Nouvelle controverse entourant les scanneurs corporels

S’il est une journée où il vaudrait mieux ne pas transiter par les aéroports états-uniens, cette année, c’est bien mercredi le 24 novembre. Ce jour-là, des regroupements de consommateurs exhortent les passagers à refuser de se soumettre aux fouilles virtuelles des scanneurs corporels, et à exiger une fouille alternative.

Crédit: TSA/Wikimedia Commons
Crédit: TSA/Wikimedia Commons

La raison de ce mouvement populaire? La grogne croissante à l’encontre du resserrement des contrôles de sécurité dans les aéroports, et surtout l’incertitude qui entoure l’utilisation de ces scanneurs, sur la santé et le respect de la vie privée des passagers.

Les groupes We Won’t Fly et Opt Out Day, pour ne nommer qu’eux, incitent donc les passagers à se prévaloir de leur droit de refuser cette fouille, afin de forcer les organismes de contrôle de la sécurité aérienne (la TSA et la FDA) a refaire leurs devoirs et à s’assurer que ces scanneurs sont aussi inoffensifs que non-intrusifs.

Des études menées par des chercheurs de la University of California ont en effet démontré que l’utilisation de ces appareils pouvait entraîner des risques pour la santé des passagers, en dépit des avis contraires de la TSA et de la FDA, qui assurent que ces risques sont minimes.

Entre autres critiques soulevées par l’utilisation de ces scanneurs, We Won’t Fly cite un article publié en août dernier, où on affirmait que les images numérisées étaient assez détaillées pour qu’on puisse identifier une cicatrice sur un passager, ou déterminer si une femme avait ses règles…

De son côté, CNN rapporte que ces images numérisées sont envoyées par réseau ethernet à des bases de données, où elles sont ensuite conservées un certain temps.

Le jour choisi pour lancer ce National Opt Out Day n’est pas fortuit : il s’agit de la veille du long week-end du Thanksgiving, et c’est l’une des journées les plus achalandées de l’année, dans les aéroports états-uniens. On peut donc supputer d’interminables heures d’attente, si les passagers adhèrent massivement aux mouvements.

D’ici là, il ne faut pas oublier qu’on ne badine pas avec les douaniers, surtout lorsqu’ils sont un peu plus tendus que d’habitude – ce qui pourrait bien être le cas la semaine prochaine. Récemment, des agents floridiens auraient menacé de verbaliser un passager s’il continuait à protester. Quant au brave bougre qui apparaît dans cette vidéo, et qui s’est prévalu de son Opt Out Right mais aussi de son droit à la dérision, il fait maintenant face à de sérieuses accusations…

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Aussi bien les scanneurs corporels que les fouilles exhaustives sont des invasions illégales de notre vie privée et constituent, tantôt des actes de pédophilie et tantôt des agressions sexuelles, rien de moins.

Le TSA américain implémente des procédures pour nous dresser, comme des chiens, afin de nous habituer aux nouvelles règles du nouvel ordre mondial, celui où nous devons accepter d’être humiliés, ralentis et punis lorsque nous vaquons à certaines occupations, comme le fait de voyager, en avion.

Il faut noter que les scanneurs corporels sont désormais installés dans la majorité des bateaux de croisières et à moins d’une prescription d’un médecin, sont rendus obligatoires à chaque embarquement et ce, même pour les enfants qui reçoivent une plein dose d’ondes électromagnétiques (dans le spectre d’ondes milimétriques).

Enfin bref, ce n’est qu’une question de temps avant qu’on se fasse pulvériser l’ADN à chaque fois qu’on « ose » se déplacer.

Écoles, hôpitaux, gares d’autobus et même dans les centres d’achats, les scanneurs corporels seront partout, si l’on continue à feindre l’indifférence.

Il faut dire NON à cette folie… ça presse!

Tout d’abord, la procédure utilisée au Canada diffère de celle utilisée aux États-Unis. De même, ce ne sont pas les mêmes scanneurs corporels que nos voisins du Sud utilisent. Je suis d’accord avec le commentaire qui dit que c’est une invasion privée. Par contre, je crois qu’elle est justifiée. Malheureusement, de nos jours, il faut prendre toutes les précautions nécessaires afin d’assurer la sécurité des passagers. Les incidents au passé ont mené à cette situation. En tant que passagère, je préfère me faire fouiller et arriver à ma destination saine et sauve. C’est triste que nous ayons besoin de ce niveau de sécurité. De plus, je trouve injuste que les gens se fâchent envers les employés de la sécurité aérienne. C’est leur travail. Ils suivent les procédures. En plus, ce n’est pas leur faute si les passagers ne peuvent pas se rendre à l’aéroport à temps et ensuite ils sont impatients parce que la queue est trop longue à la sécurité.

Le monde ne sera jamais content. Je ne comprends pas pour quelles raisons les gens se fâchent autant. D’abord, on critique que la sécurité est chétive en disant qu’elle doit être plus sévère et de prendre plus de précaution à cause des événements comme le 11 novembre aux États-Unis. Mais, maintenant que les aéroports améliorent cette dernière, les personnes se plaignent aussi. Je suis tout à fait d’accord que la santé est en jeux lorsqu’une personne est exposée sous la radiation et les nouveaux scanneurs corporels sont, sans question, une menace à la vie privée ainsi que le bien être de tous. Par contre, les passagers ont le droit de choisir de ne pas passer dans le scanneur mais à la place, ils devront se faire fouiller manuellement. Contrairement aux machines utiliser par TSA, celles que les aéroports canadiens sont à ondes millimétriques et n’émettent pas de rayons X. Alors, la prochaine fois que vous voyageriez, faites attention à la ligne avec le scanneur et si vous n’aimez pas cette machine, détourner la.