres du sol.

Ras-le-bol des bouchons de circulation de Montréal? Las du pare-chocs à pare-chocs sur le pont Pierre-Laporte, à l’heure de pointe? En Chine, la situation est bien pire et elle s’aggrave d’année en année: bon an mal an, 20 millions de nouveaux conducteurs y prennent la route. L’empire du Milieu a beau être immense, la densité de sa population de 1,4 milliard d’âmes rend les zones urbaines plus que jamais congestionnées.

Comme ailleurs, on tente là-bas de limiter les impacts de cette croissance automobile — y compris la pollution — en imposant des règles sur le stationnement, ou en interdisant aux voitures de circuler un jour sur deux.

Mais pendant ce temps, d’autres préfèrent plancher sur des solutions rattachées au transport en commun. Des solutions que d’aucuns pourraient considérer comme farfelues, mais qui sont pourtant sérieusement envisagées par de grandes villes chinoises. Ainsi en va-t-il de cet étrange «bus échassier», récemment dévoilé lors de la 19e International High-Tech Expo de Pékin, rapporte City Lab.

Conçu pour circuler au-dessus des artères urbaines et périurbaines, cet autobus électrique surélevé couvrirait deux voies de largeur et pourrait atteindre 65 km/h à un peu plus de deux mètres du sol, sur des rails spécialement aménagés à cette fin.

Il pourrait transporter 1400 passagers d’un trait, ce qui permettrait de retirer de la circulation 40 autobus (et des centaines de voitures), de réduire la consommation de carburant de 800 tonnes et de diminuer l’émission de gaz à effet de serre de 2500 tonnes, annuellement. En outre, les coûts d’aménagement de ce bus seraient moindres que ceux qui résulteraient de la construction d’un métro, même aérien.

Aussi bizarre et futuriste que puisse paraître ce moyen de transport, il ne date pas d’hier, souligne pour sa part Treehugger. En 1969, deux concepteurs états-uniens, Craig Hodgetts and Lester Walker, en rêvaient déjà et se voyaient transiter entre Boston et Washington à quelques mètres du sol, dans ce qu’ils avaient alors baptisé le Landliner.

Cette année, la réalité pourrait cependant rejoindre la fiction, puisque une entreprise de Pékin, Transit Explore Bus, serait en train de construire un prototype de ce bus, lequel pourrait être testé dans la ville de Changzhou, d’ici la fin de l’été. Une histoire à suivre… en levant les yeux vers le ciel.

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