Vins : marsannay, la discrète

Situé en périphérie de la ville de Dijon, le terroir de Marsannay-la-Côte donne des vins rouges somptueusement fins, plus légers que ceux de son voisin Fixin, mais qui, à leur sommet, distillent la délicatesse et l’élégance proverbiales des vins rouges bourguignons.

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Photo : Getty Images

Appellation la plus septentrionale de la Côte-d’Or, en Bourgogne, marsannay n’a longtemps été célèbre que pour ses vins rosés. Et pour cause : l’INAO (Institut national des appellations d’origine) a accordé le statut d’AOC à ses vins rosés de pinot noir dès 1970, bien avant ses vins rouges et blancs (1987).
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Situé en périphérie de la ville de Dijon, le terroir de Marsannay-la-Côte donne pourtant des vins rouges somptueusement fins, plus légers que ceux de son voisin Fixin, mais qui, à leur sommet, distillent la délicatesse et l’élégance proverbiales des vins rouges bourguignons.

Pour le moment, l’appellation ne compte aucun premier cru, mais un regroupement de vignerons a soumis une demande à l’INAO pour que certaines parcelles (Les Longeroies et Clos du Roy en tête) soient reconnues comme telles. En attendant que cela se concrétise — le processus est long et laborieux —, on voudra goûter à l’un des très bons vins de Marsannay offerts à la SAQ. Autant de compagnons rêvés pour la cuisine d’automne !

Charles Audoin, Marsannay 2010, Les Favières

(11359545 ; 37,25 $)

Ce domaine de Marsannay-la-Côte fait de plus en plus parler de lui. À juste titre, si on en juge par la précision, l’équilibre et la persistance de ce 2010. Couleur soutenue, encore un peu marqué par l’élevage, plus ferme et serré que d’autres, mais ne sacrifiant en rien l’élégance ou la précision aromatique. Un marsannay hors norme et une très belle bouteille, que l’on pourra apprécier dès maintenant et jusqu’en 2019.

Decelle-Villa, Marsannay 2011, Les Longeroies

(12285517 ; 39,75 $)

Olivier Decelle (Mas Amiel, Roussillon) et Pierre-Jean Villa (Rhône septentrional) se sont associés pour fonder cette société de négoce située à Nuits-Saint-Georges. Le 2011 est bon, pas très étoffé, mais bien ficelé dans un style moderne mettant à contribution la barrique neuve. Une assez belle réussite dans le contexte difficile du millésime, dont l’été a été marqué par une météo capricieuse.

Jean Fournier, Marsannay 2012, Cuvée Saint-Urbain

(11853412 ; 35 $)

Converti à l’agriculture biologique depuis 2004, ce domaine familial offre une cuvée 2012 issue, entre autres, de vignes âgées de moins de 50 ans. Dégusté à trois reprises au cours de l’été, ce vin m’a paru meilleur chaque fois. Saveurs concentrées de fruits rouges et noirs évoquant les cerises et les groseilles. Texture soyeuse, dont il émane une sensation de grande élégance. Un excellent vin que l’on boira avec beaucoup de plaisir jusqu’en 2019, au moins.

Jean Fournier, Marsannay 2012, Les Longeroies

(11957431 ; 43,25 $)

Les amateurs de bourgogne rouge classique apprécieront la souplesse, la fraîcheur et le franc caractère fruité de ce vin. Déjà passablement ouvert lorsque goûté sur place en mai dernier, le vin reposait sur des tanins suaves, enrobés d’un fruit mûr et généreux. Finale séduisante aux accents de cerise noire et de poivre.

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À propos de Nadia Fournier

Chroniqueuse vin à la télévision et pour le magazine L’actualité, Nadia Fournier collabore également depuis 2007 au Guide du vin Phaneuf, un best-seller annuel. On peut la suivre sur Twitter : @NadiaFournier.

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1 commentaire
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Bravo pour votre chronique vins et l’information qu’elle contient. Je la lis cependant peu souvent étant donné le prix des produits que vous y présentez… Peut-être que l’échelle de prix pourrait être davantage à la portée de tous ?