Pour ou contre la réalité virtuelle 3D en plein vol ?

Tous ne sont pas d’accord avec l’idée de permettre aux passagers d’un avion de se divertir (films, documentaires, etc.) en s’isolant au moyen d’écouteurs et d’un visiocasque…

Tandis que les transporteurs aériens cherchent sans cesse de nouveaux moyens de divertir les passagers — souvent pour leur faire oublier les piètres aspects de leurs services —, certains planchent sur l’introduction de la réalité immersive virtuelle en 3D à bord des avions, rapporte Skift.
Art_de_vivre

Rappelons que cette technologie permet à son utilisateur d’entrer dans un monde virtuel en s’isolant avec des écouteurs et un visiocasque (ou casque immersif, soit une sorte d’écran personnel qu’on porte comme un masque de plongée) où peuvent être projetés des films, des documentaires ou des mises en scène fortement réalistes.

En mars dernier, le transporteur australien Qantas a d’ailleurs lancé un projet-pilote (en collaboration avec Samsung) destiné à proposer de telles immersions virtuelles aux passagers en première classe. Ces derniers pourront en profiter jusqu’à la fin du mois de mai.

De son côté, le fournisseur de services Internet en plein vol Gogo vient de publier un livre blanc sur les hauts et les bas de ce genre d’expérience, dans l’environnement très particulier d’une cabine d’avion.

Car si l’utilisation du visiocasque (en anglais : HMD, pour head mounted display) comporte évidemment son lot d’avantages, elle suscite également quelque appréhension.

Du côté des tenants du pour, soulignons que :

– Cette technologie permet de vraiment se couper du monde et de se divertir à fond, pour faire passer ce mauvais moment qu’est un vol (surtout s’il est très long) ;

– Elle peut être utilisée peu importe la position du passager sur son siège, que son dossier soit redressé ou incliné à 180 degrés ;

– Elle permet au passager de regarder ce qu’il veut sans embêter ses voisins (un film d’action avec force explosions, par exemple, ou un film pour adulte avisé, même si un mineur est assis tout juste à côté).

En revanche, d’autres soulèvent des inquiétudes sur :

– L’hygiène (comment garder le visiocasque propre, d’un passager à l’autre ?) ;

– L’impossibilité de communiquer visuellement avec le passager — en cas d’urgence ou pour l’aviser d’attacher sa ceinture en cas de turbulences, par exemple ;

– La complexité de distribuer un repas à des passagers complètement coupés du monde réel ;

Les étourdissements et la nausée qui peuvent résulter du visionnement de certaines scènes, en particulier si l’avion est secoué par une poche d’air, un orage, etc. ;

– Le vol ou «l’oubli de rapporter» le visiocasque au moment de l’atterrissage.

Et vous, préférez-vous lire un bon livre ? Continuer de visionner votre film préféré sur votre écran individuel ou votre tablette électronique ? Ou alors plonger à pieds joints dans l’univers de la réalité virtuelle, à bord d’un avion ?

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Je voyage beaucoup et je suis contre ces nouveaux « jouets ». On est déjà assez coïncés dans les avions avec les écouteurs actuels (beaucoup plus petits), les oreillers, couvertures, plateaux de repas et autres objets personnels, qu’il faille en rajouter! Je me vois côté hublot forcée à sortir ces gens de leur « réalité » pour aller aux toilettes ou me délasser! Les gens vont se battre pour les sièges-allée…

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