Petits tours guidés des zones de guerre en Ukraine

Les toutes dernières excursions «touristiques» en vogue, en Ukraine ? Des visites de villages détruits par les bombes et des incursions en zones de guerre, à bord de véhicules blindés…

Art_de_vivreDepuis quelque temps, des tours guidés sont offerts dans l’est de l’Ukraine, là où se poursuivent les combats entre forces ukrainiennes et rebelles prorusses, rapporte le Daily Mail.

Au programme : visites de villages détruits par les bombes, virées pour aller lorgner de près ponts détruits, voitures cabossées et immeubles bombardés, et incursions en zones de guerre, à bord de véhicules blindés.

Un immeuble partiellement détruit lors de combats à Horlika, en Ukraine - Crédit: EPA/Daily Mail
Un immeuble partiellement détruit lors de combats à Horlika, en Ukraine – Photo : EPA/Daily Mail

Pour attirer les touristes, les prospectus placardés dans les villes ukrainiennes invitent les gens à «impressionner leurs amis avec l’égoportrait ultime» en allant «voir les combats là où ils se déroulent».

Selon le degré de dangerosité des sorties, les tarifs varient de 90 à 750 dollars et incluent une veste pare-balles et les services d’un garde du corps armé, dans certains cas.

Un petit cours de maniement de batteries de missiles sol-air Buk, avec ça ?

Pour en savoir plus, consultez l’article du Daily Mail.

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À propos de Gary Lawrence

Journaliste indépendant, Gary Lawrence a foulé le sol des sept continents de la planète et de plus de 90 pays. Ex-rédacteur en chef d’un magazine spécialisé en tourisme, il a aussi été rédacteur en chef francophone d’un service de presse touristique et a signé à ce jour des centaines d’articles portant sur les voyages, dont plusieurs dans L’actualité. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @LawrenceGary.

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S’il n’y avait eu le vol MH17 de la Malaysia Airlines, le conflit dans l’est de l’Ukraine ne ferait pas grand bruit et ce malgré sa brutalité, lorsque l’ensemble de la force médiatique se tourne plutôt vers le nième conflit Israélo-palestinien qui ne fait certes pas de bien non plus. Tandis que dans le même temps d’autres conflits comme la Syrie, lequel déferle aussi désormais sur l’Irak, sombrent ni plus ni moins dans l’indifférence ou alors dans l’oubli.

Portant cette guerre dans le Donbass est à prendre au sérieux également, compte tenu de sa cruauté et du déséquilibre des forces en présence. Un conflit qui affecte de façon considérable la population civile qui paye aussi un tribut élevé pour le nombre de ses morts de tous âges, de ses blessés et de la population très importante de personnes déplacées (environ 250 000 personnes). Étonnamment d’ailleurs, si la Russie n’accueillait pas les 2/3 de cette population qui doit fuir devant les blindés et les obus de mortiers ukrainiens, on assisterait en plus à une véritable catastrophe humanitaire ce qui de toute évidence n’intéresse pour ainsi dire pas les grandes ONG qui œuvrent usuellement.

Aussi je ne doute pas que les amateurs en quête de ce spectacle « live » de destructions, doivent en avoir vraiment pour leur argent. Preuve d’ailleurs, s’il en est, qu’il y a sans doute des gens qui ont probablement encore trop d’argent et qui doivent s’ennuyer sérieusement pour avoir envie de s’offrir de telles émotions.

La vidéo présentée par le Daily Mail dans cet article auquel vous nous référez, montrant les cadavres qui jonchent les allées d’un hospice pour personnes âgées, illustre de belle façon le terrible danger que devait représenter pour la sécurité du pays cette population insurgée totalement désarmée ; faut-il le souligner. Ce qui n’est pas sans rappeler les razzias auxquelles se livraient les nazis lors de la seconde guerre mondiale contre aussi de tels établissements.

Enfin, pour ce qui est d’une formation au maniement des batteries de missiles Bouk ; j’aimerais notamment suggérer qu’on s’adresse auprès du combatif ministre de la Défense ukrainienne Valeriï Gueleteï, puisque ce sont à ma connaissance ses seules forces en présence qui disposent de telles facilités qui soient actuellement déployées et utilisables à l’intérieur même de ce théâtre d’opérations.

Pas mal comme idée.

Ça pourrait permettre aux Québécois d’avoir un aperçu de ce qu’aurait l’air un Québec séparé…