Art de vivre

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Côtelettes d’agneau à la moutarde et leur émincé de poireaux

Proposée par Christian Bernier et Marie-Claude Parisé Sélection Berarc, Saint-Henri-de-Lévis Pour 4 personnes 12 côtelettes d’agneau 450 g de poireaux 150 ml vin blanc 15 g (1 c à soupe) moutarde forte 50 ml huile 100 ml de fond d’agneau (maison ou du commerce) Sel et poivre Nettoyer et émincer le poireau. Faire suer 5 minutes dans une poêle. Dégraisser les côtelettes d’agneau. Mettre l’huile dans une poêle et chauffer. Faire cuire les côtelettes (l’agneau se mange rosé). Assaisonner. Retirer les côtelettes et éliminer la graisse. Ajouter le vin blanc et le fond d’agneau. Réduire légèrement et ajouter la moutarde Déposer l’émincé de poireaux dans le fond de chaque assiette et les côtelettes par dessus. Arroser avec la sauce obtenue.

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Agneau de Charlevoix, agneau d’ici

La première « indication géographique protégée » québécoise vient d’être attribuée à l’agneau de Charlevoix. Les producteurs (il y en a seulement une demi-douzaine) doivent se soumettre à un cahier de charges défini par le CARTV, le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants : agneaux nés et élevés dans cette si belle région, nourris au lait sous la mère puis, après le sevrage, avec des céréales et du fourrage produits localement, carcasses peu lourdes et peu grasses… Ce bel et beau cadeau de Pâques fait évidemment plaisir aux producteurs de Charlevoix : ils ont travaillé sur ce projet depuis une quinzaine d’années. Il fait aussi plaisir aux gourmets : c’est un produit local de qualité de plus à mettre dans leur assiette, et c’est tant mieux. Ce produit, malheureusement, restera rare, puisqu’on parle d’une production de seulement 1 000 à 1 500 têtes par an – il est vrai que rareté et qualité vont souvent de pair. Cela dit, à défaut de pouvoir vous procurer de l’agneau estampillé Charlevoix, recherchez au moins de l’agneau frais d’ici, comme je vous l’ai suggéré dans cette chronique l’été dernier. Ce produit, lui aussi local, est bien meilleur que le quasi mouton importé congelé de Nouvelle-Zélande ou d’Australie. Le problème, c’est qu’il n’est pas toujours facile d’identifier le véritable « agneau du Québec ». Rien, malheureusement, ne protège cette provenance territoriale. Je sais bien qu’il serait difficile d’en faire une appellation. Mais trouver le moyen de promouvoir et de protéger ce « terme valorisant » d’agneau du Québec me semble un beau défi pour le CARTV. Et une bonne idée de cadeau de Noël. —- Quelques recettes proposées par Christian Bernier et Marie-Claude Parisé: Côtelettes d’agneau à la moutarde et leur émincé de poireaux Épaule d’agneau farcie aux épinards Gigot d’agneau et sa sauce à l’érable Jarrets d’agneau confits

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De l’ail d’ici

Lassé de l’ail importé (de Chine ou du Pakistan) qui ne goûte pas grand-chose, éloigne mal les vampires et se dessèche en deux semaines sans jamais faire de vieux aulx ? Essayez l’ail du Québec. Celui, par exemple, du Jardin de Manon et Patrick, à Sainte-Brigide-d’Iberville, en Montérégie. Leur ail d’automne à tige dure (les bulbes complets) ou leurs caïeux (ou gousses) en sachet sont parfumés à souhait et se conservent des mois durant au sec. Leur fleur d’ail salée et leur crème d’ail congelée sont tout aussi délicieuses. Détails à ailailail.ca. – Chronique publiée dans L’actualité du 15 avril 2009 –

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Préférez-vous les aliments d’ici ?

Quand ils font leurs emplettes dans les épiceries, les consommateurs québécois se comportent préférablement en « locavores » : ils donnent l’avantage aux aliments d’ici… quand ils savent qu’ils viennent d’ici. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Université de Sherbrooke dont les résultats ont été présentés aujourd’hui au SIAL Montréal, le Salon international de l’alimentation. Réalisée par le professeur François Coderre et son étudiante de doctorat Francine Rodier, l’étude a été menée dans quatre magasins IGA de la Montérégie. Elle voulait répondre à une question toute simple : est-ce que les consommateurs achètent davantage un produit quand il porte le label Aliments du Québec que lorsqu’il ne le porte pas ? La réponse est oui. On a même déterminé que, en moyenne, un produit ainsi étiqueté gagne 2,8 points de pourcentage dans sa part de marché. « C’est considérable quand on pense qu’en alimentation, on se bat parfois pour un demi-point de part de marché », dit la directrice générale d’Aliments du Québec, Lyne Gagné. Et vous, accordez-vous votre préférence à un produit « d’ici » par rapport à un aliment provenant de l’extérieur du Québec ? Pourquoi ? Et êtes-vous prêts à payer plus cher pour un aliment d’ici ?

