Art de vivre

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Déjeuner-sandwich Nutella-banane sur pain aux dattes

Proposée par Ninon Thibault et Mourad Ghariani, Boulangerie Magrébia, Montréal 1 pain berbère aux dattes – tartinade noisette-chocolat et beurre en quantité suffisante – 1 banane coupée en rondelles 1. Ouvrir le pain en deux et rôtir les deux tranches au grille-pain. 2. Badigeonner la 1ère moitié avec la tartinade et la 2e avec du beurre. Garnir avec les rondelles de banane et refermer le sandwich. 3. Si désiré, ajouter des noix pour un extra protéine.

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L’univers gourmand de… Mourad Ghariani et Ninon Thibault

Quand ils parlent de leur pain, Mourad Ghariani et Ninon Thibault, que je vous présente dans le numéro de L’actualité qui sort aujourd’hui, parlent d’abord de plaisir. « Notre pain est moelleux, tendre, bien différent de la baguette. En bouche, il est agréable, original, savoureux. » Pour eux, la meilleure façon de le déguster – et la plus simple aussi -, c’est de le tremper délicatement dans une petite assiette d’une excellente huile d’olive et de le prendre comme ça, sans rien d’autre. Il y a aussi un « accord mets-pains », si l’on peut dire : le pain à la nigelle avec tout ce qui est végétarien (légumes grillés, hummus, végé-pâtés), le pain au fenouil avec des poissons ou des fruits de mer, le pain aux dattes avec les fromages, le pain aux figues avec les terrines, pâtés de foie, rillettes, etc. – « avec le canard, quel délice ! ». Ceci dit, rien n’empêche de déguster n’importe lequel de ces accompagnements avec n’importe quelle variété de pain berbère, insistent nos boulangers. Mais il y a une autre façon d’apprécier le pain berbère : il fait de merveilleux sandwiches ! La garniture préférée de Mourad : thon à la berbère avec le pain au fenouil. Quant à Ninon, elle aime bien démarrer sa journée avec un pain berbère aux dattes accompagné d’un chèvre goûteux ou d’un yogourt onctueux. Pour ma part, j’ai aussi beaucoup aimé les mini-pizzas berbères qu’on trouve au comptoir de la boulangerie Magrébia, à Montréal (1963, rue des Carrières) : le fameux petit pain rond, moelleux et tendre, tout bonnement coiffé d’une garniture pleine de saveurs. On peut aussi composer soi-même sa garniture, avec du chèvre, des tomates séchées, des olives ou autres : il suffit de donner libre court à son imagination. Dans quelques jours, vous trouverez ici trois recettes proposées par Ninon et Mourad : – sandwich au thon a la berbère sur pain au fenouil – déjeuner-sandwich Nutella-banane sur pain aux dattes – bouchées de ratatouille gratinées sur pain à la nigelle

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Le péché mignon de… Mitsou Gélinas

Le chocolat. « Le chocolat sous toutes ses formes, tellement que j’en mangerais même tombé par terre. » Mitsou Gélinas, qui anime le magazine La Liste à Art-TV depuis le 19 août, n’en finit plus d’énumérer les sortes de chocolat qu’elle aime : noir surtout, mais aussi au lait, aux noisettes, aux bananes séchées, dans des tablettes protéinées à saveur de chocolat, « mon bonheur de 3 heures de l’après-midi ». Un sorbet au chocolat noir accompagné d’un sorbet à la noix de coco lui rappelle les débuts avec son chum. Elle adore la pause thé-vert-chocolat-noir avec l’équipe de Kampaï !, le nouveau magazine gourmand qu’elle animera avec Richard Béliveau à partir du 11 septembre à la télé de Radio-Canada. « Je peux me passer de pain ou de pâtes, pas de chocolat. Je peux résister aux desserts, pas au chocolat, c’est une drogue. » Cette passion remonte à l’enfance. « Mon grand-père Gratien Gélinas m’offrait des Turtles à Noël ; mon autre grand-père m’offrait des After Eight. »

Le cercle de feu du Pacifique… à vélo Monde

Le cercle de feu du Pacifique… à vélo

Près de 75 % des volcans actifs de la planète se trouvent sur le pourtour du plus grand océan du globe, formant ce qu’on appelle le cercle (ou la ceinture) de feu du Pacifique. Le couple d’aventuriers québécois Janick Lemieux et Pierre Bouchard a parcouru à vélo cette zone où les risques géologiques sont élevés. Un méga trek vélo de 60000 km en 72 mois !

La dictature des scores Art de vivre

La dictature des scores

Dans ma boîte de courriels, un message de la SAQ m’annonçant l’arrivée de nouveaux produits aux magasins Signature. Accompagnant certains vins fins, les scores accordés par quelques gourous américains : 92 % pour celui-ci, 95 % pour celui-là. Aucune mention des notes inférieures à 90 %. Sans doute parce qu’il a été depuis longtemps démontré que les vins qui n’obtenaient pas cette note de passage trouvaient plus difficilement preneurs.

