Pourquoi les chefs sont-ils (presque) toujours des hommes ?

Le volet Plaisirs de la table du Festival Montréal en lumière commence aujourd’hui et se poursuivra jusqu’au 27 février. Il met cette année les femmes chefs à l’honneur. Pendant ces 11 jours, 11 cheffes répondront ici aux trois mêmes questions  – la présidente d’honneur Anne-Sophie Pic l’a fait il y a quelques jours en avant-première.

Mais aujourd’hui, comme mise en bouche, je me suis demandé pourquoi les chefs sont presque toujours des hommes (en France, en 2006, ils occupaient 94% des postes). La réponse m’a été proposée par la directrice de Plaisirs de la table, Germaine Salois, qui m’a signalé un texte publié par la Fondation Gabriel-Péri et signé Martine Bourelly, « Le pouvoir dans la cuisine, Chef, cheffe de cuisine : paradoxe d’un métier et trouble du genre ».

J’en tire deux citations : « Le métier de cuisinier en France s’est constitué en dehors des femmes et de leur savoir-faire ancestral. À l’origine, la grande cuisine française est une cuisine de cour commandée par des hommes. Taillevent, considéré par les historiens comme le premier « chef » français, était premier écuyer de cuisine du roi, en l’occurrence Charles VI. La grande cuisine sera jusqu’à la Révolution française la cuisine des grands. »

Et celle-ci, une perle d’un cuisinier et critique gastronomique, écrite en 1883 : « Nous ne sommes pas à contester aux ménagères le pot-au-feu et le ragoût de mouton traditionnels. Que la majeure partie des cuisinières s’en tienne là et ne prétende pas s’immiscer dans nos travaux, d’abord trop fatigants pour leur complexion de femmes, ensuite beaucoup trop étendus pour leurs faibles connaissances, et dont elles ne peuvent rendre, quoi qu’elles fassent, qu’une très imparfaite, je dirais même une très mauvaise imitation. »

Cent et quelques années plus tard, on aurait envie de l’inviter au Festival pour lui faire… ravaler ses paroles.

Cela dit, bon début de Festival à toutes et à tous. Et demain matin, reprise de la série « 3 questions à une femme chef », avec Marie-Chantal Lepage, du Château Bonne Entente, à Québec.

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Parce que les femmes, comme tout être sensé, n’aiment pas les tâches obligées, les corvées à répétition et que toute la domesticité repose sur elles. Jadis, les chefs masculins étaient payés pour ce travail contrairement aux femmes qui elles ne l’étaient pas. C’était pour les chefs masculins leur métier et comme dans toute profession il y a une compétition, on vise à être le meilleur. Je pense aussi que on ne peut à la fois cultiver une taille conforme à l’idée de la beauté pour la femme et le goût de la gastronomie. Pour moi ce sont deux notions qui ne se conjuguent pas facilement et logiquement. De toute façon, je crois en tant que femme volontaire que quand on veut réussir à exceller en cuisine on le peut. C’est comme tout domaine, il faut de la pratique pour devenir expert.

Lorsque nous étions en famille, ma mère cuisinait.
C’était bon. Soupe, gâteau mets principaux.
J’ai toujours cru que dans les restos, c’était des femmes qui cuisinaient.
Mais avec le temps j’ai découvert que le chefs étaient à 95% des hommes.
Beaucoup des livres de cuisine étaient signés par des hommes.
On peut imaginer qu’il faille aimer le métier, et qu’il faille viser l’excellence et c’est ce que j’ai découvert que ces qualités on les retrouve chez les hommes. Les femmes elles aiment mieux passer à table…..mais pour faire la vaisselle c’est encore les meilleures.

On disait toujour les equiment de la cuison on baucoup de poie pour les femme dans la cuisine, et aussie les home on pluue de temp meme si q’uil son marrier et avec des enfant.