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Créatifs de l’érable

Magnifique journée de printemps, samedi, à la cabane à sucre, avec ma blonde, ma fille, son blond, leurs beaux amis et leurs nombreux bébés et enfants… Pour ce rituel gourmand incontournable, nous étions à Brigham (près de Cowansville), à la charmante Cabane du PicBois, dans une érablière dont certains arbres sont bien plus que trois fois centenaires. Ô bonheur ! Ces quelques heures de famille et d’amitié se sont passées dans une cabane comme il est devenu difficile d’en trouver : pas trop grande (nous avions même une petite salle privée), pas de « musique d’ambiance », pas de tuyaux courant d’un érable à l’autre (on ramasse encore l’eau à la chaudière), pas de procédés industriels de fabrication. Et un sympathique repas traditionnel, bien sûr accompagné du sirop maison – vraiment excellent. Bref, une sérieuse dose de sucre que seul un match de soccer a permis d’évacuer (bravo à Milan, 5 ans et demi, pour les deux buts qu’il a marqués !). André Pollender et sa femme Danielle, les propriétaires de la Cabane du PicBois, font partie depuis peu du réseau des Créatifs de l’érable. Ce regroupement de producteurs, de restaurateurs, de pâtissiers et autres professionnels de la table veut donner une nouvelle jeunesse aux bons vieux produits de l’érable. La spécialité des Pollender ? Un vinaigre d’érable de fort belle qualité, à la fois très vinaigre et très érable. Il a remplacé dimanche, dans ma recette de magret de canard, le vinaigre de framboise que j’utilise habituellement pour déglacer – et c’était très bien. Image : Vénérable érable : il aurait 375 ans, croit André Pollender. Photo : Anaïs Villedieu

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Garnie, la choucroute!

On a beau dire : les classiques sont les classiques ! Et quoi de plus classique qu’une solide choucroute. Pas toutes les semaines, votre médecin vous sermonnerait (sans avouer qu’il en a mangé une la veille…). Mais une ou deux fois par année, avec autour de la table une bonne bande d’amis, ce grand plat familial est hautement recommandable. Le mot désigne aussi bien le chou fermenté qui en est la base, que l’ensemble du plat. Lequel, selon les variantes, comprend des saucisses, du jarret, du lard plus ou moins maigre, d’autres viandes de porc (jambon, épaule, échine, poitrine ou côtelettes), voire des cuisses d’oies. Oignon, ail, baies de genièvre, vin d’Alsace, une touche de kirsch dans la recette de Colmar, tout cela complète la recette. On peut aussi faire une choucroute aux poissons, frais et fumés. On sert avec des pommes de terre bouillies, cuites séparément. Le secret d’une bonne choucroute, à part de bons convives ? D’abord, évidemment, l’ingrédient de base : recherchez par exemple la choucroute bio de Sylvain Tapp, un produit fin gaspésien bien distribué au Québec. Puis les viandes, que vous choisirez de façon à trouver un équilibre entre les fumées et les non fumées. À Montréal, je ne jure que par les produits de la boucherie-charcuterie Slovenia, sur le boulevard Saint-Laurent : pas d’esbroufe, que de la tradition et de la qualité, que des arômes et des saveurs. Dernier point, et non le moindre : la cuisson. Elle sera lente et longue (d’une à trois heures), de façon à ce que toutes les composantes du mets s’imprègnent mutuellement de leurs saveurs. Et emplissent la cuisine d’un arôme à ouvrir l’appétit de tous. La recette de mon amie Micheline Demers devrait vous combler autant que moi. La choucroute est une spécialité alsacienne. Mais les voisins allemands la prennent eux aussi au sérieux. La preuve, ce dicton rapporté par Jean Vitaux dans son Dictionnaire du gastronome : « En Allemagne, un moyen certain de se faire assommer est de ne pas croire que la choucroute est un mets des dieux. » Photo : Flickr

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Choucroute garnie façon Micheline