Brigade à plumes Art de vivre

Brigade à plumes

Aux États-Unis, un avion a dû faire un atterrissage forcé après avoir heurté des oies, le 15 janvier dernier. Pour éviter de telles collisions, l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, à Dorval, a engagé une brigade spéciale. Un fauconnier et ses protégés chassent les oiseaux qui se nourrissent sur le terrain de l’aéroport. Voyez-les en action !

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Tartiflette au D’Iberville

Proposée par Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin, fromagerie Au Gré des champs, Saint-Jean-sur-Richelieu 5 pommes de terre épluchées coupées en dés – 1 oignon épluché et coupé finement – 2 c à soupe d’huile d’arachide – 2 tranches fines de lard fumé, coupées en lardons – la moitié d’un fromage D’Iberville coupé dans le sens de l’épaisseur ou en cubes. Chauffer le four à 180°C. Dans une poêle, faire blondir l’oignon et les lardons dans l’huile pendant cinq minutes, jusqu’à ce que l’ensemble soit doré. Transvaser dans un plat à gratin bien beurré. Garder la graisse dans la poêle. Dans la même poêle, mettre les pommes de terre et les faire dorer jusqu’à ce qu’elles soient cuites. Transvaser dans le plat à gratin. Disposer le D’Iberville pour qu’il garnisse bien le plat. Enfourner pendant 40 minutes, jusqu’à ce que l’ensemble soit bien doré sur le dessus. Servir sans attendre.

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Fondue johannaise aux trois fromages

Proposée par Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin, fromagerie Au Gré des champs, Saint-Jean-sur-Richelieu 250 g de Gré des Champs – 250 g de D’Iberville – 250 g de Monnoir – 375 ml de vin blanc de L’Orpailleur ou un cidre plat du Québec comme La Bolée du Minot – 2 gousses d’ail pressées – 1 c. à table de farine blanche bio non blanchie – poivre noir du moulin – pain croûté légèrement sec – pommes de St-Grégoire – raisins rouges Dans un grand bol, râper le Gré des Champs et le Monnoir et couper en petits dés le D’Iberville. Y ajouter la farine et mélanger avec les mains. Verser le vin dans un caquelon, ajouter l’ail et amener à feu moyen à une faible ébullition. Ajouter par petites portions le fromage, en tournant constamment en forme de 8 avec une cuillère de bois. Il est essentiel de maintenir à très faible ébullition. Poivrer. Servir avec le pain et les fruits pour tremper dans la préparation.

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L’univers gourmand de… Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin

Le cœur de l’univers gourmand des propriétaires de la fromagerie Au gré des champs, que je vous fais rencontrer dans la livraison de L’actualité en kiosque à partir d’aujourd’hui, c’est le lait. Le lait cru. Pourquoi du lait cru ? Pour trois raisons, résume Suzanne Dufresne : « Parce que c’est notre lait, pas celui du voisin ; parce que c’est du lait toujours très frais, qui a tout au plus 12 heures quand commence la production du fromage ; et parce que nos vaches sont nourries à l’herbe fraîche ou, l’hiver, au foin de nos champs. » Mais les pâturages changent au cours de l’été, à mesure que se développent, fleurissent et murissent les diverses variétés fourragères dont ils sont ensemencés. Et du foin sec, si bon soit-il, n’est pas de l’herbe fraîche. Le lait des vaches, et le fromage qu’on en tire, changent donc au cours de l’année. « C’est vrai, répond notre fromagère, et c’est ce qui me plaît dans nos fromages : au cours des mois, ils évoluent… au gré des champs. » Petit clin d’œil à propos du dernier né de leurs fromages, le Péningouin, un produit frais vendu uniquement à la fromagerie. Son curieux nom est en fait le nom d’une petite route voisine de la fromagerie, le rang du Péningouin. Autrefois, un propriétaire anglophone imposait un droit de passage sur ce rang : on payait un penny et l’on allait son chemin, d’où l’expression « penny and going » qui allait devenir dans la bouche des francophones, au fil des ans, « penn-in-guoin ». Au cours des jours qui viennent, Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin vous proposeront deux de leurs recettes favorites, la fondue joannaise et la tartiflette au D’Iberville. La fondue, un mélange de trois de leurs fromages, va très bien avec un vin blanc de l’Orpailleur ou un cidre plat, dit Suzanne selon qui, « prise avec du pain ou avec des pommes, ça vaut bien une fondue savoyarde ».