Proposée par Micheline Demers, Freligshburg, d’après la recette de Paul et Jean-Pierre Haeberlin, Auberge de l’Ill, à Illhausern (Alsace) Pour 10 personnes : 2 kg de choucroute – 2 jarrets de porc salés ou 1 jambonneau – 1 épaule de porc fumée – 500 g de lard fumé – 250 g de lard salé – des saucisses fumées – 2 gros oignons – 1 gousse d’ail – épices (20 grains de genièvre, thym, laurier, 4 clous de girofle, 15 à 20 grains de coriandre, grains de poivre) – ½ litre de vin blanc d’Alsace – 100 g de graisse d’oie ou de canard. 1. Dessaler dans l’eau froide le lard et les viandes fumées (pendant 6 à 24 heures) ; laver la choucroute à l’eau tiède, égoutter et bien essorer. 2. Faire cuire les viandes à fort bouillon, dans beaucoup d’eau, pendant une trentaine de minutes; gardez l’eau de cuisson. 3. Dans une grande cocotte, faire revenir les oignons dans la grais­se d’oie, puis ajouter la choucroute et les épices ; mouiller avec le vin blanc et couvrir avec une partie de l’eau de cuisson ; faire mijoter au four pendant 1 h 30. À mi-cuisson, ajouter les viandes en les insérant entre deux couches de choucroute. 4. Faire pocher les saucisses dans l’autre partie de l’eau de cuisson, et les mettre dans la choucroute 10 minutes avant la fin. Servir avec des pommes de terre bouillies.

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J’ai aimé

On dit de la cuisine fusion qu’elle est confusion. Mais ce n’est pas vrai dans un restaurant de la rue Saint-Denis, à Montréal, qui, pour le clin d’œil, s’appelle Confusion. Les plats, format tapas, mêlent classique et surprenant. Foie gras avec figues et huile de truffe, couscous israélien, mini-burgers d’agneau aux oignons caramélisés et cheddar vieux, pétoncles poêlés à la vanille fumée, pop-corn de ris de veau, tout était délice. Idéal pour l’avant ou l’après-spectacle : Confusion fait face au Théâtre Saint-Denis. – Chronique publiée dans L’actualité du 15 avril 2009 –

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La malbouffe tue… devenez locavore

Dans un livre qui paraît aujourd’hui en France, Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète, le Dr Laurent Chevallier tire à boulets rouges sur l’alimentation industrielle. Pour ce consultant en nutrition au Centre hospitalier universitaire de Montpellier, elle est trop salée, trop sucrée, trop grasse, trop chimique. Et coupable de 30% des cancers (une étude américaine d’envergure vient de dire la même chose) et d’une pléthore de cas d’insuffisance cardiaque, de diabète, d’obésité. Sur la sellette, entre autres, les boissons gazeuses, l’excès de viande, l’eau embouteillée, les produits enrichis. Et les nouvelles variétés hyper-performantes (pour l’industrie) de légumes, de fruits, de céréales et d’animaux : le consommateur, lui, y perd en saveurs comme en qualités nutritives. Sans compter que l’empreinte écologique de ces aliments transportés d’un bout à l’autre de la planète est désastreuse. Dans la mesure du possible, il faut donc acheter des aliments produits localement – bref, devenir locavore.

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L’univers gourmand de… Nathalie Joannette et Samuel Gaudet

Ils l’aiment tellement, le saucisson sec ! Tellement que Nathalie recommande de ne jamais partir en excursion sans en mettre un dans son sac à dos. Les propriétaires de Fou du cochon, à La Pocatière, sont enthousiastes. « Les bonnes charcuteries, me disent-ils, peuvent servir à toutes les sauces. La seule limite est notre imagination. Elles se servent aussi bien seules, comme petits en-cas avec quelques noix ou fruits accompagnées d’une bonne bière ou d’un bon vin, que dans un plat plus élaboré. Nos saucissons se marient aussi bien avec une salade César aux anchois qu’avec une bonne assiette de pâtes marinara. » Nathalie et Samuel ont fait un choix : ils utilisent de la matière première biologique, pour ses qualités gustatives et pour sa valeur écologique. « Évidemment, le fait que ce type de production laisse moins de traces négatives sur la planète et notre santé nous séduit énormément », notent-ils. Bien sûr, ils savent que la production biologique est dispendieuse car elle n’est pas encore valorisée par l’état. « Mais le jour où le producteur qui utilise des pesticides ou des OGM, ou qui fait de la monoculture, sera taxé par l’état, et qu’à l’inverse l’agriculteur et le transformateur en production biologique n’auront pas à payer pour fabriquer ce qu’ils ont à fabriquer, ce jour-là, le coût du panier bio descendra. D’ici là, nous vous pardonnons si la totalité de vos ingrédients dans votre cuisine n’est pas bio ! » Dans quelques jours, vous trouverez ici quatre recettes qui mettent en valeur leurs produits. En attendant, voici leur choix de bonnes adresses gourmandes : Fromage bio le Gré des Champs, Fromagerie au Gré des Champs, 400 rang St-Édouard, St-Jean-sur-Richelieu, J2X 5T9, (450) 346-8732 – gredeschamps@qc.aira.com Fromage bio le Bleu d’Élisabeth, Fromagerie du Presbytère, 222, rue Principale, Sainte-Élisabeth-de-Warwick, J0A 1M0, (819) 358-6555 – info@fromageriedupresbytere.com Les fromages bio au lait cru et cuit des Grondines, 274, rang 2 est, Grondines (418) 268-4982 – fromageriedesgrondines@globetrotter.net Les pains au levain de la Boulange d’Auclair, 484, rang 10, Auclair, G0L 1A0, (418) 899-6462 Les pains intégrals de la Boulangerie Niemand à Kamouraska, 82 avenue Morel, Kamouraska, G0L 1M0, (418)492-1236 Le Val Ambré (apéritif à base d’érable) du Domaine Acer à Auclair, 145, route du Vieux-Moulin, Auclair, G0L 1A0, (418) 899-2825 – robert.vallier@domaineacer.com L’Hydromel la Cuvée de la Diable, Ferme Apicole Desrochers, 113, 2e rang de Gravel, Ferme-Neuve, J0W 1C0, (819) 587-3471 – miels@api-culture.com Les magnifiques légumes bio et les graines rustiques bio de la Société des Plantes à Kamouraska, 207, Rang de l’Embarras, Kamouraska, G0L 1M0 – lasocietedesplantes@videotron.ca

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Le péché mignon de… René Angélil

Les desserts. « Par-dessus tout », avoue l’imprésario dont la biographie vient de sortir en librairie (René Angélil, Le maître du jeu, par Georges-Hébert Germain, Libre Expression). Ces desserts qu’il adore, ce sont ceux de son enfance, des desserts libanais et syriens. L’atayef achta, une petite crêpe fourrée à la ricotta, enduite de miel et de pistaches et parfumée à l’eau de rose ou à la fleur d’oranger, sa sacro-sainte fleur d’oranger. Les maamouls, de petits biscuits aux dates. Et les baklavas maison, « les seuls vrais », que faisait si bien sa tante Marie. Faisait : elle vient de mourir à 99 ans.

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La gourmandise à  l’université

Terroir, petits producteurs, slow food. Notre rapport à la nourriture a changé. Les livres de cuisine se vendent comme des pains chauds. Les émissions sur le sujet font recette. Et on note l’émergence d’une nouvelle façon de voyager?: le tourisme gourmand, «où l’on choisit sa des-tination en fonction de l’expé-rience gastronomique», dit Jean-Pierre Lemasson. Psychosociologue et histo-rien des sciences de formation, Jean-Pierre Lemasson connaît depuis toujours le plaisir de bien manger et de cuisiner – c’est de famille?: son père était cuisinier, sa sœur est œnologue et son beau-frère fut le traiteur du président de la France Jacques Chirac. Pas étonnant qu’il ait eu l’idée de «mettre sur pied quelque chose dans ce champ du savoir qu’est l’alimentation»?: un certificat en gastronomie, offert à l’UQAM. L’automne dernier, il accueil-lait ses 35 premiers étudiants. Un groupe hétéro-gène composé de professionnels des métiers de bouche, qui viennent «chercher du sens», et de personnes qui s’intéressent à cet univers pour toutes sortes de raisons – devenir producteur agricole ou écrire une thèse sur les livres de cuisine. Au menu, une brochette de 10 cours pour mieux comprendre «tout ce qui est associé à la production, à la consommation et au plaisir de la nourriture». La gastronomie, disait Brillat-Savarin, auteur de la célèbre Physiologie du goût, parue au début du 19e siècle, c’est «tout ce qui va de la fourche à la fourchette». Au bout de la fourchette, il y a le plaisir de manger. «Les plaisirs», corrige Jean-Pierre Lemasson. Celui de manger quand on a faim. Ou de décou-vrir de nouvelles sensations gustatives, comme il l’a fait au Mexique avec ce qui fut un privilège de la noblesse aztèque, les œufs de fourmi. De partager un repas avec des proches. De retrouver les goûts de son enfance – «ah?! les haricots de ma mère». De parler de ce qu’on a mangé, quand et avec qui. D’analyser et de nommer les goûts. Malheureusement, «nous avons des mots d’infirmes pour décrire une expérience d’une infinie complexité». Jean-Pierre Lemasson, qui a écrit une histoire de la tourtière, travaille à inventorier le patrimoine alimentaire du Québec. Mais il note aussi l’ouverture des Québécois aux cuisines d’ailleurs. Preuve en est le succès du volet gourmand de Montréal en lumière, qui a déjà 10 ans. «Beaucoup de villes organisent des festivals qui mettent en valeur les plats locaux, dit-il. À Montréal, des chefs venus d’ail-leurs nous font découvrir leur cuisine. C’est du tourisme gastronomique… à l’envers.» Lisez aussi L’univers gourmand de Jean-Pierre Lemasson — Article publié dans L’actualité du 15 mars 2009 —