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Le péché mignon de… Normand Laprise

Photo : Louis Prudhomme Les framboises. « C’est une passion qui remonte loin dans mon enfance, passée dans la région de Kamouraska, raconte le chef du fameux restaurant montréalais Toqué ! Nous allions en cueillir et j’en mangeais sur place à m’en rendre malade… » Ce que Normand Laprise aime dans les framboises fraîches, c’est leur arôme et leur goût, sucré et acide en même temps. Il en fait un dessert « superbe » : crème fraîche, dacquoise (un gâteau qui tient de la meringue et du biscuit) et sorbet de framboise. Il s’en sert aussi pour confectionner, l’été, son vinaigre à la framboise, « qui goûte vraiment la framboise et que je sers toute l’année au Toqué ! » Il se souvient que le premier plat qu’il ait préparé, quand il a débuté au Café de la Paix, à Québec, était un saumon au poivre noir et à la framboise.

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Manger comme on voyage

Le Dr Richard Béliveau Il est docteur en biologie, professeur à l’Université du Québec à Montréal, chercheur hyperactif spécialiste du cancer rattaché à plusieurs hôpitaux, auteur de livres grand public sur l’alimentation traduits en je ne sais combien de langues, conférencier prolifique et homme de médias (il animera cet automne, avec Mitsou, une émission gourmande à la télé de Radio-Canada). Mais Richard Béliveau est aussi un gourmet passionné. De cuisine japonaise, qu’il a découverte grâce aux arts martiaux, pratiqués pendant son adolescence. De cuisine chinoise, puisque la culture du Japon a ses racines en Chine. Puis de cuisine indienne, «opulente, sensuelle, délicate, mystique». Sans oublier les cuisines du bassin méditerranéen: Maroc, Italie, Provence, Liban.C’est pourtant le Japon qui reste sa passion. Aussi m’a-t-il donné rendez-vous dans son restaurant fétiche, Katsura, véritable institution située rue de la Montagne, à Montréal. Il y vient depuis des années. Il y est chez lui. Il commande en japonais. Maguro (thon rouge), ika (calmar), shake (saumon), saba (maquereau), ebi (crevette): tous les poissons ou fruits de mer l’émerveillent. Il a insisté pour les faire précéder d’une entrée d’œufs d’oursin: «On commence par l’extase.» Il me raconte le meilleur repas de sa vie: le kaiseki, grand souper impérial de Kyoto, pris dans une auberge sur pilotis au bord de la mer du Japon, «un rituel d’une beauté totale». En croisade pour promouvoir une alimentation de qualité, Richard Béliveau n’a rien du scientifique austère qui pèse les portions et calcule les calories. Son dernier livre, signé comme toujours avec son collègue Denis Gingras, propose La santé par le plaisir de bien manger (Trécarré). Le plus beau, c’est qu’aujourd’hui on peut avoir toutes les cuisines, ou presque, à deux ou trois pas de chez soi. Ingrédients, épices, restaurants, recettes, tout est à notre portée. «Manger, c’est un moyen peu coûteux de voyager, dit ce boulimique de connaissances. C’est ma façon d’entrer dans une culture. Grand peuple, grande cuisine. Petit peuple, petite cuisine.»

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L’Auberge William Wakeham, à Gaspé

L’endroit a un petit air 19e siècle qui rappelle les moments de faste de Gaspé, qui fut un temps un port prospère en zone franche et qui accueillait, l’été, les riches amateurs de pêche au saumon. Le restaurant de l’Auberge William Wakeham reste tout aussi classique. Il offre une carte sans surprises et les habituelles valeurs sûres que sont les crevettes sauce coquetel, le carré de porc, le pavé de saumon ou le filet de bœuf sauce poivrade. Mais pour un souper qui fasse un peu sortie en ville à Gaspé, on est à la bonne adresse. La bisque de homard et sa rouille étaient délicieuses, de l’avis unanime des cinq convives réunis autour de notre table. Ont également plu le saumon et sa sauce au miel et moutarde, la poêlée de pétoncles géants avec un caramel d’épices et l’osso bucco à la milanaise. Malheureusement, toutes les assiettes étaient dressées avec les mêmes accompagnements sans grande imagination. Et nous avions dû nous passer de « l’arrivage de la mer », le thon, qui n’était plus disponible au moment de commander. Quoi qu’il en soit, une soirée à la table de l’Auberge William Wakeham est loin d’être désagréable. Pour nous, ce fut même un ravissement : nous partagions ce repas avec, entre autres, les auteurs du superbe livre La Gaspésie vue du ciel, le géographe Henri Dorion et le photographe Pierre Lahoud. Voir les choses et les paysages de haut, ça élève le regard. Et, ma foi, ça aiguise l’appétit. (Publié aux éditions de l’Homme, l’ouvrage a été lancé hier, dans le tout nouveau Musée de la Gaspésie.) L’Auberge William Wakeham, 186, rue de la Reine, Gaspé, 418 368 